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Faut-il réhabiliter les fusillés de la Grande Guerre ?

Membre d'une association historique sur la Première Guerre mondiale au mémorial Fouilloy, le 10 novembre 2013
Membre d'une association historique sur la Première Guerre mondiale au mémorial Fouilloy, le 10 novembre 2013.
REUTERS/Charles Platiau
On les appelle les fusillés de la Grande Guerre: soldats réfractaires, exécutés pour l’exemple. Faut-il associer à la mémoire de la guerre de 1914-18 ces hommes jugés et exécutés, parfois sommairement, en ces temps troublés ? La question préoccupe depuis la fin du conflit et resurgit, à l’occasion de la commémoration de son centenaire.

19’30’’ - Première diffusion le 11/11/2013

Le terme « fusillés pour l’exemple » recouvre des cas différents. Plus de mille soldats fusillés et exécutés sommaires ont été recensés.

Si au début de la guerre, certains hommes qui tentaient de fuir, ont été fusillés sans jugement, ils ont été réhabilités par la suite. Pour les autres cas qui ont été jugés et exécutés par les conseils de guerre spéciaux, on distingue la désobéissance militaire, la désertion, les crimes et délits de droit commun et l’espionnage. 

Parmi les mutins, entre 40 000 à 80 000 soldats selon les estimations, seulement 30 à 40 soldats ont été passés par les armes.

Pour en débattre :

- Antoine Prost, historien, président du Comité scientifique de la Mission centenaire 2014 créée pour les commémorations de la Première Guerre mondiale. Auteur de nombreux livres, La République et ses élèves : de 1936 à nos jours (Seuil. 2013), La Grande Guerre expliquée en images (Seuil. 2013).

- Lucien Louis Bayle, président de L’Union Nationale des Combattants.

 

Posted on 2015/09/09 - Modified on 2017/02/03 - By François Bernard

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