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Journal en français facile 22/03/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Clémentine Pawlotsky, bonsoir Clémentine.

Clémentine Pawlotsky : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une ce soir : des sanctions de la communauté internationale contre la junte en Birmanie. Sanctions annoncées aujourd'hui par l'Union européenne et par les États-Unis. Elles prévoient de toucher économiquement les militaires qui ont pris le pouvoir le 1er février.

CP : Des rassemblement qui font polémique en pleine pandémie de coronavirus. Notamment à Miami sur la côte est des États-Unis où des milliers d'étudiants affluent pour le « Spring Break », la fête du printemps. La ville a été placée en état d’urgence et sous couvre-feu.

RA : Et puis un rapport de l'Unesco à l'occasion de la journée mondiale de l'eau. Son titre : « La valeur de l'eau », alors qu'aujourd'hui dans le monde 3 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau pour se laver les mains.

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CP : La communauté internationale durcit le ton face à la répression en Birmanie.

RA : Durcir le ton cela veut dire être plus ferme. Ces dernières semaines la communauté internationale était critiquée en raison d'un manque de fermeté à l'égard de la junte militaire qui pris le pouvoir lors du coup d'État du 1er février. Depuis des manifestations ont lieu chaque jour et ces manifestations sont réprimées par les militaires, le dernier bilan est d'au moins 250 morts. Aujourd'hui, les États-Unis ont annoncé des sanctions à l'encontre du chef de la police et d'un responsable de l'armée. L'objectif c'est de les empêcher d'accéder au système financier international, ce qui est indispensable à la junte. D'autres sanctions dans ce sens ont été prises par l'Union européenne de lundi, Cléa Broadhurst.

L'Union européenne a sanctionné ce matin le chef de la junte au pouvoir en Birmanie, le général Min Aung Hlaing et ainsi que neuf des plus hauts gradés des forces armées et le président de la Commission électorale, tous impliqués dans le coup d'État et la répression meurtrière menée contre les manifestants pro-démocratie. Il s'agit d'une salve de sanctions économiques ciblées, telles que le gel de leurs avoirs et des interdictions de visa. Au moins 250 personnes ont été tuées depuis le 1er février, et plus de 2 600 ont été arrêtées. Aung Thura, un journaliste du service en birman de la BBC, avait été interpellé vendredi dans la capitale Naypyidaw. La BBC a annoncé ce matin qu'il avait été remis en liberté. Au moins quarante journalistes auraient été interpellés depuis le coup d’État. Les enseignants étaient en première ligne dans les cortèges qui défilaient ce lundi à Mandalay. Ils brandissaient des pancartes notamment adressées à l’ONU, l’appelant à intervenir dans le pays. À Rangoun, la capitale économique, des manifestations se sont également déroulées, malgré l'instauration de la loi martiale dans certains quartiers de la ville.

CP : La vaccination contre le Covid-19. Et la colère du directeur général de l'Organisation mondiale de la santé.

RA : Il dénonce l'inégalité d'accès aux vaccin :  « L'écart entre le nombre de vaccins administrés dans les pays riches et le nombre de vaccins administrés via Covax (le dispositif pour les pays pauvres) se creuse et devient chaque jour plus grotesque », voilà ce qu'a déclaré aujourd'hui le patron de l'OMS lors d'une conférence de presse.

Et puis concernant les vaccins, la défiance de l'Union européenne à l'égard du Spoutnik V, le vaccin russe. Hier soir, le commissaire européen Thierry Breton affirmait que l'Europe n'avait « pas besoin » du vaccin russe. Le Président russe Vladimir Poutine lui a répondu aujourd'hui, dénonçant des déclarations « étranges » et la position « conflictuelle » de l'UE à l'égard de la Russie. Les différents qui ne manquent pas actuellement entre la Russie et l'Union européenne. Le président du Conseil européen Charles Michel s'est entretenu par téléphone cet après-midi avec Vladimir Poutine, il estime que la Russie est responsable du mauvais état des relations entre l'UE et la Russie.

CP : Et puis en pleine pandémie, des rassemblements font polémique.

RA : On peut citer un carnaval à Marseille hier qui a réuni 6500 personnes, la plupart non masquées. Aujourd'hui les condamnations sont unanimes. On peut citer également un Spring Break à Miami. Le Spring Break c'est une fête qui réunit chaque année de nombreux étudiants. Et malgré la pandémie ils sont des milliers à avoir rejoint Miami. Conséquence, la ville a été placée en état d’urgence et sous couvre-feu. Correspondance aux États-Unis de Loubna Anaki.

Les autorités de Miami Beach l’ont appris l’année dernière à leurs dépens, après une multiplication de cas de contamination, Covid et Spring Break ne font pas bon ménage. Cette année, la mairie avait diffusé de nombreux avertissements et imposé de nouvelles mesures pour faire face aux groupes d’étudiants et de fêtards arrivés depuis la semaine dernière. Mais cela n’a pas empêché ces groupes de se balader sans masques, sans distanciation, sur la plage, dans les rues, dans les restaurants et bars pour fêter ces vacances de printemps. Ils étaient même plus nombreux que l’année dernière. Probablement poussés par l’envie de se lâcher après une année de pandémie et l’impression qu’avec la vaccination qui avance dans le pays, le risque est sous contrôle. Hier, des dizaines de jeunes ont saccagé des restaurants, d’autres ont commencé à se battre obligeant la police à intervenir à coup de gaz lacrymogène. Face à cette situation, la ville a annoncé un couvre-feu de 20h à 6h du matin. Une mesure qui pourrait rester en vigueur jusqu’au 12 avril. Les restaurants et bar sont appelés eux aussi à fermer tôt. La vente d’alcool devrait être interdite après 22h. En Floride, où le port du masque n’a jamais été imposé, les autorités de Miami Beach ont du mal à faire respecter les mesures sanitaires durant ce Spring Break. Loubna Anaki New York RFI.

CP : Dans l'actualité économique, l'entrée à la bourse de Hong Kong d'un géant chinois de l'internet.

RA : Il s'agit de Baidu, surnommé le Google chinois. Mais Baidu qui a souffert l'an dernier en raison de la crise, cela a provoqué une chute de ses revenus publicitaires. Avec cette entré en bourse, il espère vendre 95 millions d'actions et lever jusqu'à 3,6 milliards de dollars. Avec un objectif, celui de continuer à se diversifier, au-delà de son activité initiale de moteur de recherche. Explications Aabla Jounaidi.

Devenu en 20 ans d'existence le moteur de recherche numéro 1 en Chine, voilà plusieurs années que Baidu poursuit une politique de diversification de ses revenus. Son cœur de métier, le moteur de recherche, fait l'objet d'une concurrence croissante avec Tencent ou ByteDance qui capte de plus en plus les revenus publicitaires. Dans le même temps, les recettes de Baidu hors cœur de métier ont, elles, bondi de 52% sur un an, au quatrième trimestre dernier. L'intelligence artificielle en particulier. Elle a été un moteur de la croissance du groupe l'an dernier et le sera encore plus à l'avenir. Notamment pour le développement de services comme la cartographie, la livraison de nourriture, ou encore les robotaxis. Baidu en faisant son entrée à la bourse de Hong-Kong espère lever jusqu'à 3,6 milliards de dollars précisément pour investir dans le développement de l'intelligence artificielle. Malgré le contexte économique général plutôt morose, les valeurs technologiques chinoises voient Hong-Kong comme une place toujours attrayante pour une introduction en bourse. L'an dernier, en pleine pandémie et en pleine guerre commerciale Chine-USA, le groupe chinois de vente en ligne JD.com, également coté aux États-Unis, avait levé quelque 3,5 milliards d'euros pour ses débuts.

CP : Et puis c'est la journée mondiale de l'eau.

RA : Et à cette occasion l'Unesco publie un rapport dont le titre est « la valeur de l'eau ». Il s'agit de rappeler à quel point l'eau est précieuse. Aujourd'hui dans le monde 3 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau pour se laver les mains. Il est donc nécessaire de mieux gérer l'eau afin d'atteindre les objectifs de développement durable fixés par le Programme des Nations Unies à l'horizon 2030. Voilà ce que ce rapport affirme, Agnès Rougier.

« Il est essentiel de reconnaître, de mesurer et d’exprimer la valeur de l’eau, et d’en tenir compte dans les prises de décisions. » Ainsi débute le rapport des Nations Unies. Car contrôler la manière dont est établie la valeur de l’eau, c’est contrôler son utilisation.  Une gouvernance équitable des ressources, repose essentiellement sur les valeurs que l’on attribue à l’eau suivant une variété de points de vue, allant de l’usage domestique, aux croyances coutumières et religieuses, ou encore à la valeur du maintien des cours d’eau pour préserver la biodiversité et aux droits humains fondamentaux. Or, l’évaluation de la valeur de l’eau qui est utilisée pour orienter les décisions politiques et les investissements financiers est avant tout comptable et économique. Mais dans un contexte de raréfaction de la ressource en eau et d’inégalité d’accès, même s’il faut s’attendre à ce que des dimensions si diverses de la valeur de l’eau soient compliquées à évaluer, il serait néanmoins nécessaire de trouver des compromis, afin de les intégrer dans les processus de décision.

CP : Enfin en football, les retrouvailles des joueurs de l'équipe de France à Clairefontaine.

RA : Clairefontaine près de Paris, c'est là que se trouve le centre d'entrainement des Bleus. Les voilà donc réunis pour une préparation extrêmement courte, ils vont rester sur place seulement cette nuit. Programme marathon puisqu’ils seront en compétition mercredi soir face à l'Ukraine au Stade de France, il s'agira du premier match qualificatif pour la Coupe du monde 2022. Suivra ensuite la rencontre face au Kazakhstan dimanche, et enfin le troisième match, mercredi 31 mars à Sarajevo contre la Bosnie-Herzégovine.

21h10 ici à Paris, fin du Journal en français facile.

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