#French in the news

Journal en français facile 19/07/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Philippe Lecaplain : Il est 22 heures sur RFI. C'est l'heure du journal en français facile en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Et pour commencer, les titres de l’actualité.

Zéphyrin Kouadio : Regain de tension dans le détroit d'Ormuz. Les Gardiens de la révolution iranienne se sont emparés d'un pétrolier britannique et les présidents français et américains viennent de se parler à ce sujet.

PL : Angela Merkel se lâche contre Donald Trump. La chancelière allemande juge avec une rare véhémence que le président américain a porté atteinte à « la grandeur de l'Amérique » avec ses propos attaquant des élues démocrates issues de l'immigration.

Les quatre pays qui bordent le lac Tchad lancent un fonds d'environ de 90 millions d'euros pour des projets visant à contrer les effets des attaques du groupe jihadiste Boko Haram.

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ZK : Les Gardiens de la révolution iranienne se sont emparés d'un pétrolier britannique dans le détroit d'Ormuz.

PL : Le Stena Impero a été arraisonné au prétexte que son équipage a enfreint les règles internationales qui encadrent la navigation maritime, affirme la télévision d'État iranienne. Donald Trump et Emmanuel Macron viennent de se parler au téléphone. Ils disent avoir évoqué « les efforts en cours pour s'assurer que l'Iran n'obtienne pas l'arme nucléaire ».

ZK : L'Iran qui assure n'avoir perdu aucun drone dans le détroit d'Ormuz.

PL : Hier, Donald Trump avait annoncé la destruction d'un avion iranien sans pilote à bord qui s'était selon lui approché à moins de 900 mètres d'un bâtiment de l'US Navy. C'est parole contre parole dans la mesure où Washington affirme avoir des « preuves évidentes » que leur marine a bel et bien abattu un tel drone. Le mois dernier, les forces iraniennes avaient abattu un Global Hawk américain près du détroit d'Ormuz. Téhéran considérant que l'engin a violé son espace aérien.

ZK : Les premières déclarations publiques de la future présidente de la Commission européenne.

PL : L'Allemande Ursula von der Leyen, élue mardi par le Parlement à Strasbourg, a accordé un entretien à plusieurs grands journaux européens. Elle y parle de son ambition pour l’Union européenne sans pour autant avancer beaucoup de pistes concrètes. Anastasia Becchio.

Élue de justesse, perçue par certains députés européens comme parachutée, Ursula von der Leyen doit maintenant s’employer à convaincre. Elle a fait de la lutte contre le changement climatique l’une de ses priorités en présentant des objectifs très ambitieux. Dans Le Figaro, elle les résume : « rendre les émissions de CO2 plus chères, investir dans la recherche et le financement vert. » Elle promet un plan détaillé dans les prochains mois. Autre dossier important : la politique migratoire. Ursula von der Leyen dénonce le système « dysfonctionnel » de Dublin selon lequel, le pays de l’UE où les personnes demandeuses d’asile sont entrées doit se charger d’examiner les requêtes. « Je me demande comment un accord aussi imparfait a pu être signé », déclare la future présidente de la Commission, qui prône une approche globale. Sur les questions d’un budget de la zone euro et d’un ministre européen des Finances, elle reste vague : « Il faudra travailler dans le détail, lorsque nous aurons la nouvelle Commission » dit-elle. Le Guardian reprend ses propos sur le Brexit : une sortie du Royaume-Uni sans accord « aurait des conséquences extrêmement négatives pour les deux parties », dit-elle. Elle n’est pas opposée à repousser une nouvelle fois la date de sortie fixée au 31 octobre : « Si nos amis britanniques ont de bonnes raisons pour une prolongation, je suis disposée à les écouter », affirme Ursula von der Leyen.

ZK : « Les médias grand public, qui ont perdu toute crédibilité, sont officiellement ou officieusement devenus un morceau du parti de gauche radicale démocrate. C'est pathétique à regarder ! »

PL : Ainsi parle Donald Trump alors qu'il est engagé dans une bataille verbale avec plusieurs élues démocrates à la Chambre des représentants, dont Ilhan Omar, toutes issues de minorités, et à qui il intime de « quitter » les États-Unis si elles ne les « aiment pas ». Pour sa part, Angela Merkel déclare sans détour que les attaques de Trump contre des élues vont à l'encontre de « la grandeur » américaine.

ZK : Au Kosovo, le Premier ministre, accusé de crimes de guerre par la justice internationale, annonce sa démission.

PL : Ramush Haradinaj avait commandé la guérilla kosovare pendant le conflit qui remonte aux années 1998-99.

ZK : Le massacre de Srebrenica a été la pire tuerie en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

PL : Au total, près de 8 000 hommes et garçons musulmans ont été tués au cours du massacre en juillet 1995. L’enclave de Srebrenica, à majorité musulmane, dans l'est de la Bosnie, était protégée par des Casques bleus néerlandais, faiblement armés et sans soutien aérien. La Cour suprême des Pays-Bas vient de dire que l'État néerlandais a une responsabilité, mais qu'elle est « très limitée ». Les familles jugent la décision insuffisante, mais le jugement est historique explique Marco Gerritsen, il est l'un des avocats qui représente l'association des « Mères de Srebrenica » :

« Je comprends la frustration qu'elles ressentent quand on parle seulement d'un petit groupe de 350 hommes et jeunes garçons, mais il ne faut pas oublier que c'est un jugement unique et très important, parce que jamais un État n'avait été tenu responsable sous mandat de l'ONU, et là l'État est reconnu responsable de la mort de 350 hommes et jeunes garçons. Donc nous allons maintenant négocier une compensation pour les familles et nous verrons si nous pouvons trouver un accord. Et concernant les 10 % de responsabilité invoqués, il y a peut-être une chance de contester ce chiffre devant la Cour européenne des droits de l'Homme, et si ça doit prendre 15 ans, nous irons jusqu'au bout, jamais nous n'abandonnerons cette bataille juridique. »

Des propos recueillis par Clara Losi.

ZK : En France, la justice interdit temporairement à Greenpeace de s'approcher des convois de matières radioactives.

PL : Le tribunal de Paris décide qu'il ne sera plus possible à ses militants de s'approcher à moins de 250 mètres des convois de « transport et d'acheminement de matières ou de déchets nucléaires ou radioactifs », de deux filiales d'Orano, ex-Areva. L'injonction est assortie d'une astreinte de 1 500 euros par personne qui perturberait ou entraverait « de quelque façon que ce soit le transport et l'acheminement » des convois. L'ONG annonce vouloir faire appel.

ZK : Une énorme explosion a dévasté une usine de gazéification dans le centre de la Chine.

PL : Toutes les vitres ont été brisées dans un rayon de trois kilomètres dans la ville de Sanmenxia. Il y a de nombreux blessés.

ZK : Alors que la tension est grande entre la Corée du Sud et le Japon, un Sud-Coréen s’est immolé aujourd’hui par le feu devant l’ambassade du Japon en Corée du Sud avant de mourir à l’hôpital.

PL : Un nombre croissant de Sud-Coréens se joignent actuellement à une vaste campagne de boycott des produits japonais pour protester contre les restrictions à l’exportation au Japon et les prises de position révisionnistes de Shinzo Abe liées à la violente colonisation de la Corée par le Japon. Louis Palligiano.

Alors que le mouvement « Boycott Japon » qui encourage les Sud-Coréens à ne pas visiter l’archipel et à ne pas acheter de produits japonais prend de l’ampleur, un septuagénaire a trouvé la mort tôt dans la journée après avoir mis le feu à son véhicule à proximité de l’ambassade du Japon à Séoul. L’homme, identifié par son nom de famille, Kim, a incendié sa camionnette dans laquelle une vingtaine de petites bouteilles de gaz et 40 litres d’essence ont été retrouvés. Kim avait téléphoné à un proche peu avant le drame pour le prévenir de son acte, expliquant ressentir « une hostilité envers le Japon ». La famille du défunt a déclaré que son beau-père faisait partie des Coréens contraints au travail forcé quand la péninsule se trouvait sous le joug colonial japonais, entre 1910 et 1945. Au début du mois, Tokyo a durci les contrôles sur ses exportations vers la Corée du Sud de matériaux essentiels à la production d’écrans et de semi-conducteurs, deux secteurs technologiques clés pour le pays. Des restrictions appliquées suite à la décision de la Cour suprême sud-coréenne d’ordonner à certaines firmes japonaises comme Mitsubishi Heavy Industries et Nippon Steel d’indemniser les travailleurs forcés de l’époque coloniale. Louis Palligiano, Séoul, RFI.

ZK : « Améliorer la fourniture des services de base et renforcer les moyens de subsistance » des populations : c'est ainsi que l'on pourrait repousser la propagande islamique et la violence de Boko Haram.

PL : C'est pour cela que les quatre pays qui bordent le lac Tchad : Cameroun, Niger, Nigeria, Tchad, ont lancé à Niamey un fonds d'environ 90 millions d'euros pour des projets visant à contrer les effets des attaques du groupe jihadiste. La Suède a déjà annoncé une contribution d'environ 7 millions d'euros. L'Allemagne, le Royaume-Uni et de l'Union européenne (UE) ont aussi promis un soutien.

ZK : Et cette question, le Sénégal ou l'Algérie comme vainqueur de la CAN ?

PL : Il est encore impossible de répondre à cette question. Le résultat de la finale à suivre bien sûr RFI. Pour l'instant, le score est de 1 à 0 pour l’Algérie. Pierre Olivier est à Paris, dans le quartier de la Goutte-d'Or où le match est très très suivi.

[Transcription manquante]

PL : Pour que la fête ne soit pas gâchée, le ministre de l'Intérieur appelle au respect des « valeurs du sport » afin d'éviter une répétition des scènes de violence qui ont suivi la qualification de l'équipe algérienne. La ville de Toulouse va, elle, recourir à la vidéo-verbalisation afin de sanctionner les comportements routiers dangereux.

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