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Journal en français facile du 19/01/2016 - 20h00 - 20h10 TU

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RFI
Transcription

Edmond Sadaka :
Vous écoutez RFI il est 21 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bienvenue dans ce journal en français facile que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin

Zéphyrin Kouadio :
Bonsoir Edmond, bonsoir à tous.

ES :
À la une : la Pologne qui défend ses reformes devant le Parlement européen de Strasbourg, dont deux réformes très controversées (très contestées)... qui concernent les domaines des médias et de la justice. Nous serons en ligne dans un instant avec notre envoyée spéciale à Strasbourg.

ZK :
Un mois après la signature d'un accord politique parrainé (soutenu) par l'ONU, les Libyens ont annoncé ce mardi la formation d'un gouvernement d'union nationale. Mais le plus dur reste à faire, ce sera l'installation de ce gouvernement à Tripoli, tel que prévu par l'accord de l'ONU.

ES :
Au sommaire aussi l'Irak et la colère de la communauté sunnite qui accuse le pouvoir chiite de ne pas la protéger suffisamment contre les attaques et les attentats.

ZK :
Et puis en France, l’espérance de vie qui recule pour la première fois depuis 1969. C'est l'un des enseignements du dernier rapport de l'Insee, l'Institut national de la statistique et des études économiques.

ZK :
C'était donc en quelque sorte le grand oral pour la Pologne ce mardi après-midi à Strasbourg devant le Parlement européen. Une semaine après que la Commission européenne ait ouvert une enquête préliminaire concernant la situation politique dans ce pays, les eurodéputés se sont à leur tour penchés sur la question.

ES :
Ils en ont débattu en présence de la première ministre polonaise, Béata Szylo qui est restée ferme et qui a rejeté les accusations des européens, demandant à l'Union de respecter la souveraineté de son pays. Pour Varsovie, il s'agissait d'un débat crucial (c'est à dire très important) pour garder sa bonne réputation de pays en développement. À Strasbourg, Béatrice Leveille

Un grand pays, un état fort, la Pologne semble indispensable à l’union européenne pour les eurodéputés qui ont demandé à Béata Szylo que son gouvernement ne l’entraine pas sur une autre voie. Un discours qui devrait satisfaire la première ministre polonaise qui vient de rappeler l’attachement de son pays à l’union européenne et aux libertés puis les députés eurosceptiques se sont exprimés à leur tour avec virulence cette fois dénonçant un débat qui illustre l’ingérence de l’union européenne au sein des états membres. Cette Europe est morte a dit l’un d’entre eux si l’Europe veut se développer nous devons assurer une autre forme de coopération entre état souverain. L’union européenne semble avoir ignoré les frustrations d’une partie des polonais qui considèrent que l’UE est responsable des problèmes sociaux en Pologne reconnaissent d’autres députés appelant à ce que les règles soient les mêmes pour tous et que la lutte contre la pauvreté soit au cœur des politiques européennes.

ZK :
En Irak,la communauté sunnite est en colère. Elle accuse le pouvoir chiite de ne pas la protéger contre les attaques et les attentats des milices chiites liées au gouvernement.

ES :
Des attaques menées en représailles (en réponse) aux bombardements des partisans du groupe Etat Islamique...Trop c'est trop… Les députés sunnites en guise de protestation ont boycotté une séance au parlement...Toufic Benaichouche

Trop c'est trop. Et ce qui a fait déborder le vase ce sont les massacres de Moukdadiya, une ville située à 80 km au nord-est de Bagdad. 43 personnes ont été tuées la semaine dernière dans cette ville et neuf mosquées attaquées à la bombe incendiaire par des milices chiites. Haïdar al Abadi (le 1er ministre chiite) s'est rendu dans la ville ce mardi pour tenter de calmer les esprits, faute de quoi il se mettra à dos la communauté sunnite. Elle représente 40% de la population. Il s'est déplacé à pied dans la ville, entouré de gardes du corps et de responsables de la sécurité. Il a critiqué ceux qui, en dehors de l'État, ont recours à la force, sans faire spécifiquement référence aux milices. Mais il en faudra bien plus. La montée des violences entre chiites et sunnites est un vrai problème qu'il doit résoudre pour tenter de rallier les sunnites modérés à la lutte contre les fondamentalistes du groupe Etat islamique .Au parlement la séance a été suspendue. Les députés sunnites se sont brièvement réunis et ont décidé d'ajourner les débats jusqu'à jeudi.

ZK :
L'irak encore avec ces chiffres contenus dans un rapport que vient de publier l'ONU. Trois mille cinq cents personnes, essentiellement des femmes et des enfants, seraient détenues comme esclaves dans le pays par les djihadistes du groupe Etat islamique.

ES :
La grande majorité de ces personnes est issue de la communauté des Yézidis, mais aussi d'autres minorités ethniques et religieuses. Les yézidis sont une communauté kurdophone qui compte entre 100 000 et 600 000 personnes en Irak, selon les estimations.

ZK :
Au Liban, le parlement ne parvient toujours pas à élire un nouveau président de la République, un poste vacant depuis mai 2014.

ES :
Hier soir lundi, le chef chrétien Samir Geagea a annoncé son soutien à la candidature de son rival Michel Aoun, lors d’une conférence de presse conjointe. Un coup de tonnerre dans le pays mais qui n’a pourtant pas suscité (provoqué) de réactions de la part des formations chiites et sunnites. À Beyrouth Paul Khalifeh

La classe politique libanaise est comme assommée, abasourdie. Les alliés et les adversaires respectifs de Samir Geagea et de Michel Aoun se sont murés dans un silence assourdissant, tellement ce scénario, improbable il y a seulement quelques jours, est lourd de conséquences. Silence radio du côté du Hezbollah, allié indéfectible de Michel Aoun, qui est pourtant son seul et unique candidat à la présidence. Le parti chiite n’avait pas hésité à éconduire son allié historique et ami personnel de Bachar al-Assad, le député Sleiman Frangié, dont la candidature avait été proposé par le chef sunnite Saad Hariri. Silence aussi au Courant du futur, le principal parti sunnite, allié de Samir Geagea. Saad Hariri a convoqué en urgence en Arabie saoudite, où il réside le plus clair de son temps, ses principaux lieutenants, pour des concertations. Le chef druze Walid Joumblatt n’a pas été plus loquace. Il veut consulter son parti avant de se prononcer. Ce bouleversement majeur mélange toutes les cartes au Liban. Pour autant, Michel Aoun n’est pas encore le prochain président. Certes, il est désormais appuyé par une majorité confortable de chrétiens, mais il n’a pas la majorité nécessaire au Parlement. Sans les sunnites, il ne peut pas être élu président. Il a encore un bon bout de chemin à faire pour les convaincre.

ZK :
Un mois après l'accord signé au Maroc entre les factions politiques rivales libyennes, et parrainé (supervisé) par l'ONU, les Libyens ont annoncé ce mardi matin la formation d'un gouvernement d'union nationale...

ES :
Une équipe de 32 personnes composée après d'interminables négociations à Tunis... Désormais, il y aura un seul gouvernement, donc un seul interlocuteur pour la communauté internationale qui attendait cela pour pouvoir aider le pays à affronter les défis immenses qui l'attendent. L'un des plus urgents, c'est l'avancée des jihadistes du groupe Etat islamique.

ZK :
On en sait un peu plus chaque jour sur l'attentat terroriste de vendredi dernier à Ouagadougou au Burkina Faso. On apprend aujourd'hui qu'il a été commis par six assaillants, dont trois ont été tués... Trois autres sont donc en fuite...

ES :
Ces annonces ont été faites par le Premier ministre français Manuel Valls, alors que les députés français ont observé cet après-midi une minute de silence en hommage aux victimes de l'attentat de vendredi

ZK :
En France, l’espérance de vie recule pour la première fois depuis 1969. C'est l'un des enseignements du dernier rapport de l'Insee, l'Institut national de la statistique et des études économiques

ES :
Les décès ont été particulièrement nombreux en 2015... 600 000 personnes sont mortes soit une quarantaine de milliers de plus que l'année précédente. « Il s’agit du niveau le plus élevé depuis l’après-guerre » note l'Insee. En cause : le vieillissement de la population, et des phénomènes climatiques et sanitaires exceptionnels... Carlotta Morteo

Il aura suffi d'une épidémie de grippe en début d'année... une canicule en été et une vague de froid en octobre pour faire bondir les chiffres de la mortalité en France... + 7% l'année dernière, c'est 41 000 décès de plus qu'en 2014. Ce sont surtout les plus de 65 ans qui ont été touchées.. La part des « seniors » a d'ailleurs augmenté : les baby boomers de l'après-guerre représentent aujourd'hui plus de 18% des Français. 600 000 décès, mais 800 000 naissances... Le solde naturel reste donc positif, et la France est toujours avec l'Irlande le pays le plus fécond d'Europe... Sauf que, en 2015, ce taux de fécondité est tombé à 1.96, c'est à dire sous la barre symbolique des 2 enfants par femme. Une baisse, à imputer, là encore, au vieillissement de la population. Conséquence statistique du bond de la mortalité et de la baisse de la natalité en 2015... eh bien l'espérance de vie cette année diminue, légèrement... Mais pas de quoi s'alarmer, la tendance de fond depuis une décennie, c'est qu'elle progresse tous les ans, d'un peu plus de 2 mois. Aujourd'hui, les hommes vivent en moyenne jusqu'à 79 ans et les femmes jusqu'à 85.

ES :
C'était Carlotta Mortéo. Fin de ce journal en français facile. Merci à tous et à toutes de l'avoir suivi. Merci Zéphyrin Kouadio, on vous retrouve dans un peu plus de deux heures pour la dernière édition d'Afrique Soir. Il sera alors 23h30 à Paris. Rendez-vous tout de suite avec Alain Pilot.  « La bande passante » reçoit aujourd’hui Thomas Pitiot.

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