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Journal en français facile 24/09/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

22h à Paris, 20h en temps universel.

Loïc Bussières : Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une : une nouvelle claque politique pour Boris Johnson, le Premier ministre britannique contredit par la Cour suprême qui déclare déclarée illégale la suspension du Parlement qu’il avait décrétée jusqu’à mi-octobre.

ZK : Le bal des dirigeants à la tribune de l’ONU en ouverture de sa 74e assemblée générale. Toute à l’heure Emmanuel Macron a plaidé pour une reprise des négociations entre Washington et Téhéran sur le dossier du nucléaire iranien.

LB : Et puis en France, la réforme des retraites de nouveau dans le collimateur des manifestants. Plusieurs dizaines de milliers de personnes dans les rues aujourd’hui contre le projet d’un système unique par points.

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ZK : Tout d’abord ces mots de la Cour suprême britannique pour qualifier la démarche de Boris Johnson : « illégal, nul et non avenu ». Ses onze juges n’épargnent pas le locataire du 10 Downing St.

LB : Boris Johnson qui avait le mois dernier demandé à la reine Elizabeth II de suspendre le Parlement pendant cinq semaines, jusqu’au 14 octobre, à deux semaines du Brexit et qui est donc déjugé par la plus haute juridiction britannique. Au Royaume-Uni, les commentateurs parlent d’un « tremblement de terre constitutionnel ». Anissa el Jabri.

Cette décision c’est un peu tout change et rien ne change. Tout change parce que ce jugement de la Cour suprême c’est une surprise. La suspension du parlement avait été critiquée contestée, mais jugée par beaucoup d’observateurs comme légale, limite c’est vrai, mais légale. Et puis dans ce pays où la constitution n’est pas écrite, c’est une décision qui fera date. Elle consacre le rôle du parlement face à l’exécutif, c’est du reste conforme à la tradition britannique, un pays où la démocratie parlementaire est la plus ancienne au monde, la plus enracinée. Maintenant rien ne change parce qu’on reste dans le même jeu de rôle. L’opposition libéraux democrates travaillistes independantistes écossais qui demande la démission de Boris Johnson, un Premier ministre qui répond qu’il n’en fera rien, et des Européens qui attendent toujours des propositions pour un Brexit et le dénouement de la crise politique en Grande-Bretagne. La date de sortie annoncée est le 31 octobre, dans 5 semaines.

LB : Toujours sur ce dossier du Brexit. Ce commentaire de Donald Trump : « Il serait “terrible” que le Royaume-Uni ne sorte pas de l’Union européenne comme le prévoit le Premier ministre britannique ». Le Président américain qui, alors qu’il s’exprimait à la tribune des Nations Unies, voit le dossier ukrainien s’inviter dans son agenda. D’après plusieurs médias américains, il aurait décidé de geler le montant de l’aide militaire prévu par Washington quelques jours avant un entretien téléphonique controversé avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. Lors de cette conversation, Donald Trump aurait demandé d’enquêter sur son rival démocrate Joe Biden, et notamment sur son fils. Les explications d’Achim Lippold.

Selon les quotidiens Washington Post et New York Times, l’ordre est venu directement de Donald Trump : le président a demandé à son chef d’état-major de suspendre environ 400 millions de dollars de l’aide militaire prévue pour l’Ukraine. Des hauts responsables de l’administration auraient confirmé cette information aux deux journaux. La décision de suspendre l’aide militaire a été prise quelques jours avant une conversation téléphonique que Donald Trump a eue avec son homologue ukrainien. Le président américain confirme que lors de cet entretien il a évoqué avec Volodymyr Zelensky une affaire présumée de corruption dans laquelle serait impliquée Hunter Biden, le fils de l’ancien vice-président et candidat aux primaires démocrates Joe Biden. Tout en qualifiant ce dernier de « corrompu », le président américain affirme qu’il n’a jamais fait pression sur le gouvernement ukrainien pour nuire à son rival politique. L’opposition démocrate elle pense le contraire. Elle soupçonne Donald Trump d’avoir poussé le président Zelensky à enquêter sur Joe Biden, en se servant de l’aide militaire promise comme levier de pression. Cette nouvelle affaire a provoqué un tollé parmi les élus démocrates, qui sont de plus en nombreux de vouloir lancer une procédure de destitution contre le président américain.

ZK : Donald Trump qui était présent aujourd’hui à New York pour l’ouverture de l’assemblée générale de l’ONU où il a notamment menacé d’augmenter la pression sur l’Iran.

LB : À l’instant, Emmanuel Macron a pris la parole à la tribune. Il a justement demandé une reprise des négociations entre Washington et Téhéran sur le dossier du nucléaire iranien. « Aujourd’hui, le risque est celui de l’embrasement sur la base d’une erreur de calcul ou d’une réponse non proportionnée », a déclaré le chef de l’État français. Un peu plus tôt, c’est Jair Bolsonaro qui prononçait un discours devant l’Assemblée onusienne, le président brésilien. Climatosceptique notoire, attaqué sur la gestion des feux de forêt en Amazonie, a répondu aux critiques. Sans la citer, il s’en est pris à la France qui a pris l’initiative d’une réunion hier sur l’Amazonie avec d’autres pays. Jair Bolsonaro.

« Tous les pays ont leurs problèmes, mais ces attaques auxquelles nous avons du faire face dans les médias internationaux en raison des feux de forêt dans l’Amazonie n’ont fait que susciter encore plus de patriotisme chez nous. On ne peut pas dire que l’Amazonie est un héritage au patrimoine mondial, c’est erroné ! Comme les scientifiques le disent, on ne peut pas affirmer que cette forêt est le poumon du monde. Certains pays au lieu d’aider ont simplement reproduit les mensonges propagés dans le média et ont fait des déclarations irrespectueuses dans un esprit colonial. Ils ont remis en question ce qui est le plus sacré pour nous : la souveraineté ».

ZK : L’actu en France, c’est l’ouverture du débat sur le projet de loi bioéthique à l’Assemblée nationale.

LB : Un texte dont la mesure phase divise, y compris dans les rangs de la majorité. L’ouverture de la PMA à toutes les femmes est pourtant « une chance pour la société » a défendu la ministre de la Santé en préambule à ce marathon parlementaire prévu pour durer trois semaines. Les « familles monoparentales et homoparentales existent déjà » détaille Agnès Buzyn. Il serait « hypocrite » de ne pas le voir.

ZK : C’était également à l’Assemblée cet après-midi, le rétropédalage d’Édouard Philippe sur une réduction d’aide aux seniors.

LB : À peine 24 heures après l’avoir annoncé, le gouvernement a renoncé mardi à les priver d’une exonération de cotisations sociales pour l’emploi d’une aide à domicile. La mesure, qui devait permettre l’économie de 115 millions d’euros, suscitait la colère y compris dans la majorité. « J’ai demandé à la ministre du Travail de renoncer à cette mesure », a indiqué le Premier ministre, ajoutant qu’elle aurait mérité « une concertation plus approfondie ».

ZK : Autre dossier qui ne fait pas l’unanimité, la réforme des retraites. Elle a fait descendre 150 000 personnes dans l’Hexagone aujourd’hui.

LB : En tous cas selon les estimations de la CGT à l’initiative de la mobilisation de ce mardi. À Paris, les manifestants étaient 12.300 selon un décompte du cabinet Occurrence. Solidaires, la FSU et l’Unsa-Ferroviaire s’étaient joints à cet appel au mouvement contre la fusion voulue par le Gouvernement des 42 régimes différents de retraite en un système unique par points.

ZK : On part à Los Angeles pour refermer ce journal pour une vente aux enchères très attendue : celle d’accessoires de cinéma dont certains font partie de la mémoire collective.

LB : Parmi les trésors de la pop-culture rassemblés par la maison Profiles in History, le masque de Dark Vador dans l’Empire contre-attaque. Une pièce dont la valeur est estimée entre 250 et 450 000 dollars. Pas besoin d’aller en Californie. On peut participer à la vente sur Internet. Loïc Pialat.

Depuis 35 ans, Joe Maddalena retrouve des objets qui ont fait la légende d’Hollywood. Pour tout fan de cinéma, ses bureaux dans le nord de Los Angeles ont des airs de caverne d’Ali Baba. La robe portée par Kate Winslet dans Titanic, celle de Dorothy dans Le Magicien d’Oz, les lunettes rondes d’Harry Potter ou le pistolet de James Bond dans Vivre et Laisser mourir ne sont que quelques-uns des 950 articles mis aux enchères. « Mais c’est dur de faire mieux que le Dark Vador. C’est quelque chose dont la valeur ne peut qu’augmenter avec le temps ». Joe Maddalena montre du doigt le casque de Dark Vador. L’un des quatre fabriqués par l’équipe de L’Empire contre-attaque et porté à l’écran par l’acteur David Prowse. Peut-être même à ce moment-là : [...]. Posé sur de larges épaulettes, le casque est massif. « Il doit faire 1m95. Ils voulaient un personnage grand et menaçant. Mais le casque n’est pas lourd. Moins de 2 kilos. C’est du plastique. N’oubliez pas que l’acteur avait tout un costume à porter ! Il devait avoir chaud sur le plateau ». Même à 450 000 dollars, le casque devrait vite trouver preneur. Star Wars et James Bond sont de loin les franchises qui attirent le plus d’acheteurs. Des acheteurs dont près de la moitié vivent désormais en dehors des États-Unis.

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