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Journal en français facile 20/08/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Guillaume Naudin : Il est 20h en temps universel, 22h ici à Paris. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile avec ce soir Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

GN : Et dans l’actualité de ce mardi, il y a : le débarquement des migrants en Italie. C’est la justice italienne qui l’ordonne devant la situation de la centaine de migrants à bord depuis 19 jours.

ZK : L’Italie confrontée à la crise gouvernementale. Le chef du gouvernement Giuseppe Conte annonce sa démission en pointant du doigt Matteo Salvini.

GN : La Chine dans le viseur de Twitter et Facebook. Les réseaux sociaux soupçonnent le régime chinois de les avoir utilisés contre le mouvement pro-démocratie de Hong Kong.

ZK : Et puis une polémique en Israël. L’état hébreu encourage les habitants de Gaza à émigrer, ce qui n’est pas du goût des Arabes israéliens.

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ZK : Les migrants du navire Open Arms vont débarquer en Sicile.

GN : C’est la justice italienne qui l’ordonne. Le procureur d’Agrigente a pris cette décision après une visite à bord du bateau qui attendait devant le port de l’île de Lampedusa depuis 19 jours avec une centaine de migrants à son bord. Compte tenu de la situation à bord, il a été de placer le navire sous séquestre et de débarquer tout le monde. Un peu plus tôt, dans un geste désespéré, une quinzaine de la centaine de migrants recueillis se sont jetés à l’eau pour tenter de rejoindre l’île à la nage. Ils ont été secourus par les garde-côte italiens et amenés sur l’île. L’Espagne, le Pays de l’ONG Proactiva Open Arms qui affrète le bateau a décidé d’envoyer un navire militaire pour prendre en charge les migrants.

ZK : Et pendant ce temps, l’Italie se débat dans la crise gouvernementale déclenchée par Matteo Salvini.

GN : Le patron de la ligue d’extrême droite a mis fin à la coalition formée avec le mouvement antisystème 5 étoiles. Cet après-midi au parlement, le Premier ministre Giuseppe Conte a tiré à boulets rouges sur le ministre d’intérieur Matteo Salvini, l’accusant de ne voir que son intérêt personnel. Giuseppe Conte a aussi annoncé sa démission, démission acceptée ce soir par le président italien Sergio Materella qui entamera des consultations dès demain. Giuseppe Conte se dit par ailleurs inquiet pour l’adoption dans les temps du budget 2020. La ligue et le mouvement 5 étoiles avaient promis de relancer l’économie, mais le bilan est décevant. Altin Lazaj.

La troisième économie de la zone euro tourne au ralenti. La croissance de son PIB a été nulle sur les six premiers mois de l’année. Certains experts anticipent même une récession pour l’ensemble de l’année. Le chômage qui avoisine les 10 % de la population active devrait donc augmenter. L’Italie affiche par ailleurs une dette colossale, 134 % de son PIB. Et quand le pays veut emprunter sur le marché obligataire, il paye en intérêt plus cher que ses voisins. En Plus, sur le plan économique, les deux formations ne s’entendent pas. La ligue 5 étoiles a réussi à mettre en place sa promesse phare ; le revenu de citoyenneté pour les plus défavorisés. Mais Matteo Salvini a d’ores et déjà annoncé son intention de la remettre en cause s’il remporte les prochaines élections. Autre dossier où les deux partenaires de la coalition se sont affrontés. Le Chantier de la liaison ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin. Un projet de 26 milliards d’euros. Si le mouvement 5 étoiles estime que c’est du gaspillage de l’argent public, la ligue le juge vital pour l’économie. C’est d’ailleurs ce dossier qui a fait voler en éclat la coalition.

GN : Le chef du gouvernement a donc pointé du doigt Matteo Salvini. Je vous propose de l’écouter.

« Aujourd’hui je dois admettre que la décision de la Ligue de présenter aussi rapidement à l’agenda une motion de défiance, ajouté à cela les déclarations sans ambiguïté et les comportements de ces derniers jours et dernières semaines, me poussent à interrompre cette expérience gouvernementale. Ces raisons m’amènent à qualifier d’extrêmement irresponsable la décision de déclencher cette crise gouvernementale. Aussi, permettez-moi de vous dire que le ministre de l’Intérieur a montré qu’il poursuivait ses propres intérêts et ceux de son parti. »

ZK : Deux jours après la gigantesque manifestation de ce dimanche, Carrie Lam, la cheffe de l’exécutif hongkongais, s’est exprimée ce mardi.

GN : Elle a annoncé la création d’une mission d’information sur les moyens de résoudre la crise. Carrie Lam a aussi indiqué que c’est toujours la police des polices qui enquêterait sur les plaintes pour violences policières, mais qu’elle demanderait l’aide d’experts étrangers. Bref, de timides pas en avant, mais toujours un refus des demandes des manifestants comme l’abandon du projet de loi d’extradition vers la Chine continentale.

ZK : Pékin dans le collimateur de Twitter et de Facebook.

GN : Les deux réseaux sociaux censurés en chine continentale mettent en cause directement le gouvernement chinois dans une campagne de désinformation contre les manifestants hongkongais, et cela via un millier de « faux comptes » Twitter et de « fausses pages » Facebook. Ces « faux comptes » aujourd’hui fermés ne sont que la partie immergée de l’iceberg d’un vaste système de propagande ayant recours à des relais anonymes sur les réseaux sociaux. À Pékin, Stéphane Lagarde.

En Chine, on les appelle encore les « wu mao dang », littéralement « le parti des 50 centimes de yuans », soit le prix payé autrefois pour poster un commentaire favorable au gouvernement ou pour relayer les messages de la propagande. Ces soldats du net travaillant pour la plupart sous pseudo posteraient plus de 480 millions de messages par an selon une enquête de l’université de Harvard publiée en 2016. Pour diffuser ces mêmes messages à l’étranger, la propagande chinoise a besoin de passer par des réseaux sociaux censurés en chine continentale confie la journaliste Gao Yu. « J’estime qu’il existe plusieurs centaines de milliers de “wu mao” aujourd’hui en Chine. Sur Twitter, on trouve deux sortes de faux comptes chinois. Une partie est chargée d’attaquer les opposants, parfois en les insultant. L’autre groupe, ce sont des gens qui ont reçu une formation. Parmi eux, de nombreux policiers de l’internet qui propagent des fake news. La propagande chinoise est aujourd’hui aussi puissante que pendant la révolution cultuelle. » Des agents entraînés pouvant s’exprimer en anglais. La direction de Twitter affirme avoir identifié « de large ensemble de comptes agissant de façon coordonnée de manière à amplifier leurs messages sur les manifestations de Hong Kong ». La compagnie californienne souligne également qu’elle dispose « de preuves fiables » permettant d’affirmer « qu’il s’agit “d’une opération appuyée par l’état chinois”. Bon nombre de ces comptes ont pu accéder a twitter depuis la Chine via des VPN, des tunnels virtuels permettant de contourner la censure, quand d’autres venaient d’adresses IP spécifiquement non bloquées en République Populaire de Chine.

ZK : La situation économique mondiale.

GN : Elle inquiète un peu partout en ces temps de tensions commerciales. Aux États-Unis, Donald Trump dit que son pays est très loin d’une éventuelle récession, mais il admet tout de même que des baisses d’impôts sont envisagées pour soutenir l’activité. 

ZK : Une polémique en Israël.

GN : Un député arabe israélien s’élève contre la politique d’émigration des Palestiniens de Gaza. Une politique encouragée par le gouvernement de Benjamin Netanyahou, qui s’efforcerait de trouver des pays d’accueil aux habitants du territoire palestinien. Jérusalem, Michel Paul.

[Transcription manquante]

ZK : 24 morts, 7 blessés et 5 disparus.

GN : C’est l’attaque la plus meurtrière subie par l’armée burkinabè depuis le début de sa confrontation avec des groupes djihadistes. C’est le détachement militaire de Koutougou dans la province du Soum qui a été visé hier. Selon une source sécuritaire, ce sont plusieurs dizaines d’assaillants à moto et en Pick-up qui ont assailli le camp. L’opposition politique demande la démission du gouvernement. Les grands moyens pour assurer la sécurité du sommet du G7. 13 200 policiers et gendarmes seront mobilisés ce week-end pour la réunion des chefs d’état et de gouvernement qui va se dérouler à Biarritz, dans le sud-ouest de la France.

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