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Journal en français facile 19/01/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h ici à Paris 20h en TU. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l'actualité ce soir : La conférence internationale de Berlin sur la Libye. Elle s'est ouverte en début d'après-midi. Et à l’instant le communiqué final appelle à un "cessez le feu permanent" dans le pays.

SB : Au Yémen plus de 100 morts après une attaque attribuée aux rebelles Houthis. Une mosquée située dans un camp des forces progouvernementales a été touchée par deux missiles dans l'ouest du pays.

RA : En Australie le geste du gouvernement. Le ministre du tourisme annonce le déblocage de 50 millions d'euros pour venir en aide au secteur du tourisme durement touché par les incendies.

SB : Et puis à la fin de ce journal en français facile, votre rendez-vous avec l'expression de la semaine. C'est « le calme avant la tempête » nous dira Yvan Amar. Soyez les bienvenus.

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SB : Les dirigeants internationaux se sont donc réunis à Berlin pour tenter de trouver une solution politique à la crise en Libye.

RA : Onze dirigeants étrangers se trouvaient dans la capitale allemande, parmi eux les présidents russe Vladimir Poutine, français Emmanuel Macron, turc Recep Tayiip Erdogan, ou encore la chancelière allemande Angela Merkel et le premier ministre britannique Boris Johnson. Ils ont donc tenté de s'entendre sur la solution à apporter en Libye, le pays déchiré par la rivalité entre le camp de Fayez al-Sarraj, le chef du Gouvernement d'union nationale, et celui du maréchal Haftar qui mène depuis plusieurs mois une offensive et se trouve désormais aux portes de Tripoli. On va justement rejoindre Berlin ou nous attend notre correspondant Pascal Thibaut. Pascal vous nous dites que la conférence vient de se terminer par un accord.

[correspondance en direct : transcription manquante]

SB : Au Yémen le bilan est lourd après une attaque attribuée aux rebelles Houthis

RA : Plus de 100 personnes ont été tuées, c'est une mosquée située dans un camp des troupes progouvernementales qui a été touchée, il s'agit de l'une des attaques les plus meurtrières depuis le début du conflit au Yémen en 2014. On revient sur ce qu’il s’est passé avec Sami Boukhelifa.

C’est une double frappe qui a visé samedi la mosquée du camp militaire de Marib. Cette ville où sont positionnées les forces pro-gouvernementales se situe à 120 km à l’est de Sanaa la capitale. Une roquette puis un drone armé se seraient abattus sur cette mosquée où étaient rassemblés plusieurs dizaines de soldats. Cette semaine encore l'émissaire des Nations unies au Yémen, Martin Griffiths, se réjouissait du clame qui régnait dans le pays. Il est vrai que plusieurs fronts restent actifs. Mais ce début d’année a été marqué par une baisse des activités militaires sur le terrain. Via leur chaine de télévision les rebelles houthis donnent régulièrement le détail de leurs opérations armées. Mais pour le moment ils ne revendiquent aucune attaque dans la région de Marib. Ils se contente seulement de dénoncer des raids de l’aviation saoudienne contre des civils. Engagée dans ce conflit depuis cinq ans, l’Arabie Saoudite soutient les forces progouvernementales dans leur guerre contre les Houthis. Pour le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, cette nouvelle attaque attribuée aux Houthis, confirme une nouvelle fois les intentions destructrices de cette milice soutenue par l’Iran.

RA : Précisons que pour le moment les Houthis n'ont pas revendiqué cette attaque

SB : En Italie nouvelle manifestation ce dimanche des Sardines.

RA : Ceux que l'on appelle les Sardines sont des militants opposés à l'extrême droite. Ils étaient plusieurs dizaines de milliers réunis dans les rues de Bologne dans le nord de l'Italie. Une région qui n'a pas été choisie au hasard, dans une semaine se tiendra une élection en Emilie-Romagne. Élection régionale mais dont le dirigeant d'extrême droite Matteo Salvini a fait un enjeu national.

SB : Et puis en Australie c'est désormais la pluie qui s'abat

RA : Ce week-end des tempêtes ont touché certaines zones de la côte est du pays, des zones durement touchées par les incendies. Le bilan de ces feux de forêt est pour le moment de 29 morts, plus de 2500 habitations détruites et plusieurs millions d'hectares. Face à cela le gouvernement se mobilise pour venir en aide au secteur touristique, c'est un secteur important en Australie il représente 150 milliards de dollars australiens (plus de 90 milliards d'euros). Et le problème c'est qu'en raison des incendies le tourisme a connu une sérieuse baisse, d'où le geste du gouvernement. Explications Olivier Rogez.

Désastre écologique, désastre humain, les incendies sont aussi un désastre économique pour de nombreuses communautés vivant du tourisme en Australie. Depuis trois mois les touristes fuient le pays, effrayés par les images d'apocalypse et de koalas brûlés. Les réservations internationales ont chuté de 30 à 40 pourcent selon le ministre du Tourisme, Simon Birmingham. Soixante-dix pourcent pour les réservations domestiques, d'après la presse australienne. Le manque à gagner atteint déjà 600 millions d'euros et pourrait approcher les deux milliards sept cent millions d'ici la fin de l'année. Des sites particulièrement prisés ont été détruits, comme les forêts de la région des montagnes bleues en Nouvelle-Galles du Sud qui ont brûlé à 80%. Le parc naturel de l'île Kangourou, destination touristique numéro un du pays, a lui aussi été réduit en cendres. L'industrie touristique pèse 90 milliards d'euros à l'échelle du pays et fait vivre 660 000 personnes. Pour leur venir en aide, le ministre du tourisme a annoncé un coup de pouce de 50 millions d'euros environ. Une enveloppe qui fait partie d'un plan global d'un milliard deux cent millions que le gouvernement va débloquer pour surmonter les conséquences des incendies.

SB : Et dans ce contexte l'Open d'Australie de tennis débute cette nuit à Melbourne.

RA : Alors qu'il y a eu des interrogations sur la tenue ou non du premier Grand Chelem de la saison, en raison des incendies. Les premiers matchs auront donc lieu cette nuit, à suivre sur les courts : le Suisse Roger Federer, le Serbe Novak Djokovic, et dans le tableau féminin, la Japonaise Naomi Osaka et l'Américaine Serena Williams.

RA : Il est 21h08 à Paris, l'heure de retrouver comme chaque dimanche l'expression de la semaine avec Yvan Amar.

« Le calme avant la tempête » ! Voilà l’expression qui annonçait le début du procès en destitution qui menace Donald Trump et qui devrait s’ouvrir mardi. Un titre qui fait frissonner, et d’ailleurs il est bien fait pour ça ! Une expression toute faite qui repose sur l’expérience de la météorologie, du temps qu’il fait, ou plutôt qu’il va faire : c’est bien cela qu’on appelle, en abrégé la météo : les prévisions sur le temps à venir. Et cette phrase, lourde de menaces représente donc une expérience, vraie ou supposée : le temps est calme avant une tempête. Avec cette idée que plus il est calme, plus la tempête à venir sera violente. Comme si on devait assister à un choc des contraires. Ce calme ne nous dit rien de bon ! Voilà ce que semble annoncer la phrase. Un calme trop calme, qui n’est pas naturel ; une immobilité qui contraste, qui est un peu l’opposé du déferlement à venir, un calme qui retient son souffle avant de le l’expulser fougueusement ! Est-ce que ça ressemble à l’œil du cyclone ? Un peu. Pas tout à fait : l’oeil du cyclone est une image de l’espace : au centre d’un cyclone c’est l’immobilité totale. Et dans le temps, il y a quelque chose d’un peu semblable : juste avant le cyclone, rien ne se passe, comme si tout était suspendu, avant l’explosion qu’on devine.

RA : Merci Yvan Amar, merci à vous Sylvie. C’est déjà la fin de ce journal en français facile, il est 21h10 ici à Paris.

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