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Journal en français facile 17/09/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Andréane Meslard : Merci d’écouter RFI, il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue pour votre Journal en français facile. Avec moi pour vous le présenter Sylvie Berruet, bonsoir !

Sylvie Berruet : Bonsoir Andréane, bonsoir à toutes et à tous.

AM : À la une de ce mercredi : la présidentielle aux États-Unis qui s'approche. En pleine campagne, c'est vers les Swings States que se tournent les deux candidats, les États dits clés...dont le vote est indécis et qui peuvent tout faire basculer. Donald Trump est dans le Wisconsin ce jeudi. 
L'actualité c'est aussi le nouveau camp de Moria en Grèce. Un camp temporaire, dans lequel les réfugiés ont commencé à être réinstallés. 
Enfin, des manifestations en France ce jeudi. L'emploi était au cœur des revendications.

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SB : La présidentielle américaine, c'est dans un peu moins de deux mois, et une fois encore, ce jeudi, Donald Trump a critiqué le système du vote par correspondance.

AM : Et pour la présidentielle du 3 novembre prochain, le vote par correspondance est particulièrement répandu, en raison de la situation sanitaire. Ce système qui change selon les États et qui permet aux électeurs d'envoyer leur bulletin, pas forcément le jour du vote. Mais voilà, le président américain a écrit sur Twitter, je cite, avec cette méthode « le résultat de l'élection du 3 novembre pourrait ne jamais être déterminé avec précision, ce que certains souhaitent ». Donald Trump qui une nouvelle fois se positionne contre le vote par correspondance. En tout cas l'envoi des bulletins se poursuit aux États-Unis. Ce jeudi, ils ont commencé à être envoyés aux électeurs qui l'ont demandé dans le Wisconsin, le Michigan et la Pennsylvanie. Trois états dont les résultats seront décisifs pour remporter la présidentielle. Marie Normand, Donald Trump est dans le Wisconsin ce jeudi.

Wisconsin, Michigan, Pennsylvanie : trois États cruciaux du Midwest qui peuvent, à quelques voix près, basculer côté démocrate ou côté républicain. En y obtenant une majorité des suffrages, le candidat remporte tous les grands électeurs de l'État. Il lui en faut au moins 270 pour entrer à la Maison Blanche. Il y a 10 grands électeurs à récolter au Wisconsin que Donald Trump visite ce jeudi. En 2016, il avait à la surprise générale remporté cet État avec seulement 22 000 voix de plus que son adversaire Hillary Clinton. Le président s'était aussi imposé d'un cheveu en Pennsylvanie, 20 grands électeurs. Un État traditionnellement démocrate que Joe Biden entend bien reconquérir cette année. Comme au Wisconsin, il est pour l'heure crédité de plusieurs points d'avance dans les sondages. Enfin le Michigan, 16 grands électeurs, le berceau de l'industrie automobile américaine... Lui aussi marqué par le déclin industriel. Lui aussi traditionnellement bleu, mais qui avait basculé rouge républicain il y a 4 ans, pour la première fois depuis 1988, là encore pour une poignée de voix.

AM : C'est un massacre qui n'avait pas encore été signé. C'est fait depuis aujourd'hui. L'organisation État islamique a revendiqué l'assassinat de 8 personnes dont 6 français, c'était le 9 août dernier à Kouré au Niger. Six humanitaires français, envoyés par l'ONG ACTED, tués avec leur chauffeur et leur guide nigériens alors qu'ils visitaient une réserve de girafe.

SB : Ils étaient des milliers à être sans abri depuis l'incendie la semaine dernière du camp de Moria, sur l'île grecque de Lesbos. Beaucoup ont commencé à rejoindre le nouveau camp dit « provisoire », c'est-à-dire qui a été mis en place, en attendant autre chose.

AM : « Nous étions libres, nous allons être enfermés à nouveau » a déclaré un réfugié soudanais à nos confrères de l'AFP. Selon l'ONG Médecins du Monde Grèce 1500 personnes ont dormi dans les nouvelles installations la nuit dernière. Les autorités ont prévu le transfert des demandeurs d'asile sur le continent d'ici Pâques. En attendant, il n'y a pas d'autre choix que le camp explique Anastasios Yfanti. Il est le directeur des opérations à Lesbos. D'après lui les choses se passent plutôt bien avec les demandeurs d'asile.

Il y a des interprètes des organisations européennes qui vont les voir et les informent au sujet du nouveau camp. Et peu à peu les gens s’y installent. Parce que leurs conditions de vie sont terribles, il fait très chaud, ils n'ont pas d'eau, pas de sanitaires, il leur faut un endroit où vivre. De son côté le gouvernement nous explique que cet endroit sera une solution temporaire. C’est pour cela qu’ils installent des tentes et non pas des préfabriqués : ils veulent faire passer les messages que ce camp sera opérationnel juste pour 6 mois. Nous nous défendons depuis longtemps l’évacuation du camp de Moria, et des îles grecques en général, en raison du surpeuplement et des conditions de vie inhumaines qu'on y rencontre depuis 5 ans, depuis l'accord entre l'Union européenne et la Turquie. Mais en réalité c’est très difficile à faire, surtout pendant cette période de pandémie de Covid-19, qui impose des mesures de santé publique spécifiques et qui interdit les grands déplacements de population. Et donc il faut répondre aux besoins des gens, surtout en termes d’abri, de nourriture et d’hygiène.

AM : Des propos recueillis par Juliette Gheerbrant.

SB : En Inde, 15 personnes ont été mises en examen pour complot criminel et sédition, c'est-à-dire une révolte, un soulèvement. Comprenez : ils sont accusés d'avoir organisé les violences entre hindous et musulmans qui ont eu lieu en février dernier et qui ont entraîné la mort de 53 personnes.

AM : Ces mises en examen sont dénoncées par une partie de la société civile. En effet, les personnes concernées sont des militants qui luttent contre la loi du gouvernement sur la citoyenneté et qui est particulièrement critiquée. Ce texte qui permet aux réfugiés d'Afghanistan, du Bangladesh et du Pakistan, sauf les musulmans, d'obtenir plus facilement la citoyenneté indienne. Des mises en examen qui font réagir car aucun hindouiste n’est concerné, alors qu’il a été prouvé qu’ils ont participé aux violences. En Inde, Sébastien Farcis.

17 000 pages. Le dossier de mise en examen se veut convaincant. La police de New Delhi y soutient la thèse que les violences communautaires de New Delhi ont été préparées pendant des semaines par ces 15 militants et membres de l’opposition, qui ont en commun d’être opposés à la loi controversée sur la citoyenneté. Ils sont ainsi accusés de complot criminel, sédition et meurtre. Cela permet à la police de la capitale, qui dépend du ministère de l’intérieur, d’entacher tout un mouvement pacifique qui représenta, en fin d’année dernière, la plus importante opposition populaire au gouvernement depuis 6 ans. Cependant, beaucoup dénoncent une enquête biaisée, comme l’avocat de la cour suprême, Prashant Bhushan. La police affirme que le groupe Whatsapp de solidarité aux manifestations a servi à comploter contre la nation, mais il n’était question que d’actions pacifiques. Par contre, des membres du parti au pouvoir, comme Kapil Mishra ont été filmés en train d’appeler à la violence contre les manifestants, et ils ne sont même pas interrogés par la police. La police ne cherche pas à punir les comploteurs, elle complote pour punir des manifestants pacifiques qui s’opposent au gouvernement. Un ancien chef de la police a critiqué cette immunité dont jouissent trois membres du parti nationaliste hindou. Ils avaient publiquement incité leurs partisans à attaquer les manifestants.

SB : En France, des manifestations ont eu lieu aujourd'hui, à l'appel de plusieurs syndicats : la CGT, Solidaires ainsi que plusieurs organisations lycéennes et étudiantes.

AM : C'est la première mobilisation nationale de la rentrée, et il y a eu des cortèges à Paris, Bordeaux, Nantes ou Rennes. L'idée était de protester contre les suppressions d'emplois, pour les hausses de salaire, alors que plusieurs plans sociaux ont été annoncés. Le japonais Bridgestone notamment qui va fermer l'an prochain son usine de Béthune dans le nord de la France où travaillent 863 personnes. A ce propos d'ailleurs, le gouvernement a dit qu'il réunirait lundi les élus et les syndicats à Béthune. L'emploi était donc au cœur des préoccupations aujourd'hui. Cécile Gondard-Lallane, déléguée générale du syndicat Solidaires, explique les raisons de sa présence.

[Transcription manquante]

AM : Elle était interrogée par David Baché. C'est ainsi que se termine ce Journal en français facile, à retrouver sur notre site rfi.fr.

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