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Journal en français facile 08/02/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir en compagnie de Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Romain, bonsoir à toutes et à tous.

RA : À la une ce soir : L'OMS se veut rassurante concernant le vaccin AstraZeneca. « Il est beaucoup trop tôt pour rejeter ce vaccin » affirme l'Organisation mondiale de la santé. Alors que selon une étude son efficacité est limitée face au variant sud-africain du virus.

ZK : Les tensions entre l'Union européenne et la Russie. L'Allemagne, la Suède et la Pologne annoncent l'expulsion de diplomates russes en représailles à une mesure similaire annoncée il y a trois jours par Moscou.

RA : En Birmanie la crainte d'une répression. La loi martiale a été décrétée, cela veut dire que l'armée va assurer le maintien de l'ordre, une semaine après le coup d'État.

ZK : Et puis à la fin de cette édition nous vous parlerons du bitcoin, cette devise virtuelle, qui s'est envolé ce lundi après un investissement de l'homme le plus riche de la planète.

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ZK : Un vaccin qui pose question face à la pandémie de coronavirus.

RA : Il s'agit du vaccin du groupe AstraZeneca, qui a été approuvé par de nombreux pays. Il pose question car selon une étude son efficacité est limitée face au variant sud-africain du virus. Et d'ailleurs suite à cette étude l'Afrique du Sud a suspendu le début de son programme de vaccination. Aujourd'hui plusieurs pays ont défendu ce vaccin, et parmi eux le Royaume-Uni qui a été le premier à prescrire massivement ce vaccin à sa population. Correspondance à Londres de Muriel Delcroix.

Opération « pas de panique » : gouvernement, laboratoire et scientifiques se sont efforcés toute la journée de lundi de rassurer les britanniques et défendre le vaccin Oxford AstraZeneca. Un Boris Johnson en blouse blanche a ainsi profité d’une visite dans un laboratoire pour se dire pleinement confiant dans tous les vaccins utilisés au Royaume-Uni : « Tous sont efficaces et offrent un haut degré de protection contre les formes graves du virus et empêchent d’en mourir. Dans le cas du vaccin AstraZeneca nous avons aussi la preuve qu’il réduit la transmission du Covid. Pour moi il ne fait aucun doute que les vaccins en général seront notre porte de sortie. » Les scientifiques ont, eux, renchéri en soulignant que le vaccin AstraZeneca fonctionnait très bien contre la souche très contagieuse apparue dans le Sud de l’Angleterre et qu’ils préparaient déjà une nouvelle version du vaccin pour faire un rappel à l’automne. Une montée au créneau immédiate de crainte que l’étude menée en Afrique du Sud ne vienne dissuader les britanniques de se faire vacciner et menace de faire dérailler la grande campagne de vaccination entreprise jusqu’à présent avec succès par les autorités. Muriel Delcroix Londres RFI.

RA : Et dans le même sens, plusieurs responsables de l'OMS l'Organisation mondiale de la Santé se penchaient aujourd'hui sur ce vaccin AstraZeneca, ils disent de faire attention à ne pas tomber dans un excès de pessimisme. « Il est beaucoup trop tôt pour rejeter ce vaccin ».
À propos de l'OMS le Président français Emmanuel Macron s'est entretenu aujourd'hui avec son directeur général. Le Chef de l'État appelle à accélérer le lancement des campagnes de vaccination dans les pays émergents. Car les perspectives ne sont pas optimistes. Ainsi les États-Unis sont de plus en touchés par le variant britannique du virus. Les États-Unis qui constituent déjà le pays endeuillé par la pandémie. Une étude affirme que le nombre de cas d'infections à ce virus, est multiplié par deux tous les dix jours.

ZK : L'heure est à la riposte pour l'Union européenne après le camouflet infligé par la Russie.

RA : Un camouflet c'est un affront. L'affront dont on parle ici c'est l'expulsion de trois diplomates européens, le jour où le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell se trouvait en Russie. Voilà qui a tendu un peu plus les relations entre Bruxelles et Moscou. Et en signe de représailles, trois pays européens, l'Allemagne, la Suède et la Pologne ont annoncé ce lundi l'expulsion de diplomates russes. Les explications de Béatrice Leveillé.

Dans un contexte de tensions en Russie depuis le retour du principal opposant à Vladimir poutine Alexeï Navalny, les russes ont accusé trois diplomates européens d’avoir participé à des manifestions pro Navalny. L’annonce de leur expulsion a été faite en pleine conférence de presse de Josep Borrel en visite officielle à Moscou. Une visite pourtant longtemps attendue, c’est la première d’un chef de la diplomatie européenne depuis 2017. Un des objectifs de cette visite était de demander au président russe la libération d’Alexeï Navalny. La réponse du kremlin a été l’expulsion des diplomates européens. Un camouflet qui demandait une réaction de l’union européenne ou au moins des trois pays concernés et bien voilà c’est fait Varsovie, Berlin et Stockholm vont chacun expulser un diplomate russe en poste dans leur pays. D’autre part, une réunion des ministres des Affaires étrangères est planifiée le 22 février pour préparer une réaction d’ensemble de l’Union européenne. Réaction qui devrait être modérée car la plupart des États membres ne veulent pas rompre avec la Russie, pays membre du Conseil de Sécurité et engagé militairement dans plusieurs zones de conflit.

RA : Et ce soir la Russie réagit à l'expulsion de trois diplomates russes de pays européens. Moscou dénonce une décision « infondée et inamicale ».

ZK : En Birmanie la loi martiale a été décrétée dans plusieurs villes du pays.

RA : Notamment dans plusieurs quartiers de Rangoon la capitale économique, de Mandalay également la deuxième ville du pays. La loi martiale c'est l'instauration d'un régime d'exception au sein duquel l'armée assure le maintien de l'ordre. Cela fait craindre une répression de la part de la junte militaire qui a renversé le gouvernement civil et arrêté la dirigeante Aung San Suu Kyi. Et l'instauration de la loi martiale intervient alors que ce lundi plusieurs centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de Rangoon. D'où les inquiétudes de cette manifestante Sandy, elle est obstétricienne c'est-à-dire qu'elle prend en charge la grossesse et l'accouchement. On l'écoute. 

« Je suis très inquiète car nous avons eu des informations selon lesquelles des individus proches des militaires se sont introduits dans les manifestations pour provoquer des violences et nous devons faire très attention. C'est ce qui nous fait le plus peur. J'espère que l'armée ne réprimera plus jamais les manifestants. Je suis née en 1990, je n'ai donc pas vécu les émeutes de 1988, mais j'ai participé aux manifestations de 2007. Je refuse que les militaires reprennent le pouvoir. J'espère que grâce à internet et à la couverture internationale des évènements par les reporters actuellement présents à Rangoun et en Birmanie, nous serons entendus. Les manifestations sont aujourd'hui bien plus importantes. En 2007, les militaires avaient réprimé les manifestations, même si elles étaient pacifiques. Mais aujourd'hui le monde entier regarde et les manifestants sont plus courageux. J'espère vraiment que l'on obtiendra gain de cause. »

RA : Le témoignage de Sandy au téléphone de Jelena Tomic.

ZK : Dans l'actualité économique : le cours du bitcoin qui s'envole.

RA : Le bitcoin c'est une crypto monnaie ou cybermonnaie, c'est même la principale cybermonnaie. Le cours du bitcoin a atteint effectivement aujourd'hui des niveaux records, pour une raison : l'intervention d'Elon Musk le patron du constructeur de véhicules électriques Tesla. Il a investi 1 milliard et demi de dollars dans le bitcoin, et il prévoit d'accepter la devise virtuelle comme moyen de paiement pour ses voitures. Explications Aabla Jounaidi.

Cela fait plusieurs mois qu’Elon Musk, devenu cette année l’homme le plus riche de la planète joue de son influence sur Twitter son réseau favori … pour faire monter les enchères autour des crypto-monnaies. Fin janvier, il ajoutait sur la description de son compte la mention « Bitcoin » faisant monter en flèche sa valeur qui n’en avait pas particulièrement besoin, elle qui tutoie déjà les sommets. La semaine dernière, le patron fantasque s’amusait à vanter les mérites de Dogecoin, l’une des crypto-monnaies les moins aboutis, créé comme une plaisanterie en 2013. Pour le Bitcoin, il semble que ce soit plus sérieux, puisque qu’Elon Musk va injecter via son groupe Tesla 1,5 milliard de dollars dans ses actifs. Il en a fait l’annonce au gendarme américain de la bourse la SEC ce lundi. Alors que les autorités considèrent encore avec méfiances ces crypto actifs, souvent utilisés pour le blanchiment d’argent, Tesla lui marque sa confiance. Au point que le groupe envisage la possibilité d’acheter à l’avenir certains de ses produits en crypto monnaie. Une annonce qui a fait atteindre à un moment les 44 000 dollars au Bitcoin. Un record historique.

ZK : Enfin en tennis, l'Open d'Australie a débuté ce lundi.

RA : Dans des conditions très particulières en raison de la pandémie de Covid-19, avec une limitation du nombre de spectateurs. Parmi les premiers résultats à retenir, la victoire du numéro 1 mondial Novak Djokovic contre le Français Jérémy Chardy. Qualification également de l'Autrichien Dominik Thiem et dans le tableau féminin de l'Américaine Serena Williams et la Japonaise Naomi Osaka.

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