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Journal en français facile 07/02/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. 

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie. 

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous. 

RA : À la une de l’actualité ce soir : l’inquiétude de l’OMS. L’Organisation mondiale de la santé affirme qu’il y a des ruptures de stock dans le matériel destiné à lutter contre le coronavirus. La maladie qui a déjà fait plus de 630 morts en deux mois en Chine.

SB : Un chef d’Al-Quaïda tué par les États-Unis. C’est la Maison-Blanche qui l’annonce. L’homme était à la tête d’Al-Quaïda dans la péninsule arabique. Il a été abattu au Yémen.

RA : Et puis l’appel à une mobilisation européenne lancée par Emmanuel Macron. Le Président français s’exprimait sur le thème de la dissuasion nucléaire qui est une stratégie de défense s’appuyant sur l’arme nucléaire.

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SB : Après deux mois d’épidémie, le matériel pour faire face au coronavirus commence à manquer. 

RA : Oui notamment les masques, qui sont très demandés. C’est le chef de l’Organisation mondiale de la Santé qui tire la sonnette d’alarme. Il évoque de graves ruptures de stock et des délais de 4 à 6 mois désormais pour les livraisons. Dans ce contexte l’épidémie se poursuit, le dernier bilan est de 636 morts et plus de 31 000 contaminations en Chine. Et parmi les décès celui du docteur Li fait beaucoup réagir. C’est le médecin qui a lancé l’alerte au coronavirus. Il a été contaminé par ses patients et il est décédé la nuit dernière. Il y a de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux, l’homme est considéré comme un héros, des hommages sont prévus. Écoutez la réaction de Cyrus Lau qui est infirmier à Hong Kong.

« C’est très triste pour le docteur Li. Il est le premier à avoir trouvé l’origine de cette infection à Wuhan, et puis il a été infecté par le virus et est mort. En fait au tout début, il a été vu comme quelqu’un qui diffusait des fausses informations à travers le pays, et il a été pénalisé. C’est à cause des coups fourrés du parti communiste qui souhaitait maintenir une stabilité au sein de la Chine. Je garderais en mémoire le docteur Li comme un héros secret, c’était quelqu’un de courageux, de fort, et il s’inquiétait pour son pays. Il a osé parler pour dire la vérité. »

RA : Cyrus Lau infirmier au Saint John Hospital de Hong Kong. Témoignage recueilli par Juliette Pietraszewski.

SB : Le Président américain, à l’étranger, enregistre une nouvelle victoire. 

RA : La Maison-Blanche a annoncé la nuit dernière la mort au Yémen du chef du groupe terroriste Al-Quaïda dans la péninsule arabique. L’homme a été tué « sur les instructions de Donald Trump » affirme Washington. Il aurait cherché à perpétrer de nombreuses attaques contre les États-Unis et leurs forces. Explications Oriane Verdier.

Voilà des années que la tête de Qassem al-Raïmi était mise à prix. 10 millions de dollars pour qui éliminerait cet ennemi des États-Unis. Finalement en novembre dernier un informateur yéménite aurait donné à la CIA la position du chef d’Al Qaïda dans la péninsule arabique. Selon le New York Times, des frappes auraient ensuite été menées le mois dernier. Qassem al-Raïmi combattait dans les rangs d’Al Qaïda depuis 30 ans. À peine sorti de l’adolescence, il avait commencé sous les ordres d’Oussama Ben Landen en Afghanistan avant de retourner dans son pays, le Yémen. Emprisonné sur place par les Américains, il avait pris la fuite après un an de détention pour devenir rapidement un des piliers du groupe terroriste dans le pays. Depuis 2015, au Yémen la guerre fait rage entre rebelles houthis et force pro gouvernementales soutenues par la coalition arabe. Al Qaïda a su tirer parti de ce chaos en montant en puissance dans le sud-est du pays. Voilà donc plusieurs années que les États-Unis mènent une guerre discrète contre ce groupe terroriste aux velléités internationales. Des bombardements qui ont causé la mort de nombreux civils selon l’ONG Human Rights Watch.

SB : En Allemagne, la vie politique traverse une crise profonde cette semaine. 

RA : La raison, ce qui s’est passé cette semaine en Thuringe, dans l’est du pays. Un homme a été élu à la tête de la région, grâce aux voix de l’extrême droite. Ce qui constitue une première dans l’histoire de l’après-guerre en Allemagne. Cela a provoqué la stupeur, à tel point qu’hier l’homme a démissionné et appelé à de nouvelles élections, comme le demandait la chancelière Angela Merkel. Mais tout n’est pas réglé, les conséquences de la crise sont là. Et ce vendredi les dirigeants chrétiens-démocrates et libéraux, au pouvoir en Allemagne, étaient réunis. La correspondance de Pascal Thibaut.

Le séisme politique de cette semaine va-t-il influencer l’après Merkel et les élections de l’automne 2021 ? Le cours sinueux de la CDU en Thuringe, les tiraillements du parti chrétien-démocrate sur le positionnement à adopter face à une extrême-droite de plus en plus forte dans l’Est du pays, la faiblesse de la présidente Annegret Kramp-Karrenbauer : le mouvement conservateur tangue. AKK jeudi soir en Thuringe n’a pu imposer à ses troupes la décision de la direction du parti en faveur de nouvelles élections pour clarifier une situation sulfureuse. Les concurrents de celle qui fut longtemps présentée comme la dauphine d’Angela Merkel aiguise leurs couteaux. Le concurrent d’AKK dans la course à la direction de la CDU au congrès de décembre 2018 Friedrich Merz a annoncé mercredi son retour dans la vie politique active. Dans un sondage à chaud en Thuringe, la CDU déjà bien affaiblie perd dix points. On verra si la popularité du parti au plan national va aussi se dégrader. Une réunion des dirigeants de la grande coalition a été organisée dans l’urgence ce samedi. Les sociaux-démocrates sont alarmés. Même si le libéral élu mercredi en Thuringe avec les voix de l’extrême-droite a annoncé dès jeudi sa démission, cette crise majeure va laisser des traces. Pascal Thibaut Berlin RFI.

SB : RFI 21h06 à Paris : un discours qui était très attendu ce vendredi, celui qu’Emmanuel Macron a prononcé en fin de matinée à l’École militaire. 

RA : Le Président français s’est exprimé devant des officiers pour présenter la stratégie de la France en matière de défense, et précisément sur la question nucléaire. C’est un sujet à l’origine de tensions dans le monde notamment entre les États-Unis et l’Iran. Emmanuel Macron appelle à une mobilisation européenne. C’est un discours qui était très attendu, car avec le Brexit la France se retrouve seule puissance européenne dotée de l’arme nucléaire. Le bilan du discours du Président français, avec Franck Alexandre.

Avant de tendre la main aux Européens, Emmanuel Macron devant les officiers de l’école de guerre a tenu a rappelé les éléments fondateurs de la dissuasion nucléaire française. Annonçant que la France n’adhérera pas à un traité d’interdiction des armes nucléaires, rappelant que le rôle de la dissuasion resterait circonscrit aux circonstances extrêmes de légitime défense et insistant sur la détermination de la France à rester maîtresse de son destin. Mais pour le chef de l’État dans une Europe refondée autour d’une culture stratégique partagée, les partenaires européens pourraient être associés à la dissuasion nucléaire. (...) Une indépendance de décision pleinement compatible avec une solidarité européenne, en revanche le chef de l’État n’a pas fourni plus de détails sur la forme que pourrait prendre cette association, ni donner les noms des partenaires européens susceptibles d’être intéressés. 

SB : Et puis la Russie veut attirer plus de touristes. 

RA : Et pour y parvenir, Moscou est prêt à faciliter l’obtention de visa à partir de 202. Un visa électronique à un peu moins de 50 euros sera mis en place sur l’ensemble du territoire, mais attention tous les pays ne seront pas concernés. Les explications à Moscou de Daniel Vallot.

Le succès de la coupe du monde de Football en 2018 a sans doute pesé très lourd dans la décision prise par les autorités russes. En facilitant l’accès des supporters de foot à la Russie, Moscou s’est rendu compte du double bénéfice engrangé, en termes de retombées économiques, et en termes d’image. Hormis la parenthèse du Mondial, la Russie est un pays difficile d’accès pour les touristes étrangers : le visa est cher, plus d’une centaine d’euros, et compliquée à obtenir. Avec ce visa électronique, la Russie espère donc séduire un nombre croissant de touristes étrangers, qui pourront découvrir Moscou, Saint-Pétersbourg ou le lac Baïkal ? En évitant le parcours du combattant qui leur était jusqu’à présent imposé pour obtenir le fameux visa. À partir du 1er janvier 2021, ce visa électronique, déjà expérimenté à Saint-Pétersbourg, sera donc étendu à l’ensemble de la Russie. Une cinquantaine de pays y auront accès : comme le Japon, le Mexique ou ceux de l’Union européenne. En revanche les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada en seront privés. Moscou veut ainsi protester contre les problèmes de visa rencontrés par ses diplomates dans ces trois pays. Le tourisme n’est pas seulement une affaire de sous et d’image, il peut aussi servir de moyen de pression diplomatique. Daniel Vallot Moscou RFI.

RA : Et puis en culture la mort de l’écrivain Pierre Guyotat, écrivain français, monument de la littérature qui préférait la discrétion à la lumière. Il avait été couronné par le Prix Médicis en 2018.

RA : Et puis un match de tennis actuellement entre les deux plus joueurs de l’histoire, le Suisse Roger Federer face à l’Espagnol Rafael Nadal, c’est une exhibition qui se déroule au Cap en Afrique du Sud. C’est le 6e match pour l’Afrique au profit de la fondation de Roger Federer, mais c’est la première fois qu’il est organisé sur le continent africain. Avec un record battu : 48 000 personnes qui assistent à ce match, c’est un record pour un match de tennis.

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