#French in the news

Journal en français facile 15/09 20h00 GMT

Image par défaut des émissions / éditions
RFI
Transcription.

Vincent Dublange :
Il est 22 heures à Paris, deux heures de moins en temps universel. Et bienvenue à toutes et à tous dans ce journal en français facile. Journal que je vous présente avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet :
Bonsoir Vincent, bonsoir à tous.

VD :
En Syrie, les habitants des quartiers insurgés d'Alep attendent toujours l'aide humanitaire. Les camions de l'ONU sont bloqués. Ils attendent, eux, le feu vert des autorités de Damas.

SB :
François Hollande et Angela Merkel ont déjeuné ensemble ce midi. Un repas de travail pour préparer le sommet de demain sur l'avenir de l'Union européenne. Le Président français veut des objectifs clairs pour les prochains mois.

VD :
Manifestations anti-loi travail à Paris et dans toute la France, ce jeudi. Avec quelques violences.

SB :
Enfin, un pompier contredit les gendarmes dans l'affaire Adama Traoré. Le jeune homme est mort pendant son arrestation en juillet, près de Paris.
En Syrie, les combats ont pratiquement cessé depuis lundi. La trêve tient, même si la Russie continue d'accuser les groupes rebelles de ne pas la respecter dans certaines zones, certains endroits du territoire.

VD :
Le conflit, la guerre, a fait plus de 300.000 morts en cinq ans. Des millions de personnes ont fui, vers les pays voisins ou vers l'Europe. Pour ceux qui sont restés, par choix ou contraints, forcés, l'aide humanitaire, la nourriture, les médicaments sont indispensables à la survie. Mais pour l'instant, l'acheminement, autrement dit, le transport de cette aide, pose problème, notamment à Alep. Sami Boukhelifa.

Sami Boukhelifa :
Dans leur ville assiégée, des centaines de milliers de civils syriens guettent l’arrivée des convois humanitaires. Des camions des Nations Unies notamment, chargés de nourritures, de vêtements et de médicaments. Priorité pour l’ONU : la ville d’Alep. Les quartiers rebelles à l’est de cette grande métropole syrienne sont coupés du monde, assiégés par les forces de Bachar Al Assad. Mais sans le feu vert de Damas, tous ces poids lourds en provenance de Turquie sont condamnés à rester à l’arrêt sur le bord de la route qui mène vers Alep. L’aide tarde donc à arriver mais sur le terrain il y a des signes encourageants. Des militaires russes, alliés des forces gouvernementales syriennes, se déploient à l’entrée d’Alep. C’est par le passage du Castello que doit être acheminée cette aide humanitaire. Si le cessez-le-feu tient encore, si les civils syriens reçoivent l’assistance nécessaire, Russes et Américains pourront s’engager dans la troisième étape de leur accord : mener une opération militaire commune contre le groupe État Islamique en Syrie. Dernière phase, enfin, tenter de relancer le processus politique dans ce pays.

SB :
Et sur le conflit en Syrie, l'Europe est à la traîne sur le plan diplomatique. La France demande, par exemple, aux États-Unis de tenir davantage au courant, et de donner plus de nouvelles à ses alliés sur les négociations menées avec la Russie.

VD :
François Hollande et Angela Merkel ont peut-être évoqué ce dossier lors de leur tête à tête, leur rencontre, ce midi à l'Elysée, le siège de la présidence de la République française. Mais les deux dirigeants ont surtout parlé de l'avenir de l'Union européenne.

SB :
Oui, une union à 27 puisque demain, pour la première fois, le Royaume-Uni ne sera pas présent au sommet de Bratislava, en Slovaquie.

VD :
En cette période trouble, François Hollande a voulu dire une chose : les Européens ont besoin d'une vision claire du futur.

François Hollande :
« Nous devons être lucides sur la situation que connaît l’Europe. Je l’ai souvent rappelé : ce n’est pas une crise de plus, ça peut être la crise de son existence même, de ses fondements même. Et c’est pourquoi nous devons avoir à l’esprit de donner aux Européens une claire vision de ce que peut et de ce que sera l’avenir. Et ce que je veux avec la chancelière, c’est que nous regardions en face les raisons qui ont pu conduire le Royaume­­-Uni à quitter l’Union européenne, que nous soyons conscients des inquiétudes qui existent en Europe, par rapport à la capacité qu’a l’Union pour protéger ses frontières, pour maîtriser l’immigration et aussi les menaces que nous devons conjurer à l’extérieur de l’Europe. Mais nous devons aussi souligner ce que représente l’Europe : des valeurs, un esprit et des atouts considérables. »

VD :
Le Président de la République française, François Hollande.
L'Afrique, noyée sous les carburants toxiques. C'est une métaphore, bien sûr, autrement dit une image. Mais c'est l'impression laissée par le rapport de l'association suisse Public Eye, « œil public » en anglais. Elle explique comment travaillent les négociants suisses dans le secteur des carburants.

SB :
Ils profiteraient de la faiblesse des lois dans de nombreux pays africains pour vendre des produits bons marchés, pas chers. Des produits très mauvais pour la santé des populations, et que ces entreprises ne pourraient pas vendre ailleurs, dans les autres pays où la législation, la loi, est plus sévère.

VD :
Aux Philippines, le président Rodrigo Duterte accusé d'avoir commandité des assassinats, c'est-à-dire d'avoir donné l'ordre de tuer. C'était quand il était maire de la ville de Davao, entre 1988 et 2013.

SB :
Un ancien tueur à gage repenti témoignait ce matin devant une commission de sénateurs. Il dit avoir entendu Rodrigo Duterte donner les ordres. Des organisations de défense des droits de l'homme l'accusent d'avoir formé des escadrons de la mort, des équipes chargées de tuer. Elles auraient fait plusieurs milliers de victimes depuis 30 ans.

VD :
Au Japon, le principal parti d'opposition élit pour la première fois une femme à sa tête. Renho a 49 ans. Elle est la 3e femme à prendre un poste à responsabilités ces derniers mois, après la gouverneure de Tokyo et la Ministre de la Défense. Frédéric Charles.

Frédéric Charles :
C’est une petite révolution, dans un monde politique japonais dominé par les hommes. Le parti démocratique place une femme à sa tête pour se refaire une crédibilité face à la coalition hégémonique au pouvoir du Premier ministre Shinzo Abe. Renho (elle se fait connaître par son prénom) est un ancien mannequin et une présentatrice de journaux télévisés. Elle est relativement jeune, 48 ans. Elle est née d’une mère japonaise et d’un père taïwanais. Elle n’a obtenu la nationalité japonaise qu’à l’âge de 17 ans car, jusqu’en 1985, seuls les enfants de parents japonais, pouvaient obtenir la nationalité japonaise. Renho a conservé sa nationalité taïwanaise, ce qui a été critiqué par certains nationalistes ici, qui croient qu’une guerre entre le Japon à la Chine est possible. Renho est la troisième femme, en l’espace de trois mois, à accéder à une position de pouvoir politique. Fin juillet, Yuriko Koïke est devenue la première femme à diriger Tokyo. Le mois dernier, Tomomi Inada a été nommée ministre de la Défense. L’une de ces trois femmes pourrait un jour, pour la première fois, diriger le gouvernement japonais. Seules 15% de Japonaises siègent aujourd’hui au Parlement. Frédéric Charles, Tokyo, RFI.

SB :
En France ils étaient 78 000, hier, selon la police, 170 000 selon le syndicat CGT, dans la rue pour protester contre l'adoption de la Loi Travail.

VD :
Un texte qui réforme certaines règles du droit du travail. Il a été adopté et promulgué, c'est-à-dire qu'il est prêt à être appliqué. Il y a eu quelques échauffourées aujourd’hui, quelques bagarres, notamment à Paris. Au moins un manifestant et 15 policiers ont été blessés. Il y a eu 62 interpellations, autrement dit des arrestations.

SB :
Sa mort avait provoqué quatre nuits d'émeutes à Beaumont-sur-Oise, près de Paris : Adama Traoré est décédé le 19 juillet après son interpellation par la gendarmerie.

VD :
Depuis le début, les militaires affirment ne pas être responsables. Mais l'audition d'un pompier, qui était présent ce jour-là, contredit leur version. Pierre Olivier.

Pierre Olivier :
Lors de leurs auditions respectives, gendarmes et pompiers décrivent bien le même moment : Adama Traoré gît dans la cour de la gendarmerie de Persan où il vient d'être transféré. Seulement, d'après les gendarmes, le jeune homme était en vie. Ce que réfute le chef des pompiers. Lors de leur audition, les forces de l'ordre avait précisé avoir immédiatement placé le jeune homme en position latérale de sécurité, c'est à dire sur le flanc, pour éviter tout risque d'étouffement. Mais le chef d'équipage des pompiers en poste ce jour-là ne voit pas la même chose en arrivant dans la caserne : "Adama Traoré se trouve face contre terre, sur le ventre, mains dans le dos menottées", précise-t-il.
Autre point de discorde : les gendarmes affirment avoir senti le pouls du jeune homme. Mais les pompiers, ne détectent aucun battement cardiaque. Enfin le chef d'équipage note : "Quand j'arrive sur la victime, il y a du monde autour mais personne ne s'en occupe". L'autopsie du corps d'Adama Traoré n'avait révélé aucune trace de violence. Mais un rapport intermédiaire évoquait une maladie cardiaque. Aux enquêteurs maintenant de déterminer si Adama Traoré aurait dû être mieux pris en charge par les gendarmes où les pompiers.

VD :
Le football pour terminer, Sylvie, ce journal en français facile : la ligue Europa, c’est la petite coupe d'Europe. Les premiers coups de pieds dans le ballon ont débuté cet après-midi. Saint-Etienne a fait match nul, en Allemagne, contre Mayence. Nice, autre club français, joue aussi contre un club allemand. C’est en ce moment même, il y a 0 – 0 à la mi-temps, c’est-à-dire à la moitié du match. C’est la fin de ce journal en français facile, bonne soirée Sylvie !

SB :
Merci Vincent, merci à Fabrice Violet qui réalisait cette émission, bonne soirée à vous tous.

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias