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Journal en français facile 12/05/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie d’Alexis Guilleux, bonsoir Alexis.

Alexis Guilleux : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : en Israël le Premier ministre Benjamin Netanyahu va demander un délai pour la formation d’un gouvernement de coalition. Plus d’un mois après les élections législatives, la nouvelle équipe devait être annoncée en début de semaine prochaine, mais les discussions avec les autres partis de droite prennent du temps.

AG : Six fidèles catholiques tués dans le nord du Burkina Faso. Des hommes armés ont attaqué une église à l’heure de la messe.

RA : Et puis rendez-vous à la fin de cette édition pour retrouver l’expression de la semaine selon Yvan Amar.

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AG : En Israël, il faudra donc attendre avant de connaître le nouveau gouvernement.

RA : Cela fait plus d’un mois que les élections législatives ont eu lieu, elles ont été remportées par le parti de Benjamin Netanyahu. Suite à cela le Président israélien Reuven Rivlin a demandé au Premier ministre de former une coalition de gouvernement dans les 28 jours. Pas suffisant semble-t-il puisque ce dimanche Benjamin Netanyahu déclare qu’il va demander un délai supplémentaire de 14 jours. Pour quelles raisons ? Les explications à Jérusalem de Guilhem Delteil.

La demande d’un délai supplémentaire pour former un gouvernement n’a rien d’exceptionnel. L’éventualité, prévue par la loi, a déjà été saisie à plusieurs reprises par des chefs de gouvernement. Pour Benyamin Netanyahu, il s’agit même d’une « pratique acceptée ». Pratique d’autant plus nécessaire cette année, a-t-il jugé en ouverture du conseil des ministres ce dimanche, que le délai de 28 jours incluait une période de fêtes en Israël : la Pâque juive fin avril et les célébrations de l’indépendance du pays cette semaine. Le Premier ministre a également invoqué les tensions avec les groupes armés de Gaza, qui ont coûté la vie à 4 Israéliens et 25 Palestiniens, le week-end dernier pour justifier l’absence d’avancée dans les négociations avec ses futurs partenaires de gouvernement. Officiellement donc, la demande d’un délai supplémentaire n’est pas inquiétante pour le Premier ministre. Mais il n’a toujours annoncé aucun accord formel avec un autre parti du bloc de droite. Et Benyamin Netanyahu est engagé dans une course contre la montre avec le procureur général. Celui-ci a fait savoir son intention de le convoquer à une audition en vue d’une mise en examen. Une telle éventualité ne l’obligerait pas à démissionner, mais l’affaiblirait politiquement. Ses avocats ont écrit au procureur général pour réclamer un report de l’audition de leur client. Sur le front judiciaire aussi, le chef du gouvernement a demandé un délai. Mais l’acceptation de celui-ci est moins automatique. Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI.

AG : L’actualité sur le continent africain : une église catholique attaquée ce dimanche au Burkina Faso.

RA : Cela s’est passé à Dablo, c’est une commune qui est située dans le nord du pays. Des hommes armés sont entrés dans l’église alors que la messe venait de débuter. Le bilan est de 6 morts, dont le prêtre. Les assaillants ont pris la fuite. L’attaque n’a pas été revendiquée.

AG : Aux États unis, la situation inquiétante dans l’État du Nebraska.

RA : C’est un État qui se trouve dans le centre des États-Unis, et qui est touché depuis plusieurs mois par des intempéries exceptionnelles. Elles ont débuté au mois de mars ! Et cela perturbe complètement le cycle agricole, ce qui est effectivement inquiétant, car le Nebraska est un département rural. On fait le point sur cette situation avec Stefanie Schüler.

Quand on est agriculteur dans le Nebraska, on sème le maïs de la mi-avril au 10 mai. Mais en ce printemps 2019, les sols sont gorgés d’eau. Il n’y a presque plus de surfaces cultivables, et la récolte d’été est désormais compromise. C’est un coup dur pour la population de cet État, troisième producteur de maïs aux États-Unis. Ici, un emploi sur quatre est lié à l’agriculture. Après une tempête de neige en mars, suivie de pluies diluviennes ces dernières semaines, le Nebraska est en proie à des inondations exceptionnelles qui affectent 85 % de sa surface. Dans 81 de ses 93 comtés, l’état d’urgence a été déclaré. Les autorités estiment les dommages pour les céréaliers à 440 millions de dollars. Les éleveurs ne s’en sortent guère mieux. Beaucoup de bêtes ont péri lors des crues, d’autres sont tombées malades à cause des eaux sales. Ces inondations tombent au plus mal. Les revenus des agriculteurs américains ont chuté de moitié depuis 2013. Une précarisation qui risque d’être aggravée par la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Puisque la Chine est aujourd’hui le premier importateur des récoltes américaines.

AG : Direction à présent Berlin la capitale allemande où plusieurs dizaines de milliers de personnes ont commémoré ce dimanche la fin du blocus de leur ville il y a 70 ans.

RA : Pendant près d’un an, entre juin 1948 et mai 1949, les accès à Berlin par la route ont été bloqués par les Soviétiques, c’est ce qu’on appelle le blocus. Face à ce blocus, un pont aérien avait été mis en place pour permettre à la population d’être ravitaillée, d’avoir accès notamment à de la nourriture. Ce blocus a pris fin le 12 mai 1949, c’était donc il y a 70 ans jour pour jour, et c’est cet anniversaire qui a été célébré aujourd’hui sur l’ancien aéroport de Tempelhoh où atterrissaient les avions des Alliés. Aujourd’hui les relations entre Berlin et Washington se sont dégradées. Reportage Delphine Nerbollier.

Hans Peter Enkel avait 7 ans lorsque le blocus de Berlin Ouest a pris fin, le 12 mai 1949.... en ce dimanche ensoleillé, il est venu célébrer les 70 ans de la fin du Blocus... sur cet aéroport de Tempelhof, où atterrissaient justement les avions des Alliés. Ce Berlinois salue l’action des Américains, mais a quelques doutes sur leur fiabilité actuelle... « À l’époque, les Russes étaient les adversaires, les Américains devaient donc réagir. Je ne suis pas sûr qu’ils le feraient de nouveau aujourd’hui. » Déficit commercial, participation financière à l’OTAN, les différends entre Berlin et Washington n’ont en effet jamais été aussi nombreux... devant un avion de l’armée américaine qui ravitailla Berlin en 1948, Paul, un Berlinois de 16 ans, tente de rester positif... « Les relations avec les USA sont très importantes, peut être mois qu’avant, car nous avons maintenant l’Europe, mais à mon avis, même si Donald Trump n’est pas d’accord sur tout, il ne faut pas gâcher cette relation » 70 ans après la fin du blocus de Berlin-Ouest, la perte de confiance envers l’allié traditionnel américain est toutefois réelle... selon une enquête d’opinion, 43 % des Allemands jugent la Chine davantage digne de confiance que les Américains. Delphine Nerbollier, Berlin, RFI.

AG : En football le match des « Olympiques » actuellement.

RA : L’Olympique de Marseille reçoit l’Olympique Lyonnais en clôture de la 36e journée de Ligue 1. Cette rencontre est pour les Marseillais leur dernière chance pour se qualifier pour une Coupe d’Europe la saison prochaine.

RA : 22h08 ici à Paris, comme chaque dimanche c’est l’heure de l’expression de la semaine expliquée par Yvan Amar. Ce soir, « entre le marteau et l’enclume ».

Guerre commerciale États-Unis-Chine : l’Europe entre le marteau et l’enclume ! Voilà l’un des titres proposés aujourd’hui par les informations de RFI. Et en écoutant le contenu de l’article, on apprend que quand les éléphants se battent, ce sont les fourmis qui meurent le plus. Les deux affirmations signifient-elles la même chose ? Elles sont proches en tout cas, et on comprend que ce conflit entre les deux super puissances risque d’avoir des retombées très néfastes, très mauvaises sur d’autres pays. Comme si ceux-ci, en Europe en particulier, étaient comme pris entre les deux géants : les puissants veulent se taper dessus, mais on peut être sur la trajectoire des coups ! Pourquoi un marteau et une enclume ? L’image est celle du forgeron, qui frappe de toutes ses forces et avec son marteau. Sur quoi frappe-t-il ? Sur l’objet qu’il cherche à façonner. Mais cet objet doit reposer que quelque chose pour qu’on le frappe avec précision. Il faut donc une enclume, une sorte de plateau très solide et bien fixé sur laquelle on met la pièce à forger. Et donc si vous êtes entre le marteau et l’enclume, même si le coup ne vous est pas destiné, c’est vous qui le prendrez ! Être entre le marteau et l’enclume, c’est donc au figuré, se trouver malgré soi, sans l’avoir voulu, dans une situation où l’on va être exposé aux chocs. Comme si on se retrouvait entre deux lignes ennemies, entre deux personnes qui veulent se battre : on risque de prendre des coups des deux côtés ! Et sans être l’adversaire déclaré ni de l’un ni de l’autre. Est-ce l’équivalent d’être pris entre deux feux ? Un peu, à cette différence qu’on accentue davantage l’innocence de celui qui se retrouve entre le marteau et l’enclume : il n’y est pour rien, il se retrouve là presque par hasard !

RA : Fin de ce Journal en français facile.

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