#French in the news

Journal en français facile 22/10/2017 20h00 GMT

Image par défaut des émissions / éditions
RFI
Transcription

 

Gilles Moreau : 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, voici votre Journal en français facile présenté avec Sylvie Berruet, bonsoir !

Sylvie Berruet : Bonsoir Gilles, bonsoir à tous !

GM : Dans l'actualité : la victoire de Shinzo Abe au Japon. La coalition conservatrice du Premier ministre sortant remporte très largement les élections législatives. Dans un contexte de tensions avec la Corée du Nord, Shinzo Abé déclare que sa tâche prioritaire est d'agir avec « fermeté ».

SB : Une semaine décisive va commencer à Barcelone. L’assemblée régionale se réunira demain, alors que le gouvernement de Madrid a enclenché ce week-end la procédure de mise sous tutelle de la Catalogne.

GM : Devant les nombreuses protestations, le patron de l'OMS (l’Organisation mondiale de la santé ) est revenu sur sa décision de nommer Robert Mugabe, le président du Zimbabwe, comme «ambassadeur de bonne volonté».

SB : Football, Marseille - Paris St Germain ce soir au stade Vélodrome. À la mi-temps le score est de 1 partout.

-----

SB : Shinzo Abe est donc reconduit à la tête du gouvernement japonais. La coalition conservatrice du Premier ministre sortant a remporté une large victoire aux élections législatives.

GM : Elle devrait même décrocher la majorité des deux tiers des sièges à la Chambre basse - comme c'est déjà le cas au Sénat. Les électeurs ont réélu Shinzo Abé dans un contexte de tensions internationales. « Ma tâche prioritaire est d'agir avec fermeté envers la Corée du Nord », a déclaré à l'annonce des résultats le Premier ministre, qui pourrait être tenté de réviser la constitution du Japon. Explications de Frédéric Charles, notre correspondant à Tokyo :

Cette victoire offre à Shinzo Abe quatre années supplémentaires pour tenter de réviser la constitution pacifiste écrite d’une main américaine à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il veut rendre au Japon sa grandeur et toute sa souveraineté en révisant l’article 9 de la Constitution qui interdit au Japon le recours à la guerre pour résoudre des conflits. Aux yeux de la droite nationaliste, proche de Shinzo Abe, la constitution écrite par le vainqueur américain est une humiliation, car elle refuse au Japon le droit de faire la guerre. Cette même droite nationaliste est pourtant proaméricaine et elle accepte que le pays soit protégé par le parapluie nucléaire américain. Shinzo Abe a déjà réinterprété la constitution pour permettre une plus grande intégration de l’armée japonaise dans la stratégie américaine. Depuis cinq ans il essaie de persuader les Japonais d’accepter une révision, sans succès jusqu’ici malgré les tirs de missiles nord-coréens. Une majorité de Japonais tiennent à leur constitution comme à la prunelle de leurs yeux, car dans le domaine de la sécurité ils ne font pas confiance à leurs dirigeants.

GM : Nous reviendrons sur la situation politique au Japon en fin de journal avec Yvan Amar.

SB : Une semaine décisive va commencer en Catalogne, alors que le gouvernement de Madrid a enclenché la procédure de mise sous tutelle de la région et de destitution des dirigeants catalans.

GM : L'assemblée régionale doit se réunir demain pour prendre une décision. Elle pourrait appeler à des élections anticipées avant l'entrée en vigueur des décisions de Madrid, que le Sénat doit approuver vendredi. Le porte-parole du gouvernement catalan a toutefois écarté cette hypothèse. Selon lui, le Parlement pourrait en revanche entériner la partition (la sécession.)

SB : En Lombardie et Vénétie, ce n'était pas un référendum d'autodétermination comme en Catalogne, ce dimanche, mais une consultation pour plus d'autonomie.

GM : Ces deux régions comptent parmi les plus riches d'Italie. Elles estiment que leur contribution au budget de l'État est trop élevée. Les électeurs devaient se prononcer sur une autonomie renforcée. Le « oui » devrait l'emporter largement.

SB : Les milices iraniennes sont invitées à quitter l'Irak par le chef de la diplomatie américaine. Rex Tillerson s'en est expliqué aujourd’hui à Ryad où il a été reçu par le roi Salmane d'Arabie saoudite.

GM : Il a assisté à la première réunion de la Commission de coordination entre l’Irak et l'Arabie saoudite. À propos de la situation en Irak, le secrétaire d'État estime qu'un Irak "indépendant et fort" va "permettre de contrecarrer les influences négatives de l'Iran". Rex Tillerson vient de se rendre successivement en Arabie et au Qatar. Il n'a obtenu aucun résultat dans la grave crise qui oppose notamment ces deux pays.

SB : Le patron de l'OMS ( l'Organisation mondiale de la santé ) est finalement revenu sur sa décision de nommer Robert Mugabe comme "ambassadeur de bonne volonté" de l'organisation.

GM : Le choix du président zimbabwéen avait provoqué les protestations des ONG et de pays comme les États-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada. Après ce revirement (ce changement) opposants et Organisation non gouvernementale sont soulagés. Jeanne Richard.

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, dit avoir réfléchi. Dans un communiqué, il « abroge la nomination de Robert Mugabe en tant qu'ambassadeur de bonne volonté de l'OMS ». Son souhait, dit-il, était d'associer tout le monde à l'amélioration des systèmes de soin. Avec cette abrogation il veut mettre un terme à la polémique. Hier dans un Tweet il disait déjà « qu'il entendait les inquiétudes ». Car partout dans le monde des voix s'élevaient, pour demander à l'OMS d'annuler la nomination de Robert Mugabe.Dernière réaction en date : celle du Canada. Dans un communiqué le ministère des Affaires mondiales explique (je cite) « qu’étant donné la gravité des violations des droits de la personne sous le régime Mugabe, une nomination de ce genre est inconcevable et inacceptable ». Avant le Canada, la Grande-Bretagne a dénoncé une décision « surprenante et décevante ». Les États-Unis soulignent que cela allait à l'encontre des idéaux des Nations Unies. Organisations de défense des droits de l'homme et opposition au Zimbabwe ont également crié au scandale. Selon elles, le système de santé s'est effondré sous le régime de Robert Mugabe et la plupart des hôpitaux manquent de tout. Et le président Mugabe va, lui, se faire soigner à l'étranger…

GM : En France, la disparition du syndicaliste Louis Viannet, secrétaire général de la CGT dans les années 90. Il avait été l'un des premiers artisans de la transformation de la centrale ouvrière, en préparant sa rupture avec le Parti communiste. Louis Viannet est décédé à l'âge de 84 ans.

SB : Football, actuellement « le Classico » pour conclure en beauté la 10e journée de Ligue 1 !

GM : Marseille - Paris St Germain au stade Vélodrome. La seconde mi-temps a commencé Antoine Grognet :

[Transcription manquante]

GM : Antoine Grognet en direct du stade Vélodrome pour RFI. Avant de refermer ce journal, nous retrouvons Yvan Amar pour l'expression de la semaine. Aujourd'hui : « un boulevard pour Abe » :

Un boulevard pour Abe ! C’est avec cette formule que RFI présente les élections japonaises. Et en effet, les élections devraient être largement gagnées par le parti de Shinzo Abe qui gardera probablement son poste de Premier ministre. Pourquoi un boulevard ? Parce que la route lui est grande ouverte. Parce que rien ne viendra lui barrer la route. Et l’expression montre que non seulement le chemin est libre, mais qu’il n’est pas étroit : la voie est large, et donc on avance facilement : pas d’obstacle. En effet un boulevard est un mot qui s’applique à la circulation dans les villes : on a des rues, des avenues, des boulevards. Au départ ce mot désignait les grandes rues qui entouraient une ville, mais aujourd’hui, il peut s’employer pour n’importe quelle rue bien large, où l’on circule, où l’on se promène. Et on a justement cette idée de promenade avec ce terme : il n’est pas question de se presser : on marche tranquillement l’esprit libre. Et même parfois c’est une marche triomphale, comme ça se passe après un succès : on savoure, et on montre sa victoire : le vainqueur, entouré par ses amis, acclamé par ses partisans remonte une avenue ou un boulevard. Et dans ce cas-là, on parle toujours de remonter, jamais de descendre : l’image est plus positive. Alors bien sûr, quand la phrase est employée au figuré, on prend un peu d’avance : Abe remonte son boulevard avant même que l’élection soit terminée. Mais ça donne bien l’image vers cette réussite que rien, apparemment, ne pourra empêcher.

GM : Merci et à la semaine prochaine Yvan Amar. C’est la fin de votre journal en français facile, à retrouver sur notre site à la page RFI Savoirs. Bonsoir à tous, bonsoir Sylvie !

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias