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Journal en français facile 21/08/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Guillaume Naudin : Il est 20h en temps universel, 22h ici à Paris. Bonjour ou bonsoir à toutes et à tous et bienvenu pour ce Journal en Français facile, avec ce soir Sylvie Berruet. Bonsoir Sophie.

Sylvie Berruet : Bonsoir.

GN : Et dans l’actualité de ce mercredi, il y a : la situation des migrants de l’Open Arms. Après leur débarquement en Italie hier soir, ils attendent de savoir quels pays européens vont les accueillir.

SB : La tournée européenne de Boris Johnson. Le Premier ministre britannique a passé la journée à Paris et Berlin pour tenter d’obtenir des concessions en vue du Brexit.

GN : Du riz chinois en Corée du Nord contre les difficultés alimentaires. Le pouvoir de Pyongyang l’accepte alors qu’il refuse l’aide de la Corée du Sud.

SB : Et puis la préparation du sommet du G7 à Biarritz, dans le sud-ouest de la France. Le contre sommet a débuté à quelques kilomètres de là, en Espagne. 

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SB : La situation des migrants en Méditerranée.

GN : Après leur débarquement la nuit dernière à Lampedusa après 19 jours d’attente les passagers du navire Open Arms attendent de connaître leur sort. Ils ont passé leur première nuit au centre d’accueil temporaire. Envoyée spéciale à Lampedusa, Juliette Gheerbrandt.

[Transcription manquante]

GN : C’est désormais un autre bateau, l’Ocean Viking qui attend la désignation d’un port pour débarquer les 356 personnes recueillies à son bord.

SB : Le scénario central est celui d’un Brexit sans accord.

GN : c’est ce que fait savoir l’Élysée après la visite du Premier ministre britannique Boris Johnson au président français. Le Brexit est programmé le 31 octobre, dans un peu plus de deux mois. Le chef du gouvernement du royaume uni qui s’est aussi rendu à Berlin cherche à obtenir des concessions des Européens qui refusent de renégocier l’accord de sortie du Royaume uni de l’Union européenne.

SB : Direction la péninsule coréenne.

GN : La Corée du Nord a accepté l’envoi de 800 000 tonnes de riz offert par la Chine, affirme un journal japonais. Une assistance humanitaire qui survient alors que 40 % de la population nord-coréenne affronte de graves pénuries alimentaires, selon le Programme alimentaire mondial de l’ONU. Mais derrière cette main tendue par « le grand frère » chinois à son allié nord-coréen, il y a des arrières-pensées politiques. Les explications à Séoul de Frédéric Ojardias.

C’est lors de sa visite d’État à Pyongyang en juin que le président chinois a promis au dirigeant nord-coréen cette assistance alimentaire, affirme le quotidien japonais Asahi Shimbun : près d’un million de tonnes de nourriture, dont 800 000 tonnes de riz, que Pékin s’apprêterait à envoyer par bateau. C’est énorme : cela représente 20 % de la production agricole annuelle totale de la Corée du Nord, évaluée à 4,9 millions de tonnes par le Programme Alimentaire Mondial. Toujours selon le journal, Pékin chercherait aussi à envoyer des millions de touristes chez son allié nord-coréen... Le tourisme rapporte en effet beaucoup de devises, et n’est pas frappé par les sanctions de l’ONU. Les importations de nourriture sont aussi exemptes de sanctions. La Chine continue ainsi d’exercer une influence économique majeure en Corée du Nord : elle s’impose plus que jamais comme un partenaire indispensable à la survie du régime nord-coréen. Tandis que la Corée du Sud se voit elle mise à l’écart, malgré tous ses efforts : Pyongyang refuse ainsi les 50 000 tonnes de riz que lui propose Séoul depuis des mois. Frédéric Ojardias, Séoul, RFI.

SB : Le ton monte entre les États-Unis et le Danemark.

GN : Un ton méchant même selon Donald Trump de la part de la Première ministre danoise Mette Fredericksen. Le président américain a reporté une visite prévue à Copenhague devant le refus ferme du Danemark de discuter de la vente du Groenland aux États-Unis comme l’avait évoqué le président américain.

SB : Le contre-sommet du G7 a débuté aujourd’hui.

GN : Quelque 200 personnes et des dizaines d’organisations ont assisté au coup d’envoi de ce rassemblement, pour trois jours d’échanges et de débats. Cela se passe à quelques kilomètres de Biarritz, dans le sud-ouest de la France qui accueillera ce week-end le sommet officiel des chefs d’états et de gouvernement des 7 pays les plus riches de la planète. Cela se passe plus précisément dans la ville d’Irún, en Espagne. Les autorités espagnoles et basques s’organisent aussi pour limiter les dégâts. Inquiétude première : la circulation, mais aussi la sécurité. Madrid, François Mussau.

Le Pays basque espagnol prend très au sérieux le sommet du G7, et notamment les quelque 80 organisations et associations qui participent au contre-sommet, très remonté contre les traités commerciaux en discussion entre l’Europe et les États-Unis ou le Canada. Côté sécurité, l’exécutif basque espagnol, dont la capitale se trouve à Vitoria, a mobilisé 4000 agents de Ertzantza, c’est le nom donné à la police autonome, repérables à leur uniforme rouge et noir. Deux tanks anti émeutes, qui n’ont pas été utilisées depuis longtemps, ont été sortis du garage en cas de débordements et de violence avec les quelque 8000 altermondialistes. Pour l’heure, c’est surtout la circulation qui préoccupe les autorités locales. Nous sommes en effet en pleine « Opération Retour des vacances », et à la frontière il n’est pas rare que se forment des files d’attente de 13 a 14 kilomètres. La ministre de l’intérieur basque, Estefania Beltran de Heredia, a recommandé d’éviter d’ici la fin du week-end le péage à Biriatou, et si possible de ne pas circuler par Irún et Hendaye. La même ministre régionale a précisé qu’en cas de circulation trop intense, elle n’écarte pas la possibilité de fermer la frontière à Irún.

GN : Sachez aussi que la France qui accueille l’événement dit prendre acte du souhait américain, qui organise le sommet l’an prochain, de réintégrer la Russie. Le pays est exclu du G7 depuis l’annexion de la Crimée en 2014.

SB : La suggestion de sortie cinéma du jour : Late night, une comédie de Nicha Ganatra avec l’actrice britannique Emma Thomson.

GN : C’est un film qui explore l’univers impitoyable de la télévision américaine, et de cette particularité outre-Atlantique : les late shows, ces émissions télévisées mêlant humour et interviews et diffusées en troisième partie de soirée, soit généralement après 23 heures 30, après le journal de la nuit. Des émissions massivement présentées par des hommes. Dans Late night pourtant, c’est une femme puissante qui en présente une, mais risque de se voir remplacée par un jeune comique. Sophie Torlotin.

Il n’y a pas plus sinistre ou désagréable dans la vie qu’un humoriste, dit-on. Katherine Neuwbury, la célèbre animatrice de Late night, une émission de télévision comique diffusée le soir, ne fait que confirmer l’adage... La présentatrice sexagénaire à l’allure martiale vire un collaborateur en 5 min, ne connaît pas les prénoms de ses auteurs et leur attribue des numéros, et fait montre d’un ego surdimensionné. Jusqu’au jour où, menacée d’être remplacée à son tour, elle ouvre son équipe d’auteurs à Molly, jeune femme gironde d’origine indienne et sans aucune expérience Mindy Kaling, qui joue Molly et a écrit le scénario de Late Night, parle d’or. Elle s’est inspirée de sa propre expérience de pionnière : première femme de couleur à écrire pour la sitcom à succès The Office, puis à créer son propre spectacle The Mindy Project. En choisissant pour personnage principal une femme vieillissante dans un univers du divertissement télévisé dominé par des hommes blancs, elle dénonce avec intelligence la discrimination sexuelle et raciale qui y règne. Late night comporte bien une dimension féministe et inclusive. C’est surtout une bonne comédie reposant sur un tandem réussit, la présentatrice acariâtre étant incarnée par la magnétique Emma Thomson.

SB : Le footballeur Franck Ribéry à la Fiorentina.

GN : À 36 ans et après la fin de son contrat et 12 saisons avec son club du Bayern de Munich en Allemagne, l’international français avait annoncé qu’il se sentait prêt pour un autre challenge plutôt que pour la retraite ou un exil doré. Ce sera donc en Italie dans le club de Florence avec lequel il a signé pour deux ans. 

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