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Journal en français facile 20/06/2017 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Céline Pellarin : Il est 20h en temps universel, 22h à Paris. Bienvenue dans votre Journal en français facile. Ce soir je suis en compagnie de Sylvie Berruet pour le présenter. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Céline, bonsoir à tous.

CP : À la une de cette édition du 20 juin: les incendies dans le centre du Portugal. Depuis samedi les habitants de la zone fuient leurs habitations devant les flammes. Plusieurs ont trouvé refuge dans une maison de retraite.

SB : En Irak, plusieurs journalistes français qui couvraient la bataille de Mossoul ont sauté sur une mine, une bombe cachée dans le sol. Deux journalistes sont morts et deux autres ont été blessés.

CP : Et nous parlerons également des États-Unis qui envisagent d'interdire tous les séjours de touristes américains en Corée du Nord après la mort d’un étudiant, détenu un an et demi à Pyongyang. Vous êtes bien sur RFI, pour le journal en français facile.

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SB : Mais pour débuter ce journal direction Bruxelles.

CP : Ce soir dans la capitale belge, un incident de sécurité a eu lieu à la gare Centrale. Elle a été évacuée, tout comme la Grand-Place de Bruxelles, une zone très touristique. Romain Lemaresquier.

Pour l’instant les informations sont distillées au compte-gouttes. Mais selon les messages envoyés par la police sur les réseaux sociaux, des militaires auraient neutralisé un individu portant un sac à dos et une ceinture d'explosifs dans la gare Centrale de Bruxelles. Selon le parquet de Bruxelles, cet individu aurait été abattu après avoir déclenché son dispositif au moment où l'attention des militaires « s'est portée sur lui ». Aucune victime n’est à déplorer mis à part l’individu en question. La gare a été évacuée comme on peut le voir sur les photos qui circulent sur internet. Et un important périmètre de sécurité a été mis en place. La situation serait désormais sous contrôle dans la gare selon la police. Un autre lieu est également concerné, comme vous l’avez dit Céline, toujours à Bruxelles. Il s’agit de la Grand-Place qui a également été évacuée. Elle se serait d’ailleurs vidée « en quelques secondes », selon un restaurateur interrogé par le quotidien belge la dernière heure. Enfin les lignes de métro 1 et 5 sont à l'arrêt, tout comme le réseau de bus, sur ordre de police belge. Voilà tout ce que l’on sait pour l’instant Céline.

CP : Romain Lemaresquier en direct sur RFI. Et l'on suit évidemment cette actualité dans les prochaines éditions de la radio du monde.

SB : Il est 21h passé de deux minutes à Lisbonne et les pompiers toujours à pied d’œuvre au Portugal c'est-à-dire qu'ils travaillent sans cesse, sans relâche à éteindre les incendies.

CP : Même si plus de la moitié du brasier, des feux sont désormais sous contrôle selon les autorités, des flammes continuent de ravager le centre du pays. L’incendie a déjà fait soixante-quatre morts, dont un Français. Et ce sont des dizaines de personnes qui ont dû évacuer leur maison. À Pedrogao Grande où s’est rendue notre envoyée spéciale, Marine de La Moissonnière, la maison de retraite Santa Casa a ouvert ses portes pour accueillir ces réfugiés.

Assis devant la maison de retraite, plusieurs rescapés serrent contre eux des sacs plastiques. Dedans, les maigres affaires qu’ils ont attrapées avant de quitter leur maison. Très inquiète, Marie-Odette Fernandez a hâte de rentrer chez elle. « Je ne sais pas si ma maison a été détruite. Je ne pense pas. Mais tout mon village a été évacué hier. On a déjà passé une nuit ici. Je suis fatiguée. Je veux rentrer chez moi, mais on ne nous laisse pas partir. » Bon nombre de personnes évacuées sont angoissées et très choquées. Des psychologues sont là pour les réconforter. Soledad Luna fait partie de l’Ordre des infirmières du Portugal. « D’abord, on leur dit qu’elles sont en vie et que tout le reste, ça ne compte pas pour l’instant. Ce qui est important, là tout de suite, c’est de prendre soin d’eux. Ils panseront leurs blessures internes plus profondes plus tard. » Comme Soledad Luna, de nombreux volontaires sont venus de tout le Portugal pour prêter main-forte. Des entreprises, des restaurants et des particuliers ont fait des dons. De l’eau, des fruits, de la nourriture. L’aide est aussi arrivée de l’Union européenne. La France, l’Italie et l’Espagne ont envoyé des renforts sur place pour soutenir les pompiers portugais.

SB : Après avoir été blessé en Irak dans l'explosion d'une mine à Mossoul, le journaliste reporter d'images français Stéphane Villeneuve est décédé.

CP : La journaliste qui l'accompagnait Véronique Robert a, elle, été grièvement, gravement blessée. Un autre de leurs confrères, Samuel Forey, a également été blessé, mais plus légèrement. Cette équipe couvrait les combats entre l'armée irakienne et l'organisation État islamique à Mossoul, et pour les guider, ils étaient avec un journaliste kurde, ce que l'on appelle un fixeur, du nom de Bakhtiyar Addad, qui a également travaillé pour RFI. Écoutez le témoignage du journaliste français Nicolas Jaillard de la société de production 5bis. Il connaissait Stéphane Villeneuve depuis quinze ans et il avait préparé avec lui son départ en reportage en Irak.

Stéphane c'est quelqu'un de très expérimenté, qui adorait son métier, qui le vivait avec beaucoup de passion, avec la violence qu'il peut y avoir quand on est passionné par son métier. Il pouvait être explosif, mais jamais tête brûlée. Ça fait plus de vingt ans qu'il est sur les terrains compliqué. Il a été au Kosovo, il a été en Irak en 2003, il a été à Gaza maintes fois. Il a été récemment en Syrie, et en Irak c'est des terrains qu'il connaît bien. Dont il sait les dangers, il y était encore récemment. Il y a deux, trois mois, il était encore à Mossoul. Donc c'est pour ça que je lui ai proposé, je lui ai dit « est-ce que tu es volontaire pour y aller ? ». Il m'a tout de suite dit oui. Il me dit à quelle condition, j'ai dit « tu rentres vivant ». Et je l'ai vu samedi, il était serein. Il était serein il était concentré, sur le travail. Il savait que ce serait compliqué. Voire très violent. Mais je n’ai pas senti chez lui une inquiétude qui peut nous faire dire « tiens, non il ne faut pas qu'il y aille parce qu’on n’est pas prêt, quoi ».

SB : Nicolas Jaillard répondait à Nicolas Falez. Aux États-Unis, le décès d'Otto Warmbier a bouleversé le pays.

CP : Ce jeune américain de vingt-deux ans revenu au pays dans le coma, après une détention de dix-huit mois en Corée du Nord. L'étudiant était en vacances à Pyongyang lorsqu'il a été arrêté. Des parlementaires aux États-Unis veulent désormais éviter que cela se reproduise. Ils envisagent d'interdire les voyages en Corée du Nord pour les Américains. Les explications à Washington d'Anne-Marie Capomaccio.

Après le décès d'Otto Warmbier, et la condamnation unanime de la Corée du Nord, les questions sont nombreuses. La famille affirme que le jeune homme a été torturé lors de sa détention. Les médecins estiment qu'il était dans un coma irréversible en arrivant aux États-Unis, avec un dossier médical auquel il est impossible de se fier. Otto Warmbier était parti en vacances en Corée du Nord. Une étape avant un voyage d'études à Hong Kong. L'agence chinoise qui organise ce genre de séjour vient de décider de ne plus proposer la destination Pyongyang aux ressortissants américains. La famille a d'ailleurs dénoncé le tour opérateur, qui fait sa publicité auprès des étudiants en vendant, je cite, « le voyage que votre maman ne veut pas que vous fassiez. » Un piège facile dans lequel est tombé Otto Warmbier. Des parlementaires se demandent si la solution n'est pas d'interdire tout simplement les voyages touristiques en Corée du Nord. La mise en garde du Département d'État n'est manifestement pas assez dissuasive. Trois ressortissants américains sont toujours détenus par Pyongyang, ils étaient en mission humanitaire ou en voyage d'affaires.

SB : Et Céline, s'il y a bien une ville de France qui est connue pour son vin c'est Bordeaux.

CP : Et comme tous les deux ans, Sylvie, la ville du sud-ouest de la France accueille Vinexpo. C'est l'un des plus grands salons mondiaux du vin. Cinquante mille professionnels. Il y a deux mille trois cents exposants. Mais les places, les stands coûtent cher. Alors pour ceux qui n'ont pas les moyens financiers, ils organisent dans Bordeaux des évènements, des rencontres avec des acheteurs en parallèle du circuit officiel. Reportage, Thomas Giraudeau.

Dans un petit bar à vin, du centre-ville de Bordeaux, une photo de groupe est accrochée au mur. Treize exploitants réunis, tout sourire, sous la bannière « Bordeaux Vignerons». Coraline Moreau est viticultrice à Saint-Émilion. « On cherche à être proche de nos consommateurs. Donc on cherche à travailler en direct avec des distributeurs. Et à Vinexpo on ne les trouve pas. Beaucoup de nos clients qui viennent aux chais nous acheter une bouteille, qui adore nos vins. C’est ça qu’on cherche à reproduire. » Les viticulteurs partagent ici leurs clients. Américains, Belges, Anglais. Beverly Tabron exporte du vin français au Royaume-Uni. « Ma société s'intéresse davantage aux petites exploitations, familiales, comme celles présentes ici. Nos clients veulent se sentir au plus près des producteurs. Ils visitent parfois les propriétés. C'est important pour eux. » Fabrice Chaudier est à l'origine de cette rencontre. Objectif : convaincre les acheteurs potentiels de signer un contrat de vente. « Quand on fait les bilans, on constate que les évènements off sont beaucoup plus efficaces que les évènements dans Vinexpo. Où les acheteurs sont en général très absorbés, où leur emploi du temps est extrêmement serré. Et où ils reconnaissent eux-mêmes qu’il est difficile d’aller à la reconnaissance des producteurs indépendants. » Mais Fabrice Chaudier reconnaît que ces organisations de producteurs sont fragiles. Beaucoup ont échoué, faute de coopération et d'entraide entre les viticulteurs.

SB : Du vin à Bordeaux, passons à présent à la bière à Paris. La capitale française accueille pour la première fois le Mondial de la Bière, un festival originaire du Québec depuis 1994.

CP : Du 30 juin au 2 juillet, cent brasseurs de vingt pays présenteront leurs produits à Paris. On rappelle quand même que l'alcool, quel qu'il soit est à consommer avec modération.C'est la fin de cette édition. Et je vous préviens que demain ce sera la fête de la musique. Et le Journal en français facile cède exceptionnellement sa place pour une émission spéciale d'Alain Pilot. Mais vous retrouverez le journal sur le site internet de RFI.

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