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Journal en français facile 18/06 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Pierre Pillet :
Il est 20 heures en temps universel, 22 heures ici à Paris. C'est l'heure de votre journal en français facile. Vous voulez suivre l'actualité, apprendre ou perfectionner votre français ? Vous êtes au bon endroit. On commence avec les titres de cette édition. Bonsoir Zéphyrin Kouadio.

Zéphyrin Kouadio :
Bonsoir Pierre et bonsoir à tous. En Belgique, trois hommes inculpés après les arrestations de la nuit dernière dans le cadre d'une opération antiterroriste. Leur but, leur objectif, c'était peut-être de frapper un lieu où se trouvaient les supporters de l'équipe de football nationale, eux qui regardaient le match sur écran géant.

PP :
Le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies en Grèce, pour évaluer la situation des migrants bloqués. Ce matin, il a rencontré le Premier ministre, Alexis Tsipras. Le chef du gouvernement grec appelle à poursuivre l'application de l'accord entre l'Union européenne et la Turquie pour mettre fin aux arrivées de réfugiés.

ZK :
Et puis un concours particulier aux États-Unis : le ministère de la Défense a proposé à 1500 volontaires de pirater son système informatique. Le but de l'opération : renforcer la sécurité de ses sites internet.

PP :
Et en fin de journal, on retrouve Yvan Amar pour le mot de la semaine : « appel. »

ZK :
On l'apprend ce soir : en Belgique, trois hommes inculpés, accusés de « tentative d'assassinat dans un contexte terroriste. » Cela fait suite aux nombreuses perquisitions et arrestations menées dans la nuit de vendredi à samedi sur le sol belge.

PP :
Information donnée par le parquet fédéral. Ces trois individus font partie des douze interpellés. Leur objectif, c'était peut-être de frapper là où se trouvaient des supporters qui suivaient le championnat d'Europe de football cet après-midi. Les précisions de notre correspondante, Joana Hostein.

Les terroristes présumés arrêtés cette nuit envisageaient-ils de frapper un lieu de rassemblement autour d'un écran géant lors de la rencontre de football Belgique-Irlande qui vient de s’achever ? C'est en tout cas l'une des hypothèses sur laquelle planchent les services de sécurité après l'arrestation de douze personnes placées en garde à vue et qui sont actuellement auditionnées par un juge d'instruction. Pour les médias belges, il pourrait s'agir de proches des kamikazes des attentats de Bruxelles du 22 mars dernier. Les quelque quarante perquisitions menées la nuit dernière n'ont pas permis en revanche de mettre la main sur des armes et des explosifs, précise le parquet. Après une réunion de crise entre les membres du gouvernement et les services de sécurité, à la mi-journée, le Premier ministre a annoncé le maintien du niveau d'alerte terroriste à trois sur une échelle de quatre. Il n'est pas non plus question d'annuler les festivités prévues pour le week-end. Un seul mot d'ordre du côté des autorités : la situation est sous contrôle. Joana Hostein à Bruxelles, RFI.

PP :
Par ailleurs, en France, deux hommes ont été présentés à des juges antiterroristes en vue d'une mise en examen. Ils sont soupçonnés d'être des complices de Larossi Abballa, l'assassin d'un couple de policiers qui a revendiqué son acte au nom du groupe terroriste Etat islamique. Ces deux hommes et le meurtrier avaient été condamnés en 2013 dans le cadre du procès d'une filière d'envoi de djihadistes au Pakistan.

ZK :
Le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies en visite en Grèce. Ban Ki-moon sur l'île de Lesbos, notamment, pour évaluer la situation des migrants bloqués sur cette île.

PP :
Au total, ce sont 50 000 migrants qui sont bloqués dans l'ensemble du pays, depuis la mise en application de l'accord entre l'Union européenne et la Turquie pour stopper les arrivées de réfugiés en Europe. Ban Ki-moon lui, salue, je cite, « la solidarité et l'hospitalité remarquables dont Athènes fait preuve à l'égard des gens désespérés qui fuient guerres et persécutions. » Ce matin, il a rencontré le Premier ministre grec dans la capitale. À la suite de leur discussion, ce dernier, Alexis Tsipras, a appelé à continuer à appliquer l'accord UE-Turquie, Charlotte Stiévenard.

C'est un cadeau symbolique. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a offert un des nombreux gilets de sauvetage retrouvés sur les côtes grecques à Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies : « J'offre cet outil vital pour les milliers de personnes qui ont traversé la mer Egée pour arriver sur les îles grecques, avec l'espoir que l'accord entre l'Union européenne et la Turquie, qui a permis de réduire les flux, eh bien que cet accord soit maintenu. » Selon le Premier ministre grec, depuis la signature de cet accord mi-mars, le nombre d'arrivées quotidiennes est désormais très bas, alors qu'il s'élevait à près de 7 000 à 8 000 personnes par jour en novembre. Alexis Tsipras a aussi salué la création en contrepartie d'une route légale pour les réfugiés syriens, de la Turquie vers l'Union européenne, même si en réalité seules 511 personnes ont pu en bénéficier jusqu'ici : « Ça, c'est peut-être une des priorités que nous devons fixer, que ce petit chemin devienne un boulevard dans les temps prochains. » Ban Ki-moon lui, a salué le travail de la Grèce, mais pas un mot sur l'accord Union européenne-Turquie pourtant très critiqué au sein même du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Charlotte Stiévenard, Athènes, RFI.

ZK :
On en vient à la guerre en Syrie, Pierre. Les Forces démocratiques syriennes sont à deux kilomètres environ du centre de Manbij, ville du nord-ouest contrôlée par le groupe Etat islamique.

PP :
Si les FDS, coalition composée de combattants arabes et kurdes, libèrent cette localité, eh bien les djihadistes ne contrôleront plus aucun territoire le long de la frontière entre ce pays et la Turquie. Ces forces sont aidées par les Etats-Unis.

ZK :
Les Etats-Unis, parlons-en justement. Le ministère de la Défense américain a organisé un concours particulier, un concours qui consiste à pirater son internet.

PP :
« Piratez le Pentagone », c'était la consigne donnée aux candidats. Le but de cette compétition un peu spéciale : renforcer la sécurité informatique du ministère. Une opération qui donne des résultats intéressants, Juliette Gheerbrant.

Grand succès pour l'opération « Piratez le Pentagone. » Près de mille cinq cents Américains ont répondu à l'appel. Ils ont planché pendant un mois sur les sites publics du ministère, ils y ont trouvé des centaines de points vulnérables et identifié 138 failles à traiter. C'est en quelque sorte de la « sécurité participative » et Ashton Carter, le secrétaire d’État à la Défense, n'y voit que des avantages. Économique, d'abord : en passant par une entreprise spécialisée, l'opération aurait coûté plus d'un million de dollars, a-t-il expliqué, alors que pour le concours, le ministère n'a déboursé que 150 000 dollars, dont la moitié en récompenses attribuées aux participants. Avantage stratégique, aussi : la démarche permet de tisser des liens avec des citoyens à la pointe des technologies et qui veulent aider leur pays. « Plus nous aurons de regards amis sur nos systèmes, mieux nous serons protégés » a déclaré Ashton Carter, qui envisage d'ailleurs d'étendre le programme à des sites plus sensibles du ministère. Les systèmes informatiques des autorités américaines sont régulièrement attaqués. En juin l'an dernier, le bureau du personnel de Washington réalisait par exemple que les données personnelles de quatre millions d’employés fédéraux avaient été piratées.

PP :
Juliette Gheerbrant.

ZK :
Le championnat d'Europe de football, la suite des matches de groupes. En ce moment, Portugal-Autriche, le score : 0-0. La seconde période a débuté il y a quelques minutes.

PP :
Dans le groupe de ces deux nations, un partout entre l'Islande et la Hongrie cet après-midi ; et la Belgique bat l'Irlande 3-0.

ZK :
Il est 22 heures et 7 minutes à Paris. Tout le suite, le mot de la semaine.

PP :
Ce mot, c'est « appel. » On retrouve Yvan Amar.

Après le meurtre de Jo Cox en Angleterre, beaucoup de gens appellent à plus de modération, de bon sens, de tolérance. Ces appels se font entendre depuis hier et encore aujourd’hui, le 18 juin. Alors bien sûr, nous n’avons pas choisi le mot appel par hasard aujourd’hui. On se rappelle de l’appel du 18 juin justement, très courte émission de radio, historique : Charles de Gaulle, qui venait d’arriver à Londres, en 1940, lançait un appel aux Français pour rassembler ceux qui n’acceptaient pas la défaite de la France face à l’Allemagne. Donc appel est un mot qui évoque d’abord la voix : pour appeler, on parle ; et même, il faut parler fort ! Il y a une idée d’interpellation dans l’appel. Et c’est aussi une demande : on parle d’un appel à des dons en faveur de ceux qui n’ont rien, donner quelque chose, on parle d’un appel à contribution lorsque, par exemple, on organise un colloque, une rencontre, on s’adresse à ceux qui voudraient y participer, apporter quelque chose. Mais souvent, il y a plus que cela dans le mot. Un appel, c’est aussi une convocation. Il peut y avoir dans le mot un aspect impératif, un peu comme un ordre qui se situe souvent d’ailleurs dans un certain cadre : l’appel à la prière par exemple, ou bien dans un procès, quand on appelle un témoin à la barre ; eh bien il faut qu’il vienne, il n’a pas le choix. Et dans une situation militaire, c’est la même chose : on appelle les futurs soldats sous les drapeaux. Il n’est pas question de leur demander leur avis et les jeunes gens sont ainsi appelés des appelés. Et si on revient à cet appel du 18 juin, souvenons-nous qu’il vient de celui qui se présente lui-même de façon très claire : « Moi, général de Gaulle. » C’est impérieux et en même temps c’est lyrique ; et pourtant, un appel n’est pas un ordre : il doit convaincre, toucher. On n’est jamais sûr qu’il sera suivi d’effet. C’est à la fois un peu un ordre et un peu une supplique.

PP :
Merci Yvan Amar et à demain pour l'expression de la semaine. C'est la fin de ce journal en français facile, merci Zéphyrin.

ZK :
Merci Pierre et ce journal vous pouvez le retrouver sur notre site internet : www.rfi.fr

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