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Journal en français facile 08/03/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : l’épidémie de coronavirus. La propagation continue de manière importante en Italie. 133 nouveaux décès ont été enregistrés en 24h. Un quart de la population se trouve en quarantaine, c’est-à-dire qu’elle doit rester chez elle.

SB : Le Président turc appelle la Grèce à ouvrir ses frontières. Dans un contexte de crise migratoire avec l’Union européenne, Recep Tayyip Erdogan est attendu à Bruxelles demain lundi.

RA : Et puis la journée internationale des droits des femmes. Reportage à Paris dans ce journal où plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté. Le sujet qui a inspiré Yvan Amar pour son expression de la semaine. Soyez les bienvenus.

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SB : Dans l’épidémie de coronavirus, l’Italie est désormais le pays le plus touché après la Chine.

RA : Avec déjà 7375 cas dont 366 décès. À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle : depuis ce dimanche un quart de la population italienne est placée en quarantaine (cela veut dire que les habitants doivent rester chez eux). C’est une vaste zone du nord du pays qui est concernée, allant de Milan à Venise. Tandis qu’à Rome le pape François a récité sa prière du dimanche pour la première fois en vidéo. Mais le pape a réservé une petite surprise aux fidèles qui ont suivi cette prière sur écran géant. Reportage place Saint-Pierre d’Eric Sénanque.

« C’est un peu étrange cette prière de l’Angélus aujourd’hui, avec le pape “en cage” dans la bibliothèque, mais je vous vois, je suis près de vous » lance François aux pèlerins regroupés devant les écrans de la place Saint-Pierre. D’ordinaire les fidèles regardent vers le dernier étage du palais apostolique, mais ce dimanche la fenêtre est fermée. Le pape a prié pour les victimes de la guerre en Syrie, mais aussi les malades du coronavirus et les soignants. Sur la place, Milona est venue suivre le pape pour cet angélus inhabituel. À la fin de la prière, François bénit la foule, mais il demande qu’on ouvre la fenêtre pour qu’il puisse saluer la foule. Mercredi prochain, l’audience générale sera elle aussi retransmise sur des écrans, mais le souverain pontife réservera peut-être aux pèlerins une nouvelle surprise. Eric Senanque Rome RFI.

SB : Et puis l’épidémie de coronavirus en France. La barre du millier de contaminations a été franchie ce dimanche.

RA : 1126 personnes infectées selon le dernier bilan, 19 décès. Un Conseil de défense vient de se terminer, autour du Président Emmanuel Macron. La France reste au stade 2 de l’épidémie. Une nouvelle mesure annoncée : l’interdiction de tout rassemblement de plus de 1000 personnes.

SB : Le Président turc attendu demain à Bruxelles.

RA : Un déplacement qui sera observé de près en raison de la crise migratoire actuellement entre Ankara et Bruxelles. Pour rappel la semaine dernière Recep Tayyip Erdogan avait dit qu’il était prêt à ouvrir les frontières avec l’Union européenne pour laisser passer les migrants, ce qui va à l’encontre d’un accord conclu avec Bruxelles en 2016. Le Président turc qui s’est à nouveau exprimé sur le sujet ce dimanche, et cela va dans la continuité de ce qu’il avait déclaré puisqu’il appelle la Grèce à « ouvrir ses portes » aux migrants. Correspondance à Istanbul d’Anne Andlauer.

« Grèce, ouvre tes portes ! » Cet appel, ce n’est pas seulement celui des milliers de migrants qui ont afflué à la frontière gréco-turque, et continuaient ce week-end de faire le siège du poste-frontière de Pazarkule, malgré les gaz lacrymogènes de la police grecque. Cet appel, c’est aussi celui du président turc avant son départ pour Bruxelles. Recep Tayyip Erdoğan a précisé qu’il ne demandait pas à la Grèce d’accueillir les migrants. Je le cite : « Ces gens ne resteront pas chez toi. Ils ne feront que passer pour aller dans d’autres pays d’Europe »… Et d’ajouter, toujours, à l’attention d’Athènes : « Libère-toi de ce fardeau. » C’est donc bien aux dirigeants européens que Recep Tayyip Erdogan s’adressait derrière cet appel à la Grèce. Il doit les rencontrer ce lundi, pour sa première visite à Bruxelles depuis le changement d’équipe à la tête des instances de l’Union européenne. Selon la présidence turque, il vient notamment discuter d’une « mise à jour de l’Union douanière » entre la Turquie et l’UE et « de l’ouverture de nouveaux chapitres des négociations d’adhésion ». Autant de promesses qui figuraient dans le pacte migratoire de 2016, mais qui n’ont jamais été tenues. « J’espère obtenir des résultats différents avec cette nouvelle équipe », a déclaré le président turc. Anne Andlauer, Istanbul, RFI.

SB : Et puis c’était aujourd’hui la journée internationale des droits des femmes.

RA : Et à cette occasion des manifestations partout dans le monde. Notamment dans des pays où les droits des femmes sont encore loin d’être respectés, au Pakistan par exemple où la société est ultra patriarcale, c’est-à-dire dominée par les hommes. Aux Philippines également ou encore au Soudan. Des manifestations ont également eu lieu en France, la plus importante à Paris a réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes. Reportage Aram Mbengue.

Parmi les manifestants composés majoritairement de femmes, beaucoup sont habillées en bleu de travail, fichu rouge à la tête. Une tenue devenue symbole de la lutte pour les droits des femmes, comme l’explique cette manifestante. Première halte symbolique du cortège, l’hôpital La Pitié Salpétrière, l’occasion pour des personnels soignants de se joindre à la manifestation, comme cette infirmière. Revalorisation des métiers exercés en majorité par des femmes, égalité des salaires entre les hommes et les femmes, mais aussi retrait du projet de réforme des retraites. Voilà autant de revendications que les associations que les associations féministes continueront de défendre au-delà de la journée du 8 mars.

SB : Et puis en sport rugby l’équipe de France ne réalisera pas le Grand Chelem dans le tournoi des six nations

RA : Une équipe réalise le Grand Chelem quand elle gagne tous ses matchs dans la compétition. Mais après trois victoires, l’équipe de France a été battue cet après-midi par l’Écosse 28 à 17. Cependant la France peut encore remporter le tournoi. Elle affrontera l’Irlande samedi prochain.

RA : RFI 21h08 à Paris, l’heure de retrouver l’expression de la semaine. Et cela fait écho à l’un des sujets que l’on vient d’entendre. Voici Yvan Amar.

Nombreuses manifestations aujourd’hui pour marquer cette Journée Internationale du Droit des Femmes, avec notamment à Paris (mais on se souvient que cette journée est internationale !) la Marche des grandes gagnantes. Comme les combats ont souvent besoin de symboles et de figures fortes, on rappelle l’image de Rosie la Riveteuse. Qu’est-ce que c’est qu’une riveteuse ? C’est le féminin de riveteur ! Et bien sûr le mot riveteur a existé en premier : c’est celui qui pose des rivets. Et le rivet est l’un des symboles du travail à la chaîne en usine, un peu comme le boulon : une grosse tige métallique qui sert à assembler plusieurs pièces. Poser des rivets demande de la force. Longtemps ça a été considéré comme un travail d’homme. Mais pendant la Deuxième Guerre mondiale, comme beaucoup d’hommes étaient mobilisés, dans les armées, les industries ont engagé de nombreuses femmes. Et on s’est rendu compte que ces femmes faisaient aussi bien que les hommes ce genre de travaux. Après les riveteurs, on a eu les riveteuses. Et une affiche montre bien cela, celle qui représente Rosie la riveteuse. Rosie est un bon exemple de prénom populaire aux États-Unis. Et la Rosie qu’on nous montre, avec son foulard à pois, gonflant ses biceps pour montrer sa force est l’une des rares images où l’on voit une femme qui ne correspond pas à une représentation féminine comme objet de désir pour les hommes : elle est forte, elle est moqueuse et assez triomphante. Alors bien sûr au départ ces affiches étaient faites pour faire travailler les femmes dans les usines, pour faire tourner l’industrie de guerre. Mais, longtemps après, elles ont été retrouvées et retournées pour montrer la possibilité d’une égalité des femmes et des hommes.

RA : Fin de ce Journal en français facile.

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