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Journal en français facile 08/08/2022 20h00 GMT

Studio RFI
GAZA : premier jour de trève entre Israël et le Jihad islamique ; et autres nouvelles.

Transcription 

Clémentine Pawlotsky : Merci d'écouter RFI, il est 20h00 en temps universel, 23h00 à Gaza.   

Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir avec Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie !   

Sylvie Berruet : Bonsoir Clémentine, bonsoir à tous.  

CP : Pas de bombardements ni de violences, aujourd'hui, dans la bande de Gaza. La première journée de trêve, de cessez-le-feu, s'est déroulée dans le calme. La vie a doucement repris son cours. 

SB : En Ukraine, la situation sur le site la centrale nucléaire de Zaporijia inquiète. Des missiles sont tombés près d'un des réacteurs ces derniers jours. Russes et Ukrainiens se renvoient la balle.  

CP : Actualité militaire également en Asie. La Chine poursuit finalement ses exercices militaires près de Taïwan. Le Japon et les Occidentaux ont pourtant multiplié les appels au calme.  

SB : Enfin, nous irons à Cuba, où un incendie est toujours hors de contrôle. Un dépôt de pétrole a pris feu, il y a trois jours, à une centaine de kilomètres de La Havane.  

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SB : Les Palestiniens de la bande de Gaza se sont couchés dans le calme, ce soir. 

CP : Oui, la première journée de cessez-le-feu s'est déroulée sans incident. La vie a doucement repris son cours dans l'enclave palestinienne. Israël a rouvert la frontière. Les marchandises ont donc pu à nouveau circuler. La seule centrale électrique de la zone a aussi pu redémarrer. La trêve, l’arrêt des combats, a été décidée hier soir, après plusieurs jours de bombardements, entre Israël et le Jihad islamique. Ces violences ont fait plusieurs dizaines de morts. Ce retour au calme est donc une bouffée d'oxygène pour les habitants. Correspondance de Michel Paul.  

Pour les Gazaouis, après pratiquement une semaine de bouclage hermétique, le plus important c’est la réouverture des points de passage. Les camions citernes assurent à nouveau, depuis ce matin, le ravitaillement de la centrale électrique de l’enclave palestinienne dont les réservoirs étaient à sec. Retour à la normale également du côté israélien dans les kibboutzim et autres villages frontaliers qui s’étaient en partie vidés de leurs habitants. La défense passive lève progressivement les restrictions qui avaient été imposées dans ce secteur. Mais si la trêve semble tenir à ce stade, Israël annonce qu’il n’a pas l’intention de libérer les responsables du Jihad islamique arrêtés en Cisjordanie. La direction de l’organisation à Gaza avait annoncé que cette mesure était incluse dans l’accord de cessez-le-feu. Ce matin et la nuit dernière, l’armée israélienne a d’ailleurs procédé à de nouvelles arrestations dans le secteur de Jénine. Toujours en Cisjordanie, les militaires ont démoli des maisons des auteurs de l’attentat à la hache dans la ville israélienne d’Elad, le 5 mai dernier. Michel Paul, Jérusalem, RFI 

SB : Le premier navire transportant des céréales ukrainiennes n'accostera finalement peut-être pas au Liban. 

CP : Effectivement, selon l'ambassade d'Ukraine à Beyrouth, l'acheteur de la cargaison refuse de récupérer les 26 mille tonnes de céréales contenues dans le bateau. Il invoque, il met en avant, un retard de cinq mois dans la livraison. Le bateau va donc devoir trouver une autre destination, et probablement un autre acheteur. Il se trouve actuellement au large des côtes turques. Il devait initialement arriver à Tripoli, dans le nord du Liban. Ce navire était parti du port d'Odessa en Ukraine, le 1er aout.  

SB : Pendant ce temps, la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia est au cœur des préoccupations. 

CP : Il s'agit de la plus grande centrale nucléaire d'Europe. Elle se trouve dans le sud de l'Ukraine, mais elle est actuellement occupée par l'armée russe. La semaine dernière, des bombardements ont eu lieu près d'un réacteur. Depuis, la Russie et l'Ukraine s'accusent mutuellement d'être à l'origine de ces tirs de missiles. Martin Chabal.  

Les Russes accusent l'Ukraine de bombarder la centrale nucléaire de Zaporijia, qu'ils contrôlent depuis le mois de mars. Ils alertent sur les possibles répercussions qui toucheraient toute l'Europe si les frappes atteignaient les réacteurs de la plus grande centrale nucléaire d'Europe. Les bombardements font planer l'ombre d'une potentielle catastrophe de grande ampleur. Mais les Russes ont tout de même affirmé que les missiles de la fin de semaine avaient endommagé une ligne à haute tension, ce qui laisserait deux régions ukrainiennes sans électricité. Pour l'instant, la Russie accuse l'Ukraine et l'Ukraine accuse la Russie, mais aucune source indépendante ne peut confirmer l'origine de ces frappes. De son côté, Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU, a surtout alerté sur le caractère suicidaire de ces attaques sans répondre à la question de qui a tiré sur qui. Afin d’éviter une situation critique, le patron de l'agence nucléaire ukrainienne a appelé la communauté internationale à déloger les occupants russes et à créer une « zone démilitarisée » autour de la centrale. L'agence affirme également que la Russie aurait posé des mines dans le secteur, mais encore une fois cette déclaration n'a pas encore pu être vérifiée.  

CP : Explication de Martin Chabal. 
Et c'est une nouvelle conséquence de cette guerre : les Russes ne peuvent plus visiter le château de Vincennes, près de Paris en France. L'information est donnée par l'Agence France presse. Le château de Vincennes abrite notamment des archives du ministère français des Armées.  

SB : Et puis dans l’actualité, la Chine qui prolonge ses manœuvres militaires près de Taïwan. 

CP : La démonstration de force de Pékin devait s'arrêter hier, mais finalement la Chine poursuit ses opérations, toujours pour protester contre la visite de la numéro 3 américaine à Taïwan. Pour rappel, Nancy Pelosi a passé moins de 24 heures sur l'île, la semaine dernière. On fait le point sur la situation avec Zhifan Liu.  

Le commandement chinois a confirmé la poursuite d'exercices interarmées dans les airs et en mer autour de Taïwan. Cette annonce intervient après une première phase initiale de quatre jours d'opération qui visait à simuler un blocus maritime et aérien de l'île, impliquant avions de chasse, navires de guerre, drones et missiles balistiques. Selon la propagande communiste, ces opérations sont les plus importantes jamais menées par l'armée chinoise dans la région. De leurs côtés, les autorités taiwanaises ont également annoncé la tenue d'exercices de défense à balles réelles. Soldats et obusiers vont être déployés, cette semaine, pour simuler une invasion de l'île par la Chine. Les dirigeants locaux réfutent toute réaction à la démonstration de force de l'armée chinoise. Mais force est de constater que la pression chinoise ne cesse d'augmenter dans la région. Et ce malgré les critiques internationales. Washington a dénoncé la disproportion totale des manœuvres chinoises. En face, Pékin défend une réaction justifiée et rejette la faute sur les États-Unis, accusés d'être les fauteurs de troubles. 

CP : Et les fauteurs de trouble, ce sont des personnes qui provoque un désordre ou une guerre, par exemple.  

SB : Les États-Unis tentent de contrer l'influence de la Chine et de la Russie en Afrique. 

CP : Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, effectue actuellement une tournée sur le continent. Il est depuis hier à Pretoria en Afrique du Sud. Il dit vouloir « un véritable partenariat avec l'Afrique ». Antony Blinken se rendra demain en République démocratique du Congo, puis au Rwanda. Le président de la RDC, Félix Tshisekedi, profitera de cette visite pour évoquer les tensions entre son pays et Kigali.  

SB : À Cuba, les pompiers se débattent toujours contre le feu. 

CP : Un gigantesque incendie dure depuis vendredi sur un dépôt de pétrole de l'île. Selon les autorités, un troisième réservoir a été détruit aujourd'hui par les flammes. Ça se passe précisément dans la zone industrielle de Matanzas, à 100 kilomètres de la capitale, La Havane. Le bilan provisoire est d'au moins un mort, 16 pompiers disparus et plus de 120 blessés. Cet incendie survient alors que l'île manque déjà de carburant, notamment pour approvisionner ses centrales électriques. Justine Fontaine.  

Un immense nuage de fumée noire aux reflets rouges s'élevait encore lundi soir au-dessus de Matanzas. Le feu a été provoqué par la foudre, qui a frappé un réservoir vendredi soir, malgré le système de paratonnerre de ce grand dépôt pétrolier. Le gouvernement cubain a reçu l'aide du Mexique et du Venezuela pour tenter d'éteindre l'incendie. Et dimanche, le président Miguel Diaz-Canel s'est rendu à Matanzas pour superviser les opérations des pompiers, précise la presse officielle cubaine. Ce gigantesque incendie survient alors que l'île manque déjà de carburant depuis des mois, et n'a pas assez de pétrole pour alimenter ses centrales électriques vieillissantes. « Nous allons devoir continuer d'acheter du carburant, avec nos moyens limités, pour garantir un minimum de production d'énergie », a précisé le gouverneur de la région Mario Sabines, ce lundi. Les coupures d'électricité répétées à Cuba ont provoqué des manifestations encore ce week-end dans la ville de Cienfuegos, et dans plusieurs communes du pays depuis le début de l'été. L'an dernier, c'était déjà l'une des raisons du plus grand mouvement de colère sociale sur l'île depuis la révolution de 1959. 

CP : Explications signées Justine Fontaine. 

C’est ainsi que se referme ce Journal en français facile. Un grand merci à vous de l’avoir suivi. On en profite avec Sylvie Berruet pour adresser nos salutations à l’un de nos fidèles auditeurs Junior Bokamac qui nous écoute à Kinshasa et qui nous envoie régulièrement ses remerciements et ses encouragements. Très belle soirée à lui et à vous sur la radio du monde. 

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