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Journal en français facile 09/05/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Merci d'écouter Radio France internationale. Il est 22h à Paris.

Raphaël Reynes : Bonsoir à tous, merci de nous rejoindre pour votre Journal en français facile, en compagnie, ce soir, de Sylvie Berruet. Bonsoir, Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Raphaël, bonsoir à tous.

RR : Elles s'échappaient de leur école après une explosion lorsque deux autres bombes ont explosé. Les obsèques des lycéennes tuées à Kaboul, en Afghanistan, hier, se sont déroulées tout au long de la journée, ce dimanche. L'attentat n'a pas été revendiqué.

SB : Combattre le « défaitisme ambiant » et la « confusion des esprits » après un an de pandémie. C’est le vœu du président français qui lançait aujourd'hui la Conférence sur l'avenir de l'Europe.

RR : Et puis un juge anti-mafia béatifié, ce dimanche. Rosario Livatino a été assassiné en 1990. Il est le premier magistrat déclaré « bienheureux » de l’histoire de l’Église catholique.

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SB : En Afghanistan, les funérailles des victimes de l'attentat d'hier, à Kaboul, ont eu lieu ce dimanche.

RR : Plus de 50 personnes ont été tuées dans une série d'explosions qui n'a toujours pas été revendiquée. Parmi les victimes, une majorité de lycéennes.

Les bombes ont été activées devant une école pour filles. Toute la journée, les enterrements se sont succédés dans un cimetière situé au sommet d'une colline de la capitale afghane. Reportage de Sonia Ghezali.

Les familles des victimes attendent que les tombes soient creusées. Sur la colline hadji Nabi, les visages sont fermés, les traits tirés, les yeux rougis, Habib est venu enterrer sa nièce Qamal, âgée de 17 ans : « Ma famille m’a appelé pour me dire que Qamal n’était pas rentée de l’école. On est allés dans un hôpital du quartier. On a vu son corps, mais il était méconnaissable. Elle était défigurée. On n’a su que c’était bien elle grâce à sa montre. » Amina, effondrée, s’est accroupie près de la fosse. Elle habite le même quartier que les élèves dont la vie a été fauchée hier : « Le matin quand on va à l’école ou au travail, on a aucune garantie que l’on rentrera en vie à la maison. Mon frère est au lycée. Il m’a dit : aujourd’hui, c’est le tour de l’école Sayed shuhada. Demain, ce sera le mien. Il n’y a aucune sécurité pour les gens qui vivent dans ce quartier, nous n’avons aucune garantie de rester en vie. » Dans son quartier, les habitants sont en colère. Ce matin encore, des altercations ont eu lieu entre des habitants et la police. La population reproche aux autorités de négliger leur sécurité.

RR : Les Talibans disent n'être pas impliqués dans ces attaques. Le groupe sunnite État islamique s’en prend régulièrement à la minorité chiite du pays.

SB : La justice israélienne joue l'apaisement et annonce le report de l'audience prévue ce lundi devant la Cour suprême.

RR : 300 personnes ont été blessées dans des affrontements entre la police israélienne et des manifestants palestiniens qui protestent contre l'éviction annoncée de familles palestiniennes vivant à Sheikh Jarrah. Éviction au profit de colons israéliens. La nouvelle date d'examen de ce dossier sera fixée d'ici 30 jours.

SB : Il veut une Europe qui décide « plus vite et plus fort ».

RR : Emmanuel Macron lançait la Conférence sur l'avenir de l'Europe, à Strasbourg. Le Parlement européen, en sommeil depuis plus d’un an à cause de la pandémie, accueille cette vaste consultation citoyenne. Le président français et les autres dirigeants de l'Union ont d'abord exposé leur vision de l’avenir pour les 27 pays. Anastasia Becchio.

Combattre le « défaitisme ambiant » et la « confusion des esprits » après un an de pandémie : c’est le vœu du président français à travers ces consultations citoyennes. Dans son discours de lancement de la Conférence sur l’avenir de l’Europe, Emmanuel Macron a souligné que « le modèle européen nous (avait) fait tenir dans cette crise », tout en insistant sur « la solidarité, qui va de pair avec la souveraineté », notamment dans les secteurs stratégiques comme la santé. Les jeunes générations durement éprouvées par les conséquences de la crise sanitaire doivent être au centre de la réflexion, selon la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, qui appelle à de nouvelles formes de solidarité et de justice sociale. Cette conférence « ne doit pas rester un exercice centré à Bruxelles », a pour sa part insisté le Premier ministre portugais Antonio Costa, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union européenne. Bruxelles où se déroulent depuis plus d’un an toutes les sessions plénières du Parlement européen, au grand dam des autorités françaises. Emmanuel Macron en a reparlé aujourd’hui avec le président du Parlement européen David Sassoli qui s’est engagé à faire revenir les sessions parlementaires « au plus vite » à Strasbourg. « Au plus vite », mais pas de date précise comme l’auraient espéré les élus et les acteurs économiques de la capitale alsacienne.

SB : L'Union européenne n'a pas renouvelé son contrat avec AstraZeneca.

RR : Le contrat avec le fabriquant du vaccin s'achèvera le mois prochain et, selon Thierry Breton, il n'a effectivement pas été renouvelé. « On verra, on regarde ce qu'il se passe » déclare le commissaire européen en charge du marché intérieur.

SB : En Espagne, c'est un vent de liberté qui soufflait ce dimanche.

RR : Avec la fin de l'état d'urgence sanitaire et la levée partielle des restrictions. Les Espagnols peuvent enfin sortir de leur région de résidence et se rassembler dans la rue, le soir. L'état d'urgence sanitaire durait, en Espagne, depuis le mois d'octobre.

SB : La France, quant à elle, met un nouveau coup d'accélérateur sur la vaccination, ce lundi.

RR : Tous les Français de plus de 50 ans peuvent désormais se faire vacciner sans condition médicale particulière. Dès mercredi, tous les Français majeurs pourront en faire autant à condition qu'un rendez-vous soit disponible. Il s'agit de ne pas gaspiller de dose.

SB : Un juge antimafia a été béatifié ce dimanche à Agrigente en Sicile.

RR : Assassiné le 21 septembre 1990, près de son domicile, Rosario Livatino est le premier magistrat déclaré « bienheureux » de l’histoire de l’Église catholique. Éric Sénanque.

Agrigente s’était parée de blanc ce dimanche pour célébrer l’un de ses héros. Dans la cathédrale de la ville, où sa chemise ensanglantée avait été placée dans un reliquaire, le cardinal Semeraro, le préfet de la Congrégation pour les causes des saints a célébrée une messe solennelle élevant Rosario Livatino au rang de « bienheureux ». Assassiné par un commando mafieux à moto, à seulement 38 ans, Livatino avait toujours refusé une escorte, estimant être sous la protection de Dieu. Ce fervent catholique a été parmi les premiers magistrats italiens à faire saisir des biens détenus par les clans mafieux. Livatino est resté très populaire en Sicile et même dans toute l’Italie. Aujourd’hui, une coopérative de jeunes qui cultive des biens confisqués à Cosa Nostra porte son nom. Trois ans après son meurtre Jean-Paul II, en rencontrant ses parents l’avait décrit comme « martyr de la justice et indirectement de la foi ». Ce dimanche, le pape François, qui s’est élevé plusieurs fois contre la mafia, a fait applaudir le nouveau « bienheureux » par les fidèles à Rome. « Que son exemple soit pour tous, et notamment pour les magistrats, un encouragement à être de loyaux défenseurs de la légalité et de la liberté » a lancé le pape argentin. Éric Sénanque, Rome, RFI.

SB : Pour lui, un référendum serait « irresponsable ». Pour elle, ne pas l'organiser serait « scandaleux ».

RR : Lui, c'est Boris Johnson, le Premier ministre britannique. Et elle, c'est Nicola Sturgeon, la Première ministre écossaise dont le parti indépendantiste vient de remporter les élections locales. Après cette victoire, Nicola Sturgeon souhaite l'organisation d'un référendum d'autodétermination pour l'Écosse pour que le pays puisse quitter le Royaume-Uni. Ce que Londres qualifie donc d'irresponsable. Si les deux camps ne parviennent pas à s'entendre, le conflit pourrait se régler devant la justice.

SB : C’est finalement dans l’océan Indien que les restes de la fusée chinoise Longue marche 5B ont atterri.

RR : C'est ce que déclare les autorités chinoises. Une grande partie du premier étage de la fusée s’est désintégré en entrant dans l'atmosphère, après avoir mis en orbite le module principal de la future station spatiale chinoise. La chute de ces débris a suscité beaucoup d’inquiétude, ces derniers jours, et la trajectoire de l’épave a été suivie de près par les internautes. À Pékin, correspondance de Stéphane Lagarde.

Les claviers en alerte et les yeux rougis par les pixels, les passionnés du ciel ont scruté avec attention ces dernières heures les informations venues de Chine, après une semaine anxieuse à se demander où retomberait ce gros morceau -33 mètres de long, plus de 20 tonnes- de la fusée Longue marche 5B. Le CMS, le bureau chinois du génie spatial habité a indiqué que la trainée de débris était sortie de son orbite au-dessus de la Méditerranée. Où est l’épave de la fusée ? Certains l’ont imaginé au-dessus de la Jordanie, de l’Afrique du Nord ou de la Tasmanie, avant que les médias d’État chinois ne publient le point d’impact : « Les restes de la fusée Longue marche 5B ont réintégré l’atmosphère terrestre à 72,47° de longitude est et 2,65° de latitude nord à 10h24 précisément, heure de Pékin, affirme le Quotidien du Peuple, sur une zone ouverte au-dessus de l’océan Indien. » La plupart des débris ayant brulé lors de leur rentrée. Ces derniers jours des voix, notamment aux États-Unis, se sont élevés contre un choix de largage rendant aléatoire le retour des étages de la fusée. « La probabilité que cette rentrée puisse nuire aux activités aériennes et au sol est extrêmement faible », a alors répondu la diplomatie chinoise. Stéphane Lagarde, Pékin, RFI.

RR : En football, la 36e journée de Ligue 1 en France. Le PSG doit s'imposer à Rennes, ce soir, pour rester dans la course au titre, derrière le leader Lille. La seconde mi-temps a commencé et le score est en faveur du PSG, un penalty marqué par Neymar dans les arrêts de jeu de la première mi-temps.

C’est la fin de ce Journal en français facile.

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