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Journal en français facile 19/02 20h00 GMT

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RFI
Transcription

RFI 20 h TU, 21 h Paris

Celine Pellarin :
Bonjour et bienvenue dans votre journal en français facile. Je suis en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet:
Bonsoir Céline, bonsoir à tous.

CP :
À la une de cette édition : La bataille de Mossoul reprend. Les forces irakiennes, après avoir récupéré la partie est de la ville, se lancent à la conquête de la partie ouest.

SB:
Aux États-Unis, les médias toujours dans le viseur du président Donald Trump. Des propos qui mettent mal à l’aise une partie de son propre camp, les Républicains.

CP :
Et nous retrouverons comme chaque dimanche Yvan Amar en fin de journal pour l’expression de la semaine. Celle qui est décryptée ce soir : c’est la majorité pénale.

SB:
La bataille de Mossoul en Irak a été relancée aujourd’hui.

CP :
Ce sont des milliers de soldats et de policiers irakiens qui se battent dans les rues de la deuxième ville du pays pour chasser les djihadistes de l’organisation État islamique de l’ouest de Mossoul. Une bataille qui s’annonce longue et difficile. Ce qui inquiète les organisations humanitaires quant à la survie des civils. Près de huit cent mille personnes sont prises au piège. Piotr Moszynski.

Un mois après la libération de la partie orientale de la ville, les forces irakiennes appuyées par la coalition internationale dirigée par les États-Unis tentent de reconquérir la partie occidentale. Celle-ci est plus petite, mais plus densément peuplée. D’où l’inquiétude des organisations humanitaires, qui appellent les militaires à protéger notamment les trois cent cinquante mille enfants de Mossoul ouest. L’offensive a permis la reprise rapide d’une dizaine de villages au sud de la ville, sur le chemin menant vers l’aéroport de Mossoul, l’un des principaux objectifs des troupes gouvernementales. Les forces irakiennes ont occupé une centrale électrique et tué un certain nombre de combattants de Daech, dont des tireurs d’élite. Des témoins sur place parlent d’intenses bombardements terrestres et aériens à proximité de la ligne de front. La reprise totale de Mossoul marquerait un échec cinglant pour Daech, qui a perdu beaucoup de terrain ces derniers mois en Irak et en Syrie voisine.

SB:
Avant les prochaines négociations de paix à Genève dans les prochains jours, une partie de l’opposition syrienne accuse le régime de Damas, d’augmenter le nombre de ses bombardements sur les villes rebelles.

CP :
C’est le Haut comité de négociations, qui rassemble plusieurs groupes des insurgés, qui lance cette accusation. Il pointe du doigt, les raids récents près de Damas, dans la province de Homs et ailleurs dans le pays. Des violences qui perturbent d’avance, le quatrième rendez-vous de négociations entre l’opposition et le gouvernement syrien sous l’égide de l’ONU qui a le rôle d’arbitre. Le 11 mars prochain cela fera sept ans que le conflit a débuté en Syrie et il a fait trois cent dix mille morts.

SB:
Aux Etats Unis, Donald Trump persiste dans ses attaques contre les journalistes.

CP :
« Les médias bidon ne sont pas mes ennemis, ce sont les ennemis des Américains », c’est ce qu’a écrit Donald Trump sur Twitter ce week-end. La virulence, la violence de ses déclarations, elle est contestée au sein de la classe politique. Chez les Démocrates bien sûr, mais également dans le camp Républicain, celui du président américain. Le sénateur républicain John McCain n’a jamais apprécié Donald Trump et il ne se prive pas pour le critiquer.

« Une partie essentielle de notre nouvel ordre mondial avait été la liberté de la presse. Moi aussi, je déteste les médias. Mais c’est un fait que nous avons besoin de vous ! Nous avons besoin de médias libres ! C’est vital ! Je suis très sérieux ! Si nous voulons poursuivre sur la voie démocratique telle que nous la connaissons, nous devons nous assurer de l’existence d’une presse libre et souvent critique. Sans cela, j’ai peur que nous perdions au fil du temps beaucoup de nos libertés individuelles. C’est ainsi que commencent des dictateurs. Quand vous jetez un coup d’œil sur l’histoire vous allez vous rendre compte que pour consolider leur pouvoir, les dictateurs ont toujours commencé par supprimer les médias libres. Je ne dis pas que le président Trump tente d’être un dictateur. Je dis juste qu’il faut qu’on tire les leçons de l’histoire ».

SB:
Le président américain qui n’a toujours pas de conseiller à la sécurité nationale.

CP :
Le poste stratégique à la Maison-Blanche est vacant, c’est-à-dire qu’il n’est pas attribué. Le dernier titulaire Michael Flynn a dû démissionner après seulement un mois passé à cette fonction, à cause de ses liens avec les autorités russes. Donald Trump lui cherche un remplaçant. Il fait passer ce week-end des entretiens d’embauche dans sa propriété de Floride, un club privé de luxe qu’il a baptisé « la Maison-Blanche du sud ».

SB:
Être un opposant politique russe et être empoisonné c’est ce qui arrive à  Vladimir Kara-Mourza.

CP :
Vladimir Kara-Mourza est un opposant actif du Kremlin et du dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov. C’est un proche de l’homme politique Boris Nemtsov, qui a été assassiné à Moscou, c’était il y a deux ans. La santé de Vladimir Kara-Mourza s’est gravement détériorée au début du mois. Il est tombé dans le coma, victime d’une « intoxication aiguë », selon un rapport médical. Il a ensuite quitté la Russie pour suivre un traitement à l’étranger. Les précisions d’Étienne Bouche :

Vladimir Kara-Mourza a pris l’avion ce dimanche matin pour aller se faire soigner à l’étranger. C’est ce qu’a fait savoir son avocat qui n’a pas précisé la destination. Il était dans un état critique au début du mois mais il va mieux. L’hôpital a diagnostiqué une « intoxication aiguë par une substance inconnue ». Il s’agit en fait de sa deuxième intoxication : Kara-Mourza avait déjà été hospitalisé en 2015. Les médecins avaient alors trouvé dans son sang une intoxication aux métaux lourds. S’agissait-il d’un empoisonnement volontaire ? L’opposant avait demandé l’ouverture d’une enquête qui est restée sans résultat. Vladimir Kara-Mourza a trente-cinq ans, il est l’ancien vice-président du parti libéral Parnass, une formation d’opposition. Il coordonne les activités en Russie du mouvement Open Russia de Mikhaïl Khodorkovski. L’oligarque en exil juge la piste de l’empoisonnement tout à fait crédible. Le père de l’opposant, lui, estime que cette hospitalisation pourrait être due à l’incident de 2015. Son avocat l’a en tout cas assuré, Vladimir Kara-Mourza a l’intention de poursuivre ses activités politiques.

SB:
Dans la capitale colombienne, une explosion a fait au moins un mort et trente et un blessés.

CP :
Pour l’instant les causes de l’explosion, de la détonation, sont inconnues selon les autorités de Bogota. Le maire Enrique Penalosa sur les réseaux sociaux indique qu’un explosif a bien été utilisé mais sans en préciser la forme. La plupart des blessés sont des policiers. Ils devaient encadrer une manifestation anti-tauromachie qui est un spectacle de combat entre l’homme et le taureau. Les corridas, qui viennent de reprendre dans le pays après quatre ans d’interruption, provoquent une vague de protestations.

SB:
On a appris en début de soirée la mort de Xavier Beulin.

CP :
Il était le patron de la FNSEA, le principal syndicat agricole français. Xavier Beulin avait cinquante-huit ans. Son décès soudain a été annoncé par la fédération agricole qu’il dirigeait. Le président François Hollande lui a rendu hommage, parlant d’un « agriculteur passionné ».

CP :
Et on retrouve maintenant Yvan Amar pour l’expression de la semaine, qui est : la majorité pénale.

François Fillon aimerait bien rester candidat à l’élection présidentielle, malgré cette malheureuse affaire liée à sa femme Pénélope. Alors il se pousse encore un petit peu vers la droite, et il joue sur le terrain de la sécurité : il propose par exemple qu’on abaisse la majorité pénale à seize ans. Le sens de cette expression est simple : cela veut dire que dès seize ans si l’on passe au tribunal, si l’on est mis en examen, accusé, et bien on peut être jugé comme un adulte. Alors qu’aujourd’hui les règles, les lois, les condamnations ne s’appliquent pas de la même façon aux adultes et aux enfants – c’est-à-dire, techniquement, à ceux qui sont majeurs et à ceux qui sont mineurs. Donc François Fillon suggère qu’on devienne pénalement majeur à l’âge de seize ans. Mais attention, il ne s’agirait pas d’une majorité qui permet de voter : juste une majorité qui permet qu’on soit jugé par un tribunal comme une personne majeure. Alors qu’est-ce que c’est qu’une personne majeure ? Que veut dire « être majeur » ? Au départ, c’est être « plus grand que ». C’est le premier sens, qui vient du latin. Et, la plupart du temps, on la comprend comme « plus vieux que ». On décide d’une majorité qui permet de faire plusieurs choses : par exemple de voter, de présider une entreprise. À quel âge est-ce qu’on atteint cette majorité ? Cela dépend des pays et des époques. En France pendant longtemps c’était à vingt et un ans. On est descendue à dix-huit ans en 1974. Et quand on dit, de façon familière de quelqu’un : « Il est majeur », cela veut dire : « il est responsable, il sait ce qu’il fait ».

CP :
L’expression de la semaine, Yvan Amar. C’est la fin de ce journal en français facile. Il est 20 h passé de dix minutes en temps universel. Merci à Sylvie Berruet. Et merci à vous d’avoir suivie cette édition.

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