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Journal en français facile 28/07/2017 20h00 GMT

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RFI
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Philippe Lecaplain : RFI, il est 22 heures. C'est l'heure du Journal en français facile avec Céline Pélarin, bonsoir.

Céline Pélarin : Bonsoir Philippe, tout d'abord les titres de l'actualité.

PL : Nouvelle victime du scandale des panama papers. C'est maintenant le Premier ministre du Pakistan qui doit quitter le pouvoir, empêtré dans cette vaste affaire de corruption. Un calme relatif sur l'esplanade des Mosquées au cœur de vives tensions depuis plus de dix jours. Mais ailleurs, dans les territoires, ce sont deux Palestiniens qui ont été tués aujourd'hui. En France, la fermeture du centre de déradicalisation islamiste ouvert voilà moins d'un an. Ses résultats n'ont pas été probants et il n'abritait plus personne depuis le début de l'année.

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CP : Nouveau tir de missile intercontinental en Corée du Nord.

PL : Le projectile a peut-être terminé sa course dans la zone économique exclusive japonaise annonce le Premier ministre japonais, Shinzo Abe. Le tir de missile nord-coréen « menace sérieusement » la paix et la sécurité déclare l'Union européenne. Washington et Séoul disent étudier des « options de réaction militaire ».

CP : Nouvelle conséquence du scandale des Panama Papers : La destitution du Premier ministre pakistanais.

PL : La Cour suprême du Pakistan a rendu un arrêt le « disqualifiant » pour corruption, provoquant sa chute et celle de son gouvernement. Décision prise après qu'une commission d'enquête ait révélé une « importante disparité » entre les revenus de la famille Sharif et son train de vie, apparue au grand jour grâce aux Panama Papers. Noé Hochet-Bodin, ce n'est pas la première fois que Nawaz Sharif se fait chasser du pouvoir.

Il est élu pour la première fois en 1990. Mais, trois ans plus tard, Nawaz Sharif est démis de ses fonctions déjà dans le cadre d'une affaire de corruption. Cet ancien homme d'affaires ayant fait fortune dans l'acier se range alors dans l'opposition face à sa grande rivale, la Première ministre Benazir Bhutto. Il lui reprendra son poste en 1997 : Date à laquelle il lance une vaste politique de libéralisation de l'économie. Il fait surtout entrer le Pakistan dans le club très restreint des nations dotées de l'arme nucléaire. Mais deux ans plus tard, Sharif est chassé de son poste par l'armée, la même armée qui l'avait porté au pouvoir. Menacé de mort, il est contraint de s'exiler en Arabie Saoudite pendant plusieurs années. À son retour, celui que l'on surnomme le Lion du Pendjad repart en campagne, jusqu'à sa nouvelle élection en 2013. Troisième mandat où il opère un rapprochement économique à la fois avec la Chine, et avec l'Inde. Mais son troisième mandat se termine comme le premier, par une affaire de corruption. De toute sa carrière, Nawaz Sharif n'aura été jamais au terme d'un mandat, comme d'ailleurs tous les chefs de gouvernements pakistanais depuis 1947.

CP : N'en déplaise à Donald Trump qui y a mis pourtant beaucoup d'énergie pour en finir avec le système de sécurité sociale américain, l'« Obamacare » survivra.

PL : Le Sénat américain vient de rejeter un texte prévoyant une abrogation partielle de la loi sur l'assurance-maladie voulue par l'ancien président. Trois sénateurs républicains, dont John McCain, ont joint leurs voix à ceux des démocrates pour voter contre ce texte. C'est l'épilogue, car cela met fin aux efforts déployés depuis sept ans par le Parti républicain pour supprimer cette réforme emblématique de la dernière présidence démocrate.

CP : La réponse du berger à la bergère.

PL : La Russie annonce une réduction de la présence diplomatique américaine sur son territoire, après l'adoption par le Congrès à Washington de sanctions pour son ingérence présumée dans la présidentielle aux États-Unis. Les précisions d’Étienne Bouche qui est à Moscou pour RFI.

Ces mesures de rétorsion ont été dévoilées ce vendredi par le ministère russe des Affaires étrangères. À partir du 1er septembre, la diplomatie américaine sera contrainte de réduire ses effectifs en Russie. La mesure concerne le personnel de l’ambassade à Moscou, mais aussi celui des consulats américains dans le reste du pays : à Saint-Pétersbourg, Ekaterinbourg et Vladivostok. Moscou promettait d’appliquer le principe de réciprocité et explique qu’il s’agit de ramener le personnel des représentations américaines au même niveau que celui du personnel des représentations russes aux États-Unis. La diplomatie américaine sera également privée de sa résidence de Serebriani Bor, à l’ouest de la capitale, et de certains entrepôts. Ces sanctions entreront en vigueur dès la semaine prochaine. La réaction russe intervient au lendemain de l’adoption par le Congrès américain de nouvelles sanctions contre la Russie. En déplacement en Finlande le même jour, Vladimir Poutine a estimé que la Russie devait répondre à « l’insolence » des États-Unis. Étienne Bouche, Moscou, RFI.

CP : Des milliers de Palestiniens se sont réunis pour la première prière du vendredi depuis deux semaines sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, d'autres, soumis à des restrictions d'âge, ont dû prier hors de la Vieille ville.

PL : Malgré un calme relatif sur l'esplanade des Mosquées au cœur de vives tensions depuis plus de dix jours, deux Palestiniens ont été tués aujourd'hui. L'un après avoir tenté d'attaquer des soldats israéliens en Cisjordanie occupée, selon l'armée. L'autre a été fauché par des tirs israéliens lors d'affrontements dans la bande de Gaza.

CP : Il va fermer, annonce le ministre de l'Intérieur. L'unique centre de déradicalisation islamiste en France, controversé dès son ouverture à titre expérimental en septembre 2016.

PL : Un rapport sénatorial publié le 12 juillet critiquait sévèrement la politique de déradicalisation menée en France et demandait notamment la fermeture du centre de Pontourny. Ana Piekarec.

Il était en sursis depuis plusieurs mois. Destiné à accueillir des jeunes en voie de radicalisation, il fonctionnait sur la base de volontariat. D’une capacité de 25 personnes, le centre de Pontourny, n’a finalement recruté que 9 pensionnaires. Le dernier d’entre eux a quitté les lieux en février. Selon le ministère de l’Intérieur, aucun de ces jeunes volontaires, radicalisés et marginalisés, n’a suivi la totalité du programme qui devait les mener vers la réinsertion sociale et professionnelle. La fermeture définitive du centre– précise encore le communiqué ministériel- ne signifie pas pour autant l’abandon de la politique de prise en charge des personnes en voie de radicalisation. La création des solutions alternatives à la prison est à l’étude. Employant une trentaine de salariés, le centre de Pontourny a coûté au total deux millions et demi d’euros –« une gabegie financière » pour la mission sénatoriale d’information sur le désendoctrinement des djihadistes en Europe qui dans son rapport préconisait récemment de mettre fin à cette expérimentation et de développer des « dispositifs innovants de placement. »

CP : Le cas de la ministre du Travail Muriel Pénicaud, mise en cause pour une plus-value boursière de plus d'un million d'euros quand elle était DRH de Danone, a ressurgi aujourd'hui à l'Assemblée nationale.

PL : Le député de la France insoumise François Ruffin y voyant notamment le début d'un « Pénicaudgate ». Il a dit ceci : « Ça devient ministre du Travail et ça vient dire qu'il faut plafonner les indemnités prud'homales plutôt que de plafonner les stocks-options. S'il y a quelque chose qui doit scandaliser aujourd'hui, qui entache la confiance dans l'action publique, c'est bien cela », a ajouté le parlementaire.

CP : Rappel à l'ordre ou conseil de gouvernance ? En tous cas, Emmanuel Macron a appelé les membres du gouvernement à faire preuve de plus de pédagogie sur les réformes engagées afin d'éviter les « polémiques ».

PL : En conseil des ministres, le président a fait cette mise au point quelques jours après les critiques suscitées par l'annonce d'une baisse des aides au logement. Le chef de l'État a évoqué la nécessité de donner systématiquement du sens aux choses, quand on parle de la politique du logement, de la politique industrielle, quand on parle de politique migratoire.

CP : Facebook s'envole alors twitter bat de l'aile.

PL : Sur un trimestre, le chiffre d'affaires de Facebook a augmenté de 45%, alors que celui de Twitter est en légère baisse. Les deux réseaux sociaux basent leur modèle économique sur les recettes publicitaires. Célia Laborie.

La recette du succès de Facebook, c'est l'attractivité de ses espaces publicitaires. Ils lui ont rapporté plus de 9 milliards de dollars ces 3 derniers mois. Le réseau social séduit les annonceurs grâce à ses techniques de ciblage et ses outils pour mesurer l'impact de la réclame. Facebook prévoit cependant une croissance en baisse pour cette année, tout simplement parce qu'il n'y a plus de place supplémentaire pour insérer des annonces dans ses fils d'actualité. Mais il peut toujours compter sur son attractivité auprès des internautes. Treize ans après sa création, il continue à s'immiscer toujours plus dans les rapports humains, grâce à de nouvelles fonctionnalités comme le partage de souvenirs ou les directs vidéo. La communauté compte aujourd'hui 2 milliards d' «amis» actifs : c'est 17% de plus qu'il y a un an. Twitter a du mal a se faire une place dans le marché de la publicité en ligne, sur lequel Facebook et Google exercent un quasi-monopole. Ses recettes plafonnent à 489 millions de dollars. En un an, le nombre de twittos n'a augmenté que de 5%. Face aux difficultés, le réseau de micro blogging cherche de nouvelles sources de revenus : par exemple un service premium payant, présenté comme un outil professionnel.

CP : Nouvel épisode dans le feuilleton de l'enquête de la mort du petit Grégory.

PL : La confrontation organisée à Dijon entre Murielle Bolle et un de ses cousins n'a pas apporté de percée dans l'enquête. « Chacun des protagonistes est resté sur ses positions », a indiqué le procureur général Jean-Jacques Bosc.

CP : Un bilan de la vague de chaleur qui a touché la France au mois de juin.

PL : Elle a entraîné 580 décès supplémentaires, selon une estimation publiée par le ministère de la Santé. Une hausse de 6% des indicateurs de mortalité, qui a touché «plus particulièrement les 15-64 ans». Un bilan sans commune mesure avec celui des canicules de 2003 et 2015 qui s'était soldée par un excès de mortalité estimé à 15.000 personnes.

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