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Journal en français facile 21/01/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Johanne Burgell : Bonsoir et bienvenue dans votre Journal en français facile, pour le présenter ce soir avec moi, Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Johanne, bonsoir à tous.

JB : Le procès en destitution de Donald Trump a commencé au Sénat américain. Nous irons à Washington dans un instant.

SB : Un procès qui se tient sans le président des États-Unis. Il est au Forum économique de Davos. Un rendez-vous incontournable pour les décideurs du monde entier, et la militante Greta Thunberg en a profité pour dénoncer le manque d'actions pour le climat.

JB : Un scandale à Porto Rico autour d'une aide d'urgence qui n'a pas été utilisée.

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SB : Le procès en destitution de Donald Trump a débuté il y a deux heures devant le Sénat américain.

JB : Un procès historique, c’est seulement la troisième fois dans l’histoire des États unis qu’un tel événement se produit. Donald Trump est accusé d’avoir abusé de son pouvoir et d’avoir fait de l’obstruction au congrès. Nous retrouvons Anne Corpet en direct de Washington. Anne, cette première journée est consacrée à la procédure.

Oui, avant d’entrer dans le vif du sujet, les sénateurs doivent se mettre d’accord sur les règles qui vont être appliquées pendant le procès. Selon la proposition faite par le chef de la majorité républicaine, chaque camp disposerait de 24 heures pour présenter ses arguments. Mitch McConnell prévoit ensuite 16 heures consacrées aux questions des sénateurs. Et ce n’est qu’après cette première phase que les républicains veulent se décider sur la nécessité ou pas d’entendre des témoins. Mais les démocrates, eux, veulent qu’un vote ait lieu tout de suite sur cette question et ont déposé un amendement en ce sens. Ils exigent d’entendre les proches de Donald Trump qui n’ont pas pu être auditionnés devant la Chambre. Et estiment qu’avec sa résolution, Mitch McConnell cherche à écarter définitivement cette possibilité. « Cette résolution sera considérée comme l’un des moments les plus sombres de l’histoire du Sénat », a estimé le chef de la minorité démocrate à la Chambre haute. Il sait que l’amendement proposé par son camp n’a que très peu de chances d’être adopté. Et que ce sont bien les républicains, majoritaires, qui vont édicter les règles de ce procès.

JB : Anne Corpet, correspondante de RFI aux États-Unis.

SB : Loin de son procès à Washington, Donald Trump participe au Forum économique de Davos en Suisse.

JB : Un discours devant les grands patrons et responsables politiques de la planète. Le président américain a, sans surprise, vanté la réussite de sa politique économique. Il a au passage critiqué les défenseurs de l'environnement et dénoncé ceux qu'ils appellent les « prophètes de malheur » du climat. Et avant même la prise de parole de Donald Trump, la jeune militante suédoise Greta Thunberg a estimé que rien n'avait encore été fait pour le climat, malgré les nombreux discours en faveur de l'environnement. Nous l'écoutons.

« Il ne s’agit ni de droite ni de gauche. On se moque de vos partis politiques. D’un point de vue durable, la gauche, la droite et le centre ont tous échoué. Aucune idéologie, aucune structure économique n’a été capable de répondre à l’urgence environnementale et climatique pour créer un monde durable. Parce que notre monde, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, est en feu. Vous nous avez dit que les enfants n’ont pas à s’inquiéter. Vous avez dit, laissez, nous allons régler ça. Promis, nous ne vous laisserons pas tomber. Ne soyez pas si pessimistes. Résultat : rien. Le silence. Ou quelque chose de pire que le silence. Des mots vides et des promesses qui donnent l’impression que des actions suffisantes sont prises… »

JB : Le discours de Greta Thunberg à Davos.

SB : Un premier cas de contamination au coronavirus a été détecté aux États-Unis.

JB : Près de Seattle, au nord-ouest des États-Unis. Apparu dans la ville chinoise de Wuhan, le virus a fait six morts en Chine et plus de 300 personnes infectées ont été recensées. La Corée du Sud, le Japon et la Thaïlande sont aussi touchés par ce virus. Un premier cas a aussi été annoncé aujourd'hui en Australie, un autre aux Philippines. L'Organisation mondiale de la santé tiendra demain une réunion d'urgence à Genève. Ce virus commence à semer la panique notamment chez les investisseurs qui s'inquiètent de ses conséquences. Il est de la famille du Sras, le Syndrome respiratoire aigu sévère, qui a fait des centaines de morts entre 2002 et 2003.

SB : Direction la Thaïlande où la Cour constitutionnelle a rendu son verdict.

JB : Le Parti du nouvel avenir, autrement dit le principal parti d’opposition ne sera pas dissous, c’est-à-dire dit il va continuer à exister. En tout cas, pour l’instant. Le reportage de Carol Isoux.

C’est avec un immense soulagement que les supporters de « nouvel avenir », réunis au siège du parti, ont accueilli l’annonce de la Cour constitutionnelle. Le parti devait répondre de deux accusations, d’abord celle de vouloir renverser le système monarchique, l’autre plus farfelue d’être en lien avec un groupe secret à la tête du monde. Si la deuxième accusation n’a jamais suscité trop d’inquiétude, la première était plus sérieuse, surtout après la dissolution, il y a quelques mois, d’un autre parti politique d’opposition pour des raisons similaires. Le jeune leader du parti Thanathorn, Juangroongruangkit, a remercié les supporters de leur soutien et promis de continuer sa mission, celle de forcer gouvernement à rendre des comptes : « Je vous promets, mes frères et sœurs, de continuer à travailler dur, contre les dérives autocratiques, pour servir vos intérêts, pour renforcer les institutions démocratiques, jusqu'à ce que la majorité nous fasse confiance. » Ce verdict favorable à un parti nouveau venu sur la scène politique thaïlandaise, qui s’est rapidement imposé comme le parti de la jeunesse et le principal parti d’opposition, vient contredire le récit d’un pouvoir judiciaire systématiquement inféodé aux anciens généraux qui composent le gouvernement. Mais le répit pourrait bien n’être que de courte durée. Plusieurs autres procédures sont en cours, qui pourraient elles aussi aboutir à la dissolution et à l’interdiction de toute activité politique pendant dix ans pour les dirigeants.

SB : Scandale à Porto Rico après la découverte d'un entrepôt rempli de matériel d'urgence.

JB : Une partie de cette aide n'aurait pas été distribuée aux victimes de l'ouragan Maria, c’était en 2017. Des centaines de personnes ont manifesté pour dénoncer la gestion des situations d'urgence par les autorités, Marie Normand.

Des tentes, des réchauds portables ou encore de l'alimentation pour bébés et des milliers de bouteilles d'eau partiellement périmées. La vidéo publiée samedi par un blogueur sur Facebook a immédiatement déclenché un tollé à Porto Rico, car une partie de cette aide d'urgence était vraisemblablement destinée aux sinistrés de l'ouragan Maria qui a fait 3 000 morts à l'automne 2017. Dès le lendemain, la gouverneure Wanda Vasquez a tenu une conférence de presse. Elle a annoncé l'ouverture d'une enquête et les limogeages du chef de l'agence locale de gestion d'urgence et du secrétaire au Logement. Wanda Vasquez : « Nous avons pris plusieurs mesures rigoureuses pour que cela ne se reproduise plus. C'est inacceptable. L'indignation que ressent ce peuple, je la ressens aussi. » Si l'indignation est aussi forte, c'est que cet entrepôt rempli d'aide d'urgence a été découvert à Ponce, une ville durement touchée par une série de séismes ces dernières semaines. Plus de 5 000 personnes vivent encore dans des camps à ciel ouvert, et beaucoup d'entre elles se sont d'ailleurs ruées vers l'entrepôt pour le piller. Des centaines de personnes ont manifesté lundi, en tapant sur des casseroles dans la capitale, San Juan, pour réclamer la démission de la gouverneure à l'image du mouvement de juillet dernier qui avait mené à la chute de son prédécesseur.

JB : Marie Normand.

SB : Une quarantaine de migrants ont été secourus dans le nord de la France alors qu'ils tentaient de traverser la Manche.

JB : Leur embarcation s'est échouée sur une plage du Pas-de-Calais. Ces personnes sont majoritairement d'origine iranienne et irakienne. Elles ont été prises en charge par les pompiers. Depuis le 1er janvier, au moins 53 migrants ont tenté de rejoindre l'Angleterre sur des embarcations de fortune et ont été pris en charge par les autorités françaises.

SB : Après l'Assemblée nationale, c'est au tour du Sénat d'examiner le projet de loi bioéthique.

JB : Texte dont la mesure emblématique est l'ouverture de la Procréation médicalement assistée à toutes les femmes. La majorité de droite au Sénat est divisée sur la question, mais le gouvernement estime que c'est un texte de progrès. L'ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires est une promesse de campagne du président Emmanuel Macron.

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