#El francés en la actualidad

Biennale

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RFI
Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Les Rencontres de Bamako commencent ! Grand festival de photographie qui se tient toutes les années impaires, donc tous les deux ans dans la capitale malienne. Des Biennales, il y en a beaucoup qui sont célèbres : celle de Venise, consacrée à des disciplines artistiques multiples et variées, ce qui est souvent le cas pour ces manifestations. D’autres, célèbres également, sont aussi nommées d’après la ville qui les accueille : Biennale de Paris, de Lyon…

Mais la particularité d’une biennale réside dans sa périodicité.  Voilà un mot savant mais précis, qui nous renseigne sur le rythme de parution, ou d’apparition de ces événements. C’est le mot officiel pour dire « tous les combien » se produit tel ou telle chose. Et on voit bien que cette dernière expression, « tous les combien » fait partie d’un français plus oral, plus approximatif. Et pourtant elle est très utilisée, et très facile à comprendre, même si elle a ce charme un peu enfantin.

Revenons à notre biennale et à sa périodicité : tous les deux ans. C’est-à-dire une année sur deux. C’est un nom commun, qui dérive de l’adjectif. Et des adjectifs de ce genre, on en trouve d’autres : triennal, tous les trois ans, quadriennal, tous les quatre ans, décennal, tous les dix ans. C’est simple. Et cette série de mots est différente d’annuel, qui désigne ce qui se passe tous les ans.

Mais attention, il faut surtout ne pas confondre biennal avec bisannuel. Ce qui a lieu tous les deux ans, et ce qui a lieu deux fois par an. Et la faute est facile à faire.

On peut d’ailleurs faire la même faute en ce qui concerne les mois ! Ce qui est bimestriel a lieu tous les deux mois, chaque bimestre. Et sur le même modèle, on a le trimestre, une période de trois mois. Et ce qui est trimestriel se produit tous les trois mois. Ces derniers mots sont tout à fait courants puisqu’ils ont été au centre du vocabulaire de l’école depuis longtemps : une année scolaire se divise en trois trimestres, le quatrième étant grosso modo consacré aux vacances. Bien sûr ces trimestres ne sont pas absolument égaux… mais c’est le charme de ce langage qui sent la craie et la cour de récréation. Et ce qui se fait deux fois par mois est bimensuel.

Et avec les semaines, comment est-ce que ça peut se passer ? Fort bien, mais de façon un peu différente. Une fois par semaine, c’est hebdomadaire, on le sait bien ! Deux fois par semaine, c’est bi-hebdomadaire, très logiquement : hebdo évoque le nombre 7 en grec. Et une fois toutes les deux semaines ? Il n’y a pas vraiment d’adjectif reconnu, et on peut toujours dire bi-mensuel, c’est presque pareil. Mais, notamment dans le jargon de la presse, où beaucoup de journaux paraissent toutes les deux semaines, on a créé le monstre quinzomadaire, sur le modèle d’hebdomadaire. Mais à la place d’hebdo, un radical grec, on met quinze, un radical français. Le mot n’est pas reconnu par les dictionnaires… mais on l’entend souvent dans les rédactions !

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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