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Journal en français facile 08/06/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI, il est 22h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la Une ce soir, Emmanuel Macron giflé lors d'un déplacement. Deux personnes ont été interpellées après l'agression. Condamnation de la classe politique et vive réaction du Premier ministre Jean Castex qui appelle à un « sursaut républicain ».

SB : La perpétuité pour Ratko Mladic. Ainsi l'a confirmé la justice internationale à l'égard de l'ancien chef militaire serbe de Bosnie condamné pour « génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité ». Un jugement qui ne peut plus l'objet de recours.

RA : Et puis une actualité sportive ce soir : en football, l'équipe de France affronte la Bulgarie au Stade de France et à trois jours du début de l'Euro. Les Bleus mènent 1-0. Et puis en tennis, le match choc des quarts de finale à Roland-Garros actuellement : le Grec Stefanos Tsitsipas face au Russe Daniil Medvedev. Avantage Tsitsipas qui a remporté le premier set

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SB : L'incident est largement commenté par la classe politique et a choqué de nombreux Français : Emmanuel Macron a reçu une gifle aujourd'hui.

RA : Cela s'est produit alors que le chef de l'État effectuait un déplacement dans la Drôme, département du sud-est de la France. Avant d'évoquer les réactions, les faits : que s'est-il exactement passé ? Le récit d'Anthony Lattier qui a suivi le président français.

La scène se déroule aux abords du lycée hôtelier qu’Emmanuel Macron vient de visiter. Le président est en bras de chemise. Il se dirige vers un groupe de personnes rassemblées derrière des barrières de sécurité. Un homme prend alors son bras et de son autre main donne une gifle au chef de l’État, avant que les services de sécurité de l’Élysée n’interviennent. Très courte scène que l’on peut voir sur une vidéo amateur qui circule sur les réseaux sociaux car, à ce moment-là, aucune caméra officielle, aucun journaliste n’est présent. L’Élysée confirme cet incident, mais minimise en parlant de « tentative de gifle ». Juste avant son geste, l’homme crie « Montjoie, Saint-Denis », une référence royaliste, puis « à bas la Macronie ». La préfecture indique que deux personnes ont été interpellées après l’agression. Le chef de l’État a ensuite poursuivi son déplacement par un déjeuner dans un restaurant de Valence. Anthony Lattier, Valence, RFI.

RA : Et Emmanuel Macron a réagi ce soir, il souhaite « relativiser » les faits, c'est-à-dire leur donner moins d'importance : « Ne laissons pas des faits isolés, des individus ultraviolents, prendre possession du débat public, ils ne le méritent pas », a-t-il déclaré. La condamnation de la classe politique est unanime : le Premier ministre Jean Castex a pris la parole devant l'Assemblée nationale dès le début des questions au gouvernement, « appelant à un sursaut républicain », « il en va des fondements de notre démocratie », a dit Jean Castex.

SB : La condamnation de Ratko Mladic à la prison à vie est désormais définitive.

RA : C'est la décision prise aujourd'hui par la justice internationale à La Haye qui a rejeté l'appel de l'ancien chef militaire serbe de Bosnie. Ratko Mladic est donc condamné pour « génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre » commis entre 1992 et 1995. Le détail de cette décision avec vous Christophe Paget, mais d'abord les réactions qui sont nombreuses à travers le monde.

L’ONU salue cette condamnation à perpétuité, condamnation à vie. Elle est selon le président américain Joe Biden « historique », elle « montre que ceux qui commettent des crimes horribles seront bien tenus responsables ». Le ministre allemand des Affaires étrangères, lui, se dit « soulagé ». Ratko Mladic, surnommé « le boucher des Balkans », avait été arrêté en 2011 après 16 années de cavale, 16 années de fuite, et reconnu coupable en 2017 de « crimes contre l'humanité, crimes de guerre, et génocide » dans la ville de Srebrenica, où plus de 8 000 hommes et adolescents musulmans ont été tués par les forces serbes de Bosnie en 1995. 
RA : On revient sur la décision rendue aujourd'hui, Christophe : en appel, les avocats de l’ancien chef militaire serbe demandaient son acquittement.
Oui, qu’il soit blanchi des charges de génocide qui lui valent la prison à vie : les avocats affirmaient qu’il n’y avait pas de lien entre leur client et ces tueries. Ce mardi, à la majorité, les cinq juges internationaux du Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux, basé dans la ville de La Haye aux Pays-Bas, ont donc rejeté cet appel et confirmé la sentence, la peine de prison à vie pour Ratko Mladic, aujourd’hui âgé d’un peu moins de 80 ans, et son rôle dans le massacre de Srebrenica, le pire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Les magistrats ont également rejeté l’appel cette fois de l’accusation, qui voulait que l’ex-général soit aussi condamné pour génocide dans plusieurs autres villes.

RA : Merci Christophe Paget.

SB : La suite de la tournée de la vice-présidente américaine Kamala Harris en Amérique centrale.

RA : Visite sur le thème de l'immigration. Après le Guatemala, Kamala Harris se trouve depuis hier soir au Mexique. Le Mexique, un pays clé pour les États-Unis, on se souvient du projet de l'ancien président américain Donald Trump de construire un mur à la frontière mexicaine pour empêcher les traversées de migrants. Depuis l'élection de Joe Biden, l'administration évoque une approche plus humaine, mais elle est confrontée à un obstacle important : il y a de plus en plus de migrants qui arrivent à la frontière. À Washington, pour RFI, Anne Corpet.

170 000 clandestins ont été interpellés à la frontière avec le Mexique au mois de mai : un record en vingt ans. Les ressortissants du Mexique et des autres pays du nord de l’Amérique latine sont les plus nombreux, mais on assiste à une augmentation du nombre de personnes venant de pays plus lointains comme l’Équateur ou le Brésil. Cette crise à la frontière est vivement dénoncée par les républicains qui évoquent le laxisme de l’administration démocrate. Mais changement crucial par rapport à l’ère de Donald Trump : ce sont des adultes voyageant seuls qui constituent l’écrasante majorité de ce flux migratoire, la proportion de familles et surtout de mineurs isolés a baissé. L’administration continue de chercher à réunifier les familles séparées sous le mandat du président républicain. Elle vient d’annoncer que 29 enfants arrachés à leurs parents entre juillet 2017 et janvier 2021 allaient retrouver leurs foyers dans les prochaines semaines. Anne Corpet, Washington, RFI.

SB : RFI 22h07 à Paris, vous écoutez le Journal en français facile.

En football l'équipe de France dispute actuellement son dernier match de préparation à l'Euro.

RA : L'Euro qui commence ce vendredi. À trois jours du début de la compétition, les Bleus affrontent la Bulgarie au Stade de France. Antoine Grognet suit la rencontre pour RFI. Antoine, les Bleus menaient 1-0 à la mi-temps, est-ce que la rencontre a repris ?

(Transcription manquante)

RA : Merci Antoine Grognet, en direct du Stade de France pour RFI.

SB : Et puis également, en sport, du tennis avec le début des quarts de finale aujourd'hui à Roland-Garros.

RA : Dans le tableau féminin, qualification de la Russe Pavlyuchenkova et de la Slovène Zidansek. Chez les hommes, l'Allemand Alexander Zverer disputera également les demi-finales et il sera opposé au vainqueur du match qui se déroule actuellement entre le Grec Stefanos Tsitsipas et le Russe Daniil Medevedev. On retrouve en direct de Roland-Garros Frédéric Suteau. Frédéric, avantage Tstitsiptas pour le moment ?

(Transcription manquante)

RA : Merci Frédéric Suteau à Roland-Garros.

Fin du journal en français facile.

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