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Journal en français facile 03/09/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : l’ouragan Dorian perd de sa force. Il est désormais classé en catégorie 2, alors qu’il se rapproche de la côte est des États-Unis. Son passage aux Bahamas a été dévastateur, au moins 5 personnes sont mortes. Six habitants sur sept ont besoin d’aide alimentaire selon l’ONU.

SB : Le Brexit, la tension est forte au Parlement britannique. Ce soir un texte empêchant un Brexit sans accord doit commencer à être examiné. S’il est accepté, il pourrait y avoir de nouvelles élections législatives.

RA : À Hong Kong c’est le calme avant la tempête. Pour la deuxième journée consécutive, plusieurs dizaines de milliers de personnes selon les organisateurs se sont rassemblées silencieusement dans un parc de la ville.

SB : Et puis en France, deux nouvelles entrées au gouvernement. Il s’agit de l’ancien ministre Jean-Paul Delevoye et de Jean-Baptiste Djebbari, député du parti présidentiel.

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SB : L’ouragan Dorian se rapproche donc lentement des côtes américaines.

RA : Il a encore été rétrogradé à deux reprises aujourd’hui (fait de reculer), dimanche Dorian était classé an catégorie 5 quand il a frappé les Bahamas (catégorie la plus haute), et ce soir l’ouragan se trouve en catégorie 2. Aux Bahamas les dégâts sont immenses. Le Premier ministre évoque une « tragédie historique » et il annonce qu’au moins 5 personnes ont été tuées, c’est un bilan qui risque d’évoluer. Et ce sont maintenant trois États américains qui s’apprêtent à être frappés par Dorian. Les explications de l’envoyée spéciale permanente de RFI aux États-Unis, Anne Corpet.

Dorian a été rétrogradé et progresse très lentement, mais le centre national des ouragans évoque toujours une dangereuse menace sur les côtes de Floride, de Géorgie et de Caroline du Sud. Un million de personnes ont reçu l’ordre d’évacuer les zones les plus exposées : la montée des eaux de l’océan conjuguée aux pluies diluviennes pourrait entraîner de sévères inondations. Aux Bahamas, la situation est toujours chaotique. Dorian s’est acharné sur l’archipel qu’il a balayé pendant plus de 24 heures alors qu’il était au maximum de sa puissance. Le Premier ministre a évoqué une tragédie historique. De nombreux habitants sont toujours dans l’attente de secours, parfois coincés sur le toit de leurs maisons inondées. L’eau et l’électricité ont été coupées. Selon les Nations Unies, 61 000 personnes sur les 70 000 que compte l’archipel auraient besoin d’aide alimentaire. Anne Corpet, Washington, RFI.

SB : Autre grand titre de l’actualité ce soir, le Brexit. Ambiance tendue au Parlement.

RA : Le Parlement britannique effectuait sa rentrée aujourd’hui et il n’est réuni que quelques jours puisque la semaine prochaine le Premier ministre Boris Johnson a décidé la suspension des travaux. La journée a été marquée pour Boris Johnson, par la perte de la majorité absolue, après qu’un député a quitté les rangs conservateurs. Et ce soir un texte de l’opposition doit commencer à être examiné, il prévoit d’empêcher un Brexit sans accord. Si le texte est approuvé, il pourrait y avoir de nouvelles élections législatives au Royaume-Uni.

SB : En Grèce un vaste transfert de réfugié.

RA : Près de 1200 personnes qui ont quitté un camp de l’île de Lesbos le camp de Moria qui était saturé c’est-à-dire qu’il accueillait plus de réfugiés qu’il ne possédait de places. Un véritable enfer selon eux. Et sous une chaleur terrible, tous ces réfugiés ont rejoint le continent grec. Pas sûr que cette initiative suffise à régler la crise migratoire qui est forte en Grèce. Correspondance à Athènes de Pavlos Kapantais.

[Transcription manquante]

SB : À Hong Kong nouvelle mobilisation des manifestants pro démocratie ce mardi.

RA : Il y a d’abord les étudiants qui poursuivent leur mouvement de boycott des cours entamées hier à l’occasion de la rentrée scolaire. Le boycott c’est le fait de ne pas aller en cours. Et puis à nouveau comme hier il y a eu un grand rassemblement dans un parc de la ville, 40 000 personnes selon les organisateurs. C’est le calme avant la tempête nous dit notre envoyé spécial Stéphane Lagarde qui est allé à la rencontre des manifestants, voici son reportage.

Le feu du passage piéton doit bientôt passer au vert et c’est une armée de cadres en cols blancs qui s’apprêtent à traverser pour la pause déjeuner. Les restaurants du quartier de Wan Chai sont fréquentés par les employés des tours de verres à côté. Samedi dernier, ces mêmes rues ont été le théâtre d’affrontements violents entre policiers et manifestants. Représentant dans le domaine des biotechnologies, Jason arrive de Taipei un peu inquiet. Il a vu les images à la télé… « Je m’inquiète un peu pour la foule. J’ai vu à la télévision que certains manifestants passaient par les centres commerciaux et d’autres endroits où on a des clients ». Les scènes de guérilla urbaine ont laissé des traces. Samedi soir, le passage des jeunes manifestants masqués a eu l’effet d’un essaim de sauterelles sur le mobilier urbain. Toutes les grilles séparant les avenues ont été sciées pour en faire des barricades, elles n’ont pas été remplacées… Mais pour le reste, c’est « buisness as usual » nous dit cet épicier. Retour à la… « Normale… Oui tout est normal, c’est fini ! On a juste eu un jour off à cause des affrontements. De toute façon, en cas de danger, le patron nous dit de fermer. » Le quincaillier aussi est ouvert. Il y a deux mois, ce dernier a commencé à vendre des casques de chantiers et des masques respiratoires aux manifestants. Comment vont les affaires ?   « Pas très bien. À cause des perturbations et du trafic, nous avons perdu nos clients des chantiers. » Si le quincaillier espère un retour à la normale, le réparateur d’écran de téléphones portables au centre des ordinateurs tout à côté, affirme-lui ne pas manquer de travail. Les commandes augmenteraient même au lendemain des manifestations. Stéphane Lagarde Hong Kong RFI.

SB : Dans l’actualité française, un mini remaniement gouvernemental.

RA : Un remaniement c’est le fait de modifier l’équipe du gouvernement, là l’exécutif préfère parler d’ajustement, car ce sont seulement deux personnalités politiques qui entrent au gouvernement. Il s’agit de Jean-Baptiste Djebbari, qui devient secrétaire d’État aux transports, et Jean-Paul Delevoye, ancien ministre et haut-commissaire en charge de la réforme des retraites, c’est avec ce poste qu’il entre au gouvernement. Deux nominations qui sont tout sauf des surprises. Marine de La Moissonnière.

Jean-Paul Delevoye a annoncé, lui-même, son entrée au gouvernement dans les colonnes du quotidien régional La Voix du Nord, grillant ainsi la politesse à Edouard Philippe. Mais sa nomination, ainsi que celle de Jean-Baptiste Djebarri ne sont pas une surprise. Elles étaient attendues depuis plusieurs jours. Le Haut commissaire aux retraites conserve le même bureau, la même équipe de travail au ministère de la Santé, mais il pourra désormais participer au conseil des ministres et il portera jusqu’au bout la réforme qu’il prépare depuis deux ans. Sa nouvelle fonction, preuve de la confiance que l’exécutif a en lui, ne signifie pas pour autant qu’il obtiendra gain de cause sur tous les arbitrages, notamment sur l’âge de départ à la retraite. Emmanuel Macron a rebattu les cartes la semaine dernière en n’excluant pas un accord sur la durée de cotisation. Quant à Jean-Baptiste Djebarri, ancien pilote de ligne âgé de 37 ans et rapporteur de la réforme de la SNCF en 2018, il hérite du portefeuille des Transports. Il épaulera donc Elizabeth Borne, ministre de la Transition écologique dont le champ d’action s’était considérablement élargi suite à la démission de François de Rugy.

SB : Également en France, nous vous en avons parlé toute la journée sur l’antenne de RFI : un Grenelle des violences conjugales s’est tenu ce mardi

RA : Un Grenelle c’est une grande réunion au cours de laquelle des décisions sont annoncées. Aujourd’hui le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé que 5 millions d’euros allaient être débloqués pour créer à partir du 1er janvier 1000 nouvelles places d’hébergement d’urgence pour les femmes qui sont victimes de violences conjugales. Car il faut savoir qu’en France une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon ou de son ex-compagnon.

SB : Et puis il est l’un des maîtres du « street art » (l’art de rue) : une œuvre de Banksy a été volée.

RA : L’artiste britannique qui se plaît à garder secrète son identité, et qui avait frappé un grand coup en juin 2018 en mettant un peu partout dans Paris une série de pochoirs, des formes de dessins, et c’est l’un de ces pochoirs qui a été volé, il appartenait au Centre Pompidou. Le pochoir représentait un rat au museau masqué brandissant un crayon.. Le Centre Pompidou annonce qu’il a porté plainte.

Fin de ce Journal en français facile.

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