Jacques Chirac et le sport, un rapport complexe
Jacques Chirac, au centre, entouré de Laurent Blanc (à gauche) et de Didier Deschamps et Michel Platini (à droite), lors de la victoire de l'équipe de France de football, en finale de la Coupe du monde 1998.
DANIEL GARCIA / AFP
Article

Jacques Chirac et le sport, un rapport complexe

Jacques Chirac, qui s’est éteint le 26 septembre 2019, a entretenu durant ses douze années de présidence (1995-2007) un rapport complexe aux sports. Sous ses deux mandats se sont déroulés certains des plus grands exploits français, dont le sacre mondial des footballeurs en 1998.
By RFI -

Plus que tout autre président de la Ve République française, Jacques Chirac avait une allure sportive. Mais aimait-il le sport ? Pas vraiment, répond un Michel Platini qui l’accompagne au Brésil en 1997. « Le sport ne l’intéresse pas trop, assure alors l’ex-star du football français. Mais il a une grande admiration pour les sportifs ».

Sous sa présidence, deux champions olympique, l'ancien escrimeur Jean-François Lamour et l'ex-athlète Guy Drut, deviennent ministres des Sports. Mais son admiration va surtout aux sumotoris, les pratiquants de cet art martial japonais. Au point que l’un de ses chiens s’appelait « Sumo ».

En 2005, lors d’un de ses nombreux voyages au Japon, il assiste au tournoi de printemps, dans la ville d’Osaka.

Des séquences insolites

Jacques Chirac est moins familier avec d’autres sports. En 1995, il reçoit au palais présidentiel de l’Élysée les handballeurs, tout juste sacrés champions du monde. Au meilleur d’entre eux, Jackson Richardson, il demande « Do you speak French ? » Le président croyait avoir affaire à un naturalisé.

Autre séquence : avant la finale de la Coupe du monde 1998 de football, alors que le speaker du Stade de France égrène les noms des « Bleus », le mouvement des lèvres du chef de l’État est sans équivoque : il ne les connaît pas. Ça ne l’empêche pas de participer à la fête, après la victoire 3-0 face au Brésil, et de remettre le trophée au capitaine, Didier Deschamps.

Dans cette même enceinte, en 2002, à l’occasion de la finale de la Coupe de France de football, ulcéré par les sifflets de certains supporters de Bastia pendant l’hymne national, il quitte la tribune officielle avant de convoquer la télévision. « Quelques irresponsables ont cru devoir siffler La Marseillaise. C’est inadmissible et inacceptable », tonne-t-il. Ce jour-là, Jacques Chirac refuse de descendre serrer la main des joueurs, considérant qu’au Stade de France, l’un des symboles de la France venait d’être bafoué.

Posted on 2019/10/02 - Modified on 2019/10/02

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias