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Journal en français facile 12/12/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Raphaël Delvolve : Et avec moi pour présenter ce Journal en français facile, Clémentine Pawlotsky. Bonsoir Clémentine.

Clémentine Pawlotsky : Bonsoir Raphaël.

RD : Dans ce journal, nous allons parler des élections législatives au Royaume-Uni. Si les conservateurs, qui promettent le Brexit en janvier prochain, sont donnés gagnants dans les sondages, il n'est pas acquis pour eux d'obtenir la majorité absolue. Un parti écossais, le SNP, pourrait les en empêcher. Nous verrons tout à l'heure ce que veut dire majorité absolue.

CP : Nous parlerons aussi d'Israël. Le pays va, à nouveau, élire ses députés en mars prochain. Ce sera déjà la troisième fois en moins d'un an. Nous vous expliquerons pourquoi.

RD : En France, les hôtels souffrent beaucoup des grèves contre la réforme des retraites, grèves durant depuis huit jours. Le nombre des réservations diminue beaucoup. Les grèves, elles, devraient encore continuer.

CP : Et puis enfin, nous parlerons de sport. Tahiti a été choisie pour accueillir les épreuves de surf lors des Jeux olympiques 2024 censés se tenir à Paris. Un choix devant encore être validé. Nous en parlerons avec Christophe Diremszian.

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CP : Au Royaume-Uni aujourd'hui, il y a les élections législatives, c'est-à-dire l'élection des députés. Des élections très importantes en vue de la sortie du pays de l'Union européenne.

RD : Ce que les Britanniques appellent le Brexit. Cette sortie de l'Union européenne a déjà été retardée à trois reprises. Le parti conservateur du Premier ministre Boris Johnson espère obtenir une majorité absolue avec ces élections. Majorité absolue, cela veut dire avoir plus de la moitié des sièges au Parlement. Cette majorité absolue permettrait au parti conservateur de mener le Brexit comme il le souhaite. Un autre parti, bien plus petit et appelé en anglais le SNP, en français le Parti nationaliste écossais, espère lui empêcher aux conservateurs d'obtenir cette majorité en gagnant quelques sièges. Cela lui permettrait de jouer un rôle important pour la suite des évènements. Explication de l'universitaire Emile Chabal. Il travaille à Edimbourg en Écosse.

« Si le SNP gagne beaucoup de sièges en Écosse, on pourra peut-être voir une coalition se former avec le Labour Party, mais il faudrait pour ça que le Labour Party gagne pas mal de sièges en Angleterre et au pays de Galles. Tout se joue en Angleterre, mais le SNP peut avoir ce rôle dans un nouveau Parlement britannique. Après, ce qu’il y a de très important dans le prochain Parlement, c’est la question de l’Écosse, le statut de l’Écosse au sein du Royaume-Uni. Et c’est là où les résultats de cette élection peuvent vraiment compter. Parce que si le SNP gagne, on pourra voir se dégager une position autour de l’indépendance, et donc un débat à Westminster sur un referendum sur l’indépendance écossaise. Donc, tout reste très flou. »

RD : Les bureaux de vote au Royaume-Uni doivent fermer à 22h en temps universel. Des sondages donneront à ce moment-là une première idée des résultats de ces élections législatives.

CP : Des élections législatives, il va de nouveau y en avoir en Israël.

RD : Et cela, en raison de l'échec des députés à désigner un Premier ministre, car aucun parti n'avait la majorité. Le Parlement a donc été dissout et des nouvelles élections de députés seront donc organisées. Ce sera le 2 mars prochain. Il s'agira des troisièmes élections législatives en moins d'un an. Comme lors des deux précédents, le grand enjeu sera l'avenir politique du dernier à avoir occupé le poste de Premier ministre, Benyamin Netanyahu. À Jérusalem, les détails de Guilhem Delteil.

L'un de ses fidèles parmi les fidèles l'assurait hier soir : après deux échecs, ces élections seront la dernière chance pour Benyamin Netanyahu de constituer un gouvernement. Mais pour cela, il va devoir tout d'abord réaffirmer son autorité sur son parti, le Likoud. Gideon Rahat est professeur de sciences politiques à l'université hébraïque de Jérusalem : « Le dilemme est assez grand pour le Likoud. D'un côté, le Likoud a cette tradition de rester fidèle au chef. Mais d'un autre côté, tous les sondages montrent que la droite israélienne a une majorité. Et si Netanyahu n'est plus capable de rassembler cette majorité, il n'est plus le magicien si connu. Donc je ne sais pas combien de temps le Likoud restera derrière Netanyahu. » Benyamin Netanyahu devra ensuite mobiliser des électeurs qui, selon les sondages, le considèrent comme le principal responsable de l'impasse politique actuelle. Et ce sentiment pourrait avoir un effet démobilisateur sur son électorat : « Je ne pense pas que beaucoup de gens passeront du camp de Netanyahu au camp anti-Netanyahu. Mais peut-être que ça les incitera à rester à la maison ? C'est une interrogation. » Mais le taux de participation a augmenté entre les deux précédents scrutins : en Israël, la réalité déjoue souvent les traités de sciences politiques. Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI.

CP : Le Niger observe un deuil national de trois jours après la violente attaque contre ses soldats mardi.

RD : Une attaque dans le camp d'Inates, situé non loin de la frontière avec le Mali. L'attaque a fait au moins 71 morts parmi les militaires nigériens. Le groupe État Islamique en Afrique de l'Ouest a revendiqué l'attaque ce jeudi. Un communiqué du groupe terroriste a été vérifié par un organisme américain spécialisé dans les groupes jihadistes.

CP : En France, les grèves continuent en raison de la réforme des retraites voulue par le gouvernement. Cela fait déjà huit jours.

RD : De nouvelles grèves et manifestations en France aujourd'hui. Dans des villes comme Marseille ou Paris, la majorité des conducteurs de trains continuait à ne pas aller au travail. Résultat, beaucoup de difficultés pour se déplacer en France encore aujourd'hui. Même demain vendredi, ce sera toujours compliqué. Il y a un secteur de l'économie française qui souffre particulièrement de ces grèves, le secteur du tourisme. Il y aurait près de 30 % de réservations en moins dans les hôtels. Reportage d'Aabla Jounaïdi à Paris.

[Tanscription manquante]

CP : Ça n'est pas encore sûr, mais les épreuves de surf pour les Jeux olympiques 2024 à Paris pourraient avoir lieu à Tahiti.

RD : Le comité d'organisation des Jeux de Paris a en tout cas validé ce choix. Début janvier, le Comité international olympique donnera définitivement le feu vert. Le feu vert est une expression en français pour dire donner son accord. Alors, Tahiti a été préférée à quatre autres villes françaises situées en métropole. Tahiti, on le rappelle, située en Polynésie française, à 15 000 kilomètres de Paris. Christophe Diremszian.

Qu'importe le surcoût logistique, le bilan carbone explosé et l'agacement des défenseurs des candidatures de Biarritz, Hossegor, Lacanau ou La Torche, en Bretagne, devant une préférence divulguée il y a quinze jours. L'audace des organisateurs de Paris 2024 a pris le pas sur les réticences. Mais le surf à Tahiti, ce n'est pas qu'une touche d'exotisme, c'est l'assurance pour les futurs concurrents d'affronter l'une des vagues les plus puissantes du monde, à Teahupoo, à l'autre extrémité de Papeete, la capitale de la Polynésie française. Un monstre prenant forme à 800 mètres au large et pouvant atteindre 10 mètres de hauteur, bien connu et redouté des habitués du circuit professionnel qui font escale dans l'archipel chaque année, à la fin du mois d'août. Spectacle et images impressionnantes garantis, encore faut-il pouvoir accueillir un public bien supérieur aux 200 à 300 amateurs autorisés d'ordinaire dans des lieux à l'accès restreint. Les élus polynésiens affirment avoir prévu des mesures pour pallier le manque d'infrastructures routières et hôtelières, tout en limitant les effets sur l'environnement. Mais transformer une idée un peu folle en une des initiatives les plus originales de l'histoire des Jeux olympiques reste un véritable défi que le président du CIO, Thomas Bach, d'abord dubitatif, n'a plus l'air de désapprouver.

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