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Journal en français facile 16/09/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Andréane Meslard : Vous écoutez RFI, il est 22 heures à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue pour votre Journal en français facile. Avec moi pour vous le présenter Sylvie Berruet, bonsoir !

Sylvie Berruet : Bonsoir Andréane, bonsoir à toutes et à tous.  

AM : À la une de ce mercredi : les accords de normalisation signés hier entre Israël, les Émirats arabes unis et Bahreïn continuent de faire réagir. Pour certains spécialistes en Israël, cela pourrait mettre en route un processus de paix. 
Dans l'actualité également le procès des attentats de janvier 2015 continue à Paris. Aujourd'hui, c'est le directeur de l'imprimerie où ont été tués les frères Kouachi qui s'est exprimé. 
Enfin le tour de France, et la joie des supporters slovènes le long du parcours, vous allez l’entendre.

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SB : Les réactions se multiplient depuis la signature hier, d'accords entre Israël, les Émirats arabes unis et Bahreïn à la Maison Blanche.

AM : « Comment avez-vous pu tendre la main à Israël ? » c'est la question posée par Hassan Rohani. Le président iranien s'exprimait lors d'un conseil des ministres, au lendemain de la signature des accords. Ces accords qui prévoient la normalisation des relations entre les pays qui ont signé. Une première pour l'État Hébreu avec un pays arabe depuis 26 ans. Cet accord qui représente « un tournant de l'histoire » selon Benyamin Netanyahou, le Premier ministre d'Israël. Pour l'Iran, les Émirats arabes unis et Bahreïn seront - je cite - les seuls « responsables » des « graves conséquences » de cette normalisation. En Israël, plusieurs spécialistes considèrent que ces accords pourraient servir de catalyseur, c'est à dire d'accélérateur, pour la paix avec la Palestine. Michel Paul.

Shalom, Salam, peace… La paix en hébreu en arabe et en anglais figure en grosse lettres sur le bâtiment de la mairie de Tel Aviv et sur les murailles de Jérusalem. Et aussi à la une de tous les journaux… Moins enthousiaste l’opposition de gauche fait remarquer que ce traité de paix est signé avec des pays qui ne sont pas en guerre avec Israël. Yossi Beilin l’un des architectes des accords d’Oslo que la normalisation avec les Émirats arabes unis et Bahreïn et éventuellement d’autres pays pourrait bouleverser les cartes au Moyen-Orient. « Je pense que ce groupe de pays pourrait devenir une sorte de lobby pour la paix qui fera la navette entre Israël et les palestiniens pour promouvoir la paix, aplanir les différends et construire des ponts ». Un chroniqueur fait remarquer ironiquement que les palestiniens ont participé à la cérémonie à leur manière : en tirant des roquettes à partir de Gaza sur les territoires israéliens. Quant à l’éditorialiste de Haaretz il souligne que si pour signer ces accords Israël s’est engagé à surseoir à l’annexion d’une partie de la Cisjordanie sur le terrain on voit bien que ce projet a déjà débuté.

AM : Le président vénézuélien Nicolas Maduro et des membres de son gouvernement sont à l'origine de possible crimes contre l'humanité au Venezuela. C'est ce qu'affirment des enquêteurs de l'ONU ce mercredi, dans un dossier de plus de 400 pages. Un rapport truffé de contrevérités commente ce soir le gouvernement du pays.

SB : Neuf satellites commerciaux ont été envoyés dans l'espace par la Chine. C'est le premier lancement commercial d'une fusée depuis une plateforme maritime, c'est à dire depuis la mer Jaune, qui se situe à l'Est de la Chine.

AM : Et c'est une première : envoyer ces engins dans l'espace, pour qu'ils tournent autour de la Terre. La Chine montre ainsi son ambition spatiale, face aux concurrents américain, russe et européen. Ce lancement d'une fusée en haute-mer a été réalisé pour le compte de la plateforme de partage de vidéos Bilibili. Cela fait partie des efforts pour développer une offre privée de transport de satellites de petite taille. C'est ce que nous explique Jean François Dufour expert de l'industrie chinoise au cabinet DCA-Chine.

[Transcription manquante]

AM : Des propos recueillis par Aabla Jounaidi.

SB : En France, le procès des attentats de janvier 2015 continuent. Encore beaucoup d'émotion dans la cour spéciale de Paris aujourd'hui Andréane.

AM : Oui car on a pu entendre ce mercredi, le témoignage du propriétaire de l'imprimerie dans laquelle les frères Kouachi sont restés avant d'être abattus. Deux jours plus tôt, Saïd et Chérif Kouachi, les deux terroristes, ont attaqué la rédaction du journal Charlie Hebdo avant de s'enfuir. Aujourd'hui le chef de cette imprimerie a raconté comment il avait tout fait pour que les deux terroristes ne découvrent pas son employé caché sous un évier dans le bâtiment. Un récit extrêmement émouvant, Marine de La Moissonnière. 

Dès que je les ai vus, j’ai accepté que j’allais mourir. Mais je voulais que mon employé, lui, s’en sorte vivant. En pleurs, le chef d’entreprise raconte comment tout au long de ce huis-clos. Sauver le jeune homme devient son seul objectif, la boussole qui lui dicte chacune de ses actions, chacune de ses réponses aux frères Kouachi. Ne surtout pas les énerver, les empêcher de se diriger vers le fond du bâtiment, rester concentré. L’homme âgé de 48 ans à l’époque renonce à se saisir de la kalachnikov de l’un des terroristes, ressort de la douche dans laquelle il put se cacher un peu, plus tard. Il ne le dira pas mais son employé le fera à la barre : il s’est sacrifié. Les Kouachi le laissent finalement sortir. Il pense qu'ils vont le suivre pour en découdre avec les forces de l'ordre, mais ce n'est pas le cas. Commence alors pour le chef d'entreprise, une nouvelle angoisse terrible car il a le sentiment d’avoir abandonné son employé. L’assaut qui dure une minute, lui semble en durer 20. Quand il entend « Cibles neutralisés, otage vivant » il respire, enfin. La reconstruction, ensuite, sera extrêmement difficile. Vivre était devenu une épreuve, explique-t-il. Il se bat pour sa famille, pour reconstruire son entreprise. À tel point qu'il ne peut pas prendre soin de son père qui meurt en 2015. Un père pudique mais qui lui dira : « La plus belle chose que tu as faite pour moi, c'est de ne pas être mort avant moi ».

SB : En sport, plus précisément en cyclisme, c'était la 17e étape du Tour de France ce mercredi.

AM : Une étape qui s'est terminée en hauteur, tout en haut du col de la Loze, à 2 304 mètres d'altitude. Le colombien Miguel Angel Lopez l'a emporté, suivi de Primoz Roglic, qui garde donc le maillot jaune. C'est le t-shirt que porte le premier du classement général. Le 2e de ce classement c'est le slovène Tadej Pogacar. Conséquence : les supporters du pays sont aujourd’hui beaucoup plus remarqués, comme leurs coureurs. Thomas de Saint-Léger, reportage.

Klement et ses deux jeunes enfants ont le sens de la formule et de l’aventure. Flanquée d’un grand drapeau du pays, la petite famille s’est offert une escapade improvisée sur les routes françaises. « On était parti pour passer nos vacances en Italie, il y a deux semaines, et puis finalement on s’est décidé vendredi dernier à rejoindre le Tour. On a fait nos bagages après le déjeuner, maintenant nous voilà. Bon on dort dans la voiture parce que je n’avais rien réservé mais c’est aussi une aventure pour les enfants ». Des enfants qui à la récré raconteront la drôle d’histoire de ce drôle d’été ou comment deux gamins de leur petit pays ont bizuté le peloton international. Une fierté aussi pour le Papa « Je voulais venir sur le Tour depuis un moment et cette année, c’était l’occasion parfaite. J’attendais beaucoup de Primoz Roglic mais il y a aussi Pogacar. C’est fou ce qu’il fait. Il me fait vibrer ! ». Et Klement n’est pas le seul. Un peu plus loin voilà Inès, une compatriote. En voyage d’affaires à Lyon. Elle a prolongé son séjour pour voir de près ces cyclistes dont toute la Slovénie parle aujourd’hui. Et pourtant, il faudra bien en choisir un dans la lutte fratricide qui s’annonce d’ici dimanche. Thomas de Saint Leger, Villard de Lans, RFI.

AM : En football, le PSG affronte en ce moment Metz au Parc des Princes. C'est un match en retard, de la 1ere journée de ligue 1. Pour le moment 0-0 entre les deux. Puis un mot pour dire que la décision est tombée, on vient de l’apprendre, la Ligue impose deux matchs fermes de suspension pour Neymar. C’est ainsi que se termine ce journal, 22h10 à Paris.

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