#French in the news

Journal en français facile 21/06/2022 20h00 GMT

Studio RFI
GUERRE EN UKRAINE : la Lituanie bloque les exportations russes ; et autres nouvelles.

TRANSCRIPTION

Anne Corpet : RFI, il est 22h à Paris, 16h à Washington. Bienvenue dans le Journal en français facile, présenté ce soir avec Zéphirin Kouadio, bonsoir Zéphirin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Anne, bonsoir à toutes et à tous.

AC : Les États-Unis affirment ce soir leur « soutien » à la Lituanie, membre de l'Alliance atlantique. La Russie a dit, ce mardi, préparer des mesures sérieuses contre Vilnius qui bloque depuis le week-end dernier certaines marchandises destinées à l'enclave russe de Kaliningrad.

ZK : En Grande-Bretagne, journée de forte mobilisation des cheminots. Ils sont en grève. Les syndicats demandent de meilleurs salaires et conditions de travail. La grève se poursuivra jeudi et samedi dans les chemins de fer. 

AC : En Équateur, neuvième jour de manifestation des indigènes. Ils réclament une baisse du prix des carburants. Ce mardi, le ministre de la Défense a accusé les manifestants de représenter un grave danger pour la démocratie.

ZK : Et puis la Corée du Sud a réussi ce mardi le lancement de sa première fusée spatiale, construite à partir de technologies locales. Une mission décisive ouvrant « un chemin vers l'espace » selon le président sud-coréen.

-------

ZK : Les États-Unis affirment leur « soutien » à la Lituanie menacée par Moscou.

AC : La Russie a dit ce mardi préparer des mesures sérieuses contre le pays balte, membre de l'Alliance atlantique. Moscou dénonce un blocus « illégal » autour du territoire de Kaliningrad, situé entre la Lituanie et la Pologne. Depuis ce week-end, en effet, Vilnius interdit le passage sur son territoire des marchandises inscrites sur la liste des sanctions européennes contre la Russie. Cela concerne notamment les matériaux de construction, les produits chimiques ou encore les ordinateurs et les téléphones portables. Tous ces produits passaient jusqu’à présent par la Lituanie, en train, pour arriver à Kaliningrad. Alors pourquoi cette enclave est-elle si importante pour la Russie ? Éléments de réponse avec Justine Fontaine.

Avant la Seconde Guerre mondiale, Kaliningrad s'appelait Keunigsberg et appartenait à l'Allemagne. Lors de la chute du régime nazi en 1945, ce petit morceau de territoire au bord de la mer Baltique passe sous contrôle soviétique et change de nom. Puis quand les pays baltes prennent leur indépendance, après la fin de l'URSS, la Russie garde cette enclave coincée entre la Pologne et la Lituanie. Enclave dont l'avantage est d'être épargnée par les températures les plus basses, et donc d'être accessible par la mer même en hiver. Un atout stratégique au niveau militaire, en particulier pendant la guerre froide. Moscou y stationne de nombreux navires de guerre jusqu’à aujourd’hui. Et ces dernières années, notamment depuis l'annexion de la Crimée en 2014, elle y a envoyé aussi des avions et des missiles capables de porter des ogives nucléaires, et d'atteindre les capitales d’Europe de l’Ouest. En pleine guerre en Ukraine, c'est un moyen de pression non négligeable. Et cela inquiète en premier lieu les voisins de cette enclave : la Lituanie, la Pologne ou encore la Suède, membres de l'Union européenne, et de l'OTAN.

ZK : La population du centre du Mali manifeste son inquiétude après le massacre commis ce week-end.

AC : Un massacre attribué à des jihadistes et qui a causé la mort d'au moins 132 civils ce week-end, à Diallassagou et dans deux localités environnantes. Ce bilan n'est encore que provisoire. Les recherches de victimes sont encore en cours dans les villages voisins. Ce mardi, une manifestation a eu à Bankass pour réclamer la protection de l'État.

ZK : Au Burkina Faso, le chef de la junte a reçu ce mardi l'ancien président Roch Marc Christian Kaboré.

AC : Selon des images fournies par la présidence, Roch Marc Christian Kaboré a serré la main du lieutenant-colonel qui l'a renversé lors d'un coup d'État en janvier dernier. Les deux hommes ont échangé dans une atmosphère manifestement détendue. Selon le communiqué de la présidence, il s'agit du « début d'une série d'actions qui vise à décrisper la situation politique ».

ZK : Au Royaume-Uni, les cheminots sont en grève.

AC : Ils réclament de meilleurs salaires et des garanties d’emplois face à l’automatisation du secteur. Ils annonçaient la grève la plus suivie depuis trente ans. Mais cette première journée de mobilisation a été plus calme qu’annoncé. Correspondance à Londres, Émeline Vin.

La plupart des passagers ont renoncé à leurs voyages. Dans les gares, on a surtout vu des vacanciers qui partaient ou revenaient de l’aéroport et forcément coincés par la grève : la moitié des lignes ont été fermées ce mardi, un train sur cinq seulement en circulation en moyenne. En Écosse par exemple, ce chiffre est descendu à un sur 10. Journée plus calme que prévu donc, mais pas non plus tout à fait tranquille. Beaucoup de monde sur les routes, dans les villes en particulier. À Londres, ç'a été le deuxième jour le plus embouteillé de l’année. Dans l’ensemble, cependant là encore, moins pire que craint par les prévisionnistes, avec un plus grand report sur le vélo et la marche que sur la voiture. Côté négociations, le gouvernement et Network Rail, le propriétaire du réseau ferroviaire, continuent de juger non viable la hausse de salaire réclamée et de rappeler que le secteur doit se moderniser. Les syndicats évoquent une victoire sur les piquets de grève, même si seule une minorité de Britanniques soutient le mouvement. De nouvelles mobilisations sont annoncées jeudi et samedi, en l’absence de progrès. Émeline Vin, Londres, RFI.

ZK : Et des perturbations sont aussi annoncées dans le secteur aérien en Europe.

AC : Oui, plusieurs syndicats d'hôtesses et de stewards de la compagnie Ryanair appellent à la grève le week-end prochain en France, Espagne, Belgique, Italie et au Portugal. Un syndicat espagnol appelle pour sa part à neuf jours de grève en juillet chez EasyJet pour obtenir une augmentation des salaires.

ZK : En Équateur, les indigènes manifestent depuis neuf jours.

AC : La Confédération des nationalités indigènes exige une baisse du prix des carburants : en un an, l’essence a augmenté de 46% et le diesel de 90%. Des barricades bloquent les principaux axes routiers du pays. Des milliers d’indigènes sont arrivés ce lundi dans la capitale Quito pour une marche pacifique vers le centre de la ville. Le dialogue avec les autorités est au point mort. Et ce mardi, le ministre de la Défense, Luis Lara, les a accusés de représenter un « grave danger » pour la démocratie.

La démocratie en Équateur est en grand danger, devant l’action organisée de personnes exaltées qui empêchent la libre circulation de la majorité des Équatoriens, et celle de groupes violents dont l’unique objectif est de provoquer la panique, attaquant et rackettant les entreprises, les institutions et les autorités. Les forces armées assistent avec une très grande préoccupation à la manipulation de la protestation sociale et à l’augmentation de la violence, venant de personnes qui rejettent le dialogue pour tenter d’imposer à l’État leurs demandes. Citoyens ! Les forces armées ne permettront pas que l’on tente de rompre l’ordre constitutionnel, ou quel qu’action que ce soit contre la démocratie et les lois de la République. Je serai catégorique : la protestation sociale est légitime, quand elle n’attente pas aux droits de la majorité des citoyens à vivre en paix, travailler, circuler sur le territoire, et éduquer leurs enfants dans un pays libre et sans violence. Quand ces droits sont transgressés, l’État, au nom de tous les Équatoriens, doit agir pour un retour à la normale, et pour le rétablissement de la paix.  

ZK : Puis, la Corée du Sud a réussi ce mardi le lancement de sa première fusée spatiale, construite à partir de technologies locales.

AC : Et elle rejoint ainsi les nations qui ont développé un lanceur spatial capable de transporter un satellite de plus d'une tonne. Un club restreint qui ne compte que la Russie, les États-Unis, la France, la Chine, le Japon et l'Inde. La Corée du Sud est réputée pour ses produits de haute technologie, mais elle ne s’est lancée que tardivement dans la course spatiale internationale. Correspondance à Séoul, Louis Palligiano.

La Corée du Sud vient d’accomplir une mission décisive, ouvrant « un chemin vers l'espace », a salué le président sud-coréen Yoon Suk-yeol qui, conformément à sa promesse de campagne, a d’ores et déjà annoncé que « le gouvernement établira une agence aérospatiale et soutiendra systématiquement cette industrie. » Après avoir décollé à 16h (heure locale) du centre spatial Naro à Goheung, dans le sud-ouest du pays, la fusée Nuri de 200 tonnes a réussi à déployer les satellites qu’elle transportait à l’altitude cible de 700 km comme prévu. Le tir d’aujourd’hui était le deuxième après une première tentative manquée en octobre dernier. Arrivée seulement au début des années 90 dans la conquête spatiale, c’est en 2013 que la Corée du Sud a lancé avec succès sa toute première fusée, qui comportait néanmoins un premier étage de construction russe. Ces 10 dernières années, Séoul a investi 1,8 milliard de dollars pour concevoir Nuri localement et avec des technologies sud-coréennes. Fort de cette réussite, le pays ambitionne désormais de réaliser quatre autres tirs de cette fusée d'ici 2027 et lorgne désormais la Lune avec l’envoi d’un module d'atterrissage lunaire en 2031. Louis Palligiano, Séoul, RFI.

ZH : Et puis ce soir, c'est la fête de la musique en France.

AC : Une fête qui célèbre son quarantième anniversaire. Et pour l'occasion, Emmanuel Macron a notamment invité la star sénégalaise Youssoun Dour à l'Élysée

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias