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Journal en français facile 18/07/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Merci d’écouter Radio France Internationale, il est 22h à Paris, 20h en temps universel.

Benoît Almeras : C’est l’heure de votre Journal en français facile. Je suis accompagné de Zéphirin Kouadio pour cette édition. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Benoit, bonsoir à toutes et à tous.

BA : Dans ce journal, nous irons en Allemagne après les inondations meurtrières. La chancelière Angela Merkel s'est rendue au chevet des populations sinistrées.

La pandémie de coronavirus. Le Royaume-Uni lève ses dernières restrictions sanitaires demain. Les habitants de Sydney vivent reconfinés depuis trois semaines.

Nous vous parlerons du projet Pegasus, une nouvelle affaire de surveillance à l'échelle mondiale.

À la Une également, l’accord des pays exportateurs de pétrole pour augmenter leur production d'or noir.

Nous vous parlerons aussi de Vincent Fichot, un Français expatrié au Japon. Il a entamé une grève de la faim pour revoir ses enfants. Reportage dans ce journal.

Voilà pour les titres. Bienvenue à tous.

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ZK : Le nombre de morts en Europe de l'Ouest ne cesse de s'alourdir, c’est-à-dire d’augmenter, à la suite des inondations, au moins 190 morts.

BA : Et encore de nombreux disparus, notamment en Allemagne. Le pays a payé le plus lourd tribut à la catastrophe avec au moins 159 morts. Angela Merkel s'est rendue cet après-midi dans le village dévasté de Schuld en Rhénanie-Palatinat. Le pire semble passé dans cette région sinistrée de l'ouest, mais le pays reste en alerte Sophia Khatsenkova.

Si la tendance est à la décrue dans les zones déjà touchées, la situation se dégrade en revanche plus au sud, à la frontière entre l'Allemagne et l'Autriche. Une personne est décédée du côté allemand. Un plan catastrophe a été décrété dans cette région de Bavière. En Autriche, les pompiers sont aussi en état d'alerte dans les régions du Tyrol et de Salzbourg où la vieille ville de Hallein est sous les eaux. Des torrents de boue se sont déversés dans la ville à la suite d’une crue éclair. La situation est jugée « très critique » par la police locale. Plus à l'est, à la frontière entre l'Allemagne et la République tchèque, des cours d'eau ont débordé dans la région de Saxe samedi soir, provoquant des dégâts considérables. En Belgique, une journée de deuil national est déclarée ce mardi. Le centre de crise belge, qui centralise les données au niveau national, ne communique plus à propos du nombre de disparus. En raison des coupures d'électricité et des perturbations touchant les lignes téléphoniques, beaucoup de personnes restent injoignables. L'Union européenne a assuré de son soutien face à ces intempéries, qui ont affecté en outre les Pays-Bas, le Luxembourg et la Suisse.

ZK : Sophia Khatsenkova.
Les intempéries meurtrières en Inde également, où 34 personnes sont mortes à Bombay après des glissements de terrain.

BA : Les coulées de boue ont enseveli plusieurs maisons dans la banlieue de cette métropole indienne. Des pluies torrentielles s'abattent depuis hier sur la région de Bombay, pour le début de la mousson, la saison humide.

ZK : Il est 21h03 à Londres et le Premier ministre britannique Boris Johnson appelle l'Angleterre à la prudence à trois heures de la levée des dernières restrictions sanitaires.

BA : Les stades et les salles de spectacle du pays vont de nouveau pouvoir accueillir des spectateurs sans restrictions, mais Boris Johnson sera forcé de s'isoler. Le chef du gouvernement anglais a été en contact avec son ministre de la Santé, testé positif au coronavirus.

ZK : La plus grande ville d'Australie, Sydney, est reconfinée depuis trois semaines en raison du variant Delta du coronavirus.

BA : Depuis le début de la pandémie, le pays des antipodes, au sud de l’hémisphère sud, a adopté une stratégie zéro Covid pour éviter la circulation de la maladie. C'est sans doute pour cela que les habitants de Sydney acceptent ce retour des restrictions voire le soutiennent. Reportage de notre correspondant sur place Grégory Plesse.

Fin d'après-midi ensoleillée à Sydney, dans un parc où on croise quelques personnes venues s’aérer, Romina se balade avec son chien. Même si le confinement ne lui facilite pas la vie, elle le soutient malgré tout : « Je pense que c’est bien pour protéger notre communauté, d’essayer de réduire le nombre de cas à zéro. Ça n'est pas facile. J’ai trois enfants, un chien et je télétravaille, mais nous devons faire ce qu’il faut. » Anthony, lui, pense même que le confinement, ça n'est pas si pénible que ça : « On peut toujours sortir se balader, acheter des biens de première nécessité, et ça inclut le vin, et ça c'est très bien ! » En revanche, Juliette, elle, est un peu déprimée par la situation actuelle. Mais faute de vaccins, elle estime que ça reste le meilleur moyen de se protéger : « Tant qu’on n’aura pas plus facilement accès aux vaccins, la seule chose qu’on peut faire c’est rester à distance les uns des autres et agir comme si nous avions le Covid. » C’est là tout le problème. À l’heure actuelle, à peine 11% de la population australienne est totalement vaccinée, le problème étant que le gouvernement, initialement, a presque entièrement misé sur AstraZeneca, avant de déconseiller ce vaccin aux personnes âgées de moins de 60 ans. Grégory Plesse, Sydney, RFI.

ZK : Venons au projet Pegasus, un scandale d'espionnage à grande échelle dans le monde entier.

BA : Pegasus, c'est le nom d'un logiciel espion israélien. Sur le papier, ce programme informatique a été développé pour aider les gouvernements à surveiller des criminels ou des terroristes. Mais selon les révélations d'une enquête publiée ce soir, des militants des droits humains et des journalistes ont également été visés au Mexique, au Maroc, en Inde, ou encore en Hongrie, entre autres.

ZK : L'organisation des pays exportateurs de pétrole s’est mise d'accord pour augmenter leur rendement.

BA : Les États-membres de l'organisation et leurs alliés prévoient une hausse modeste de leur production de barils d'or noir et ce à partir du mois prochain Agnieszka Kumor.

Les 23 membres du groupe Opep+ sont tombés d'accord pour continuer à augmenter leur production de pétrole de 400 000 barils par jour, afin de contribuer à alimenter la reprise économique mondiale. Soit un total de 2 millions de barils quotidiens remis sur le marché d'ici la fin de l'année. Depuis mai, le cartel a timidement rouvert le robinet d'or noir après avoir fortement réduit la production au début de la pandémie, faute de demande. Une stratégie qui a payé et qui a permis de redresser les cours. Mais pour continuer cet agenda, il a fallu surmonter le blocage de la part des Émirats arabes unis qui demandaient une révision à la hausse de leurs volumes de production. Un compromis prévoit d'ajuster les quotas pour ce pays et pour quelques autres en mai prochain. L'accord repousse par ailleurs d'avril 2022 à la fin de l'année 2022, la date limite de plafonnement de la production. Pour cela, l'organisation devrait évaluer l'évolution du marché en décembre prochain.

ZK : Agnieszka Kumor.

Jour de deuil à Kinshasa où la dépouille du cardinal Laurent Monsengwo est arrivée aujourd'hui.

BA : L'ancien archevêque de République démocratique du Congo est décédé la semaine dernière à Paris à l'âge de 81 ans. Son corps a donc été rapatrié cet après-midi vers la capitale congolaise, avant d'être exposé à la cathédrale Notre-Dame du Congo devant une foule en pleurs.

ZK : Les Jeux olympiques de Tokyo servent de tribune à un Français qui veut revoir son fils et sa fille.

BA : Vincent Fichot est installé au Japon depuis 15 ans. Il y a fondé une famille, mais il y a trois ans, ses deux enfants ont été « enlevés » par leur mère japonaise. L'homme de 39 ans est sans nouvelles depuis. Et la justice a rejeté ses recours. Alors depuis le début du mois, et avant la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques, ce banquier de profession a entamé une grève de la faim pour alerter sur sa situation. Notre envoyée spéciale Clea Broadhurst est partie à sa rencontre.

À l'entrée de la gare de Sendagaya, près du stade Olympique de Tokyo, Vincent Fichot est assis par terre, en face du poste de police. Deux étendards, un en anglais, l’autre en japonais où il est écrit « Enfants enlevés par une japonaise », l’encadrent. Son fils a six ans, sa fille quatre, il ne les a pas vus depuis trois ans, malgré toutes ses tentatives juridiques : « En fait, il ne me reste presque plus rien, d’un point de vue légal, d’un point de vue politique, à faire. Puisque la France, mon chef d’État en a parlé au chef d’État japonais, il n’arrive à rien, ils ne savent même pas si mes enfants sont en vie ou pas. C’est hallucinant qu’un pays du G7 bloque l’accès à un autre pays du G7 à ses ressortissants. Pour moi, ce n’est plus un problème d’ordre familiale maintenant, c’est un problème d’ordre diplomatique. Il est important que la France défende l’intérêt de ses enfants avec beaucoup plus de détermination et qu’elle prenne des actions qui soient beaucoup plus adéquates à la problématique, mais aussi face à l’habitude des Japonais qui se refusent à toute coopération. » Le choix du lieu et du timing ne sont pas anodins : Emmanuel Macron devrait se trouver à 200 mètres de là dans moins d’une semaine, et les premiers symptômes d’une grève de la faim se manifestent au bout de deux semaines, nous explique-t-il. Il veut ainsi montrer au président français sa détermination. Il est prêt à aller jusqu’au bout pour retrouver ses enfants. Il reçoit le soutien quotidien de nombreuses personnes, des Japonais, des étrangers qui viennent lui apporter des bouteilles d’eau, mais également de parents dans la même situation qui espèrent tous pouvoir un jour revoir leurs enfants. Clea Broadhurst, Tokyo, RFI. 

BA : C'est ainsi que se termine cette édition en français facile. Merci Zéphyrin de l'avoir présenté avec moi.

ZK : Merci Benoît.

BA : Vous pourrez retrouver ce journal sur notre site RFI Savoirs, savoirs au pluriel point RFI point FR. Il est 22h10 à Paris, 20h10 en temps universel.

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