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Journal en français facile 02/11/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

21h à Paris, 20h en temps universel.

Loïc Bussières : Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Sébastien Duhamel. Bonsoir.

Sébastien Duhamel : Bonsoir. 

LB : À la une : un soldat français mort en opération au Mali. Il a été tué par un engin explosif au passage de son véhicule blindé. La ministre des Armées, Florence Parly indique ce soir qu’elle compte se rendre « très prochainement sur place, afin de s’entretenir avec les autorités maliennes ».

SD : Le Mali où Ghislaine Dupont et Claude Verlon étaient assassinés, il y a 6 ans jour pour jour. Le prix qui porte leur nom était remis aujourd’hui à Kinshasa.

LB : La présidentielle en Algérie. Ils seront 5 à se présenter le 12 décembre prochain. L’autorité indépendante d’organisation des élections valide ce soir 5 dossiers de candidatures sur les 22 déposés.

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SD : Tout d’abord la présidentielle en Algérie, il y aura finalement 5 candidats pour l’élection du 12 décembre prochain.

LB : L’autorité indépendante d’organisation des élections l’a annoncé, 5 candidatures sont validées sur 22 déposées la semaine dernière. Les détails à Alger, Leïla Beratto.

Ils seront cinq en course pour être le prochain Président après 20 ans de règne d’Abdelaziz Bouteflika et un mouvement de protestation populaire inédit. Abdelaziz Belaid, Ali Benflis, Abdelkader Bengrina, Azzedine Mihoubi et Abdelmadjid Tebboune. Ces 5 hommes qui ont entre 56 et 75 ans ne sont pas des inconnus. Deux sont à la tête de petits partis politiques qui soutenaient Abdelaziz Bouteflika. Ali Benflis a été chef de gouvernement lors du premier mandat de l’ancien Président. Azzedine Mihoubi et Abdelmadjid Tebboune eux étaient en poste pendant le 4e mandat, l’un comme ministre de la Culture, l’autre comme ministre de l’habitat puis comme Premier ministre. Aucun n’est donc issu de la société civile, ou n’est une personnalité qui aurait été remarquée dans le mouvement de contestation. Les dossiers vont maintenant être transmis au Conseil Constitutionnel, et c’est le Conseil qui doit valider une dernière fois les dossiers et statuer sur les recours d’ici une semaine.

SD : Toujours sur le continent africain. Cette information en provenance du Mali où un militaire français a perdu la vie ce matin.

LB : Il a été tué lors d’une opération après « le déclenchement d’un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé », c’est ce que précise le communiqué de l’Élysée. La victime, le brigadier Ronan Pointeau, faisait partie du 1er régiment de spahis de Valence. Le président Emmanuel Macron a salué « le sacrifice » du militaire et exprimé « ses pensées vers ses camarades engagés dans les opérations au Sahel ».

SD : Et puis c’était également au Mali, le 2 novembre 2013, nos collègues Ghislaine Dupont et Claude Verlon étaient assassinés près de Kidal.

LB : Dans des circonstances qui aujourd’hui encore restent floues. Les familles de nos deux confrères ont à ce titre dénoncé jeudi à l’ONU le silence des autorités françaises sur les circonstances de leurs décès lors de l’inauguration d’une exposition de dessins organisée par l’UNESCO pour lutter contre l’impunité après la mort de journalistes. Ghislaine Dupont et Claude Verlon dont la mémoire est saluée chaque année à travers la bourse qui porte leur nom et qui récompense, deux jeune journaliste et technicien de reportage dans un pays d’Afrique francophone. Les deux prix ont été remis aujourd’hui à Kinshasa. Ils distinguent Myriam Iragi Maroy, lauréate journaliste et Vital Mugisho, lauréat technicien.

SD : Venons-en à cet accord très controversé signé avec la Libye il y a 2 ans. Un accord que l’Italie a décidé de renouveler et qui prévoit d’aider financièrement et de former les garde-côtes libyens pour bloquer les départs de migrants.

LB : Le tout avec le soutien de l’Union européenne. Cet accord « amélioré » sera prolongé pour 3 ans, à compter du 2 novembre, comme l’a annoncé le chef de la diplomatie italienne Luigi di Maio. Une initiative critiquée par les organisations humanitaires comme Médecins sans frontières. Les explications de Marco Bertotto, responsable des affaires humanitaires pour MSF en Italie. Au micro de Yelena Tomic.

« Le gouvernement italien propose le renouvellement de l’accord en introduisant des changements censés améliorer la situation dans les camps de détention, et de promouvoir les programmes d’évacuation et de relocalisation à l’étranger des migrants et des réfugiés détenus dans des centres de détentions. Selon nous, ces modifications proposées par le gouvernement italien ne sont que du “maquillage humanitaire”, dans le sens où l’on annonce de grands changements, mais au final ces changements ne sont que mineurs et surtout inefficaces, car inapplicables dans le contexte libyen actuel. Ces modifications n’auront finalement aucun impact sur le contenu de l’accord qui prévoit au fond le rapatriement des gens en Libye. Nous pensons que l’Italie et les leaders européens devraient avoir d’autres priorités et responsabilités, et mettre fin le plus rapidement possible à toute collaboration avec les autorités libyennes. Car cette collaboration ne fait qu’augmenter les souffrances des migrants et des réfugiés dans les centres de détention en Libye. »

SD : À Madrid, la capitale espagnole qui accueillera la COP 25 le mois prochain.

LB : Du 2 au 13 décembre à Madrid précisément. La conférence internationale sur le climat devait se tenir au Chili, mais le Président Piñera a dû y renoncer en raison de la crise sociale qui secoue son pays. Pour Madrid, c’est donc une course contre la montre qui a commencé. Les autorités nationales, régionales et municipales ont commencé à travailler au coude à coude pour parvenir à résoudre les problématiques de temps. Sur place les précisions de François Musseau.

Pour se préparer à recevoir un sommet aussi important que celui du climat, une ville a besoin de beaucoup de temps, jusqu’à deux années. Madrid va devoir le faire en seulement un mois. Et ce, avec toutes les difficultés que suppose un tel défi logistique. Au total, ce seront 25 000 personnes pendant une dizaine de jours. Et c’est la raison pour laquelle la ministre de la transition climatique Teresa Ribera a immédiatement saisi les administrations locales, la région et la municipalité de Madrid, pour travailler ensemble. Pour autant, malgré le peu de temps disponible, la capitale espagnole dispose de sérieux avantages. Les transports publics sont de bonne qualité, la sécurité est aussi un des points forts de la ville. Quant à la capacité hôtelière, elle est de 90 000 lits, et le patronat hôtelier a assuré être en mesure d’absorber l’énorme quantité d’assistants au sommet. Autre atout, le parc d’IFEMA, qui héberge ce genre de gros événements, situé proche de l’aéroport et assez vaste pour accueillir aussi bien les réunions et les négociations officielles, que les rencontres de scientifiques ou des ONG. Quant au nouveau maire, José Luis Almeida, il se montre enthousiaste et voit ce sommet comme une revanche sur les J.O., la capitale ayant été une candidate malheureuse depuis 2008.

SD : En bref toujours au chapitre environnement, Londres fait marche arrière sur le dossier du gaz de schiste.

LB : Le gouvernement britannique annonce aujourd’hui suspendre la fracturation hydraulique destinée à extraire du sous-sol du gaz de schiste en raison des risques de secousses sismiques. Un rétropédalage sur ce sujet impopulaire alors que débute la campagne des législatives. 
Au Brésil, le tanker grec désigné comme responsable de la marée noire qui touche le nord-est du pays nie toute implication. Hier, les autorités brésiliennes affirmaient que le navire était « le principal suspect » dans ce dossier. Sa société Delta Tankers Ltd, explique ce samedi que le tanker qui reliait le Venezuela à la Malaisie « est arrivé à sa destination sans avoir eu aucun problème pendant son voyage et a déchargé l’ensemble de sa cargaison sans aucune perte ». 

SD : Les sports, pour refermer ce journal avec la finale du Masters 1000 de Paris-Bercy.

LB : Elle opposera demain Novak Djokovic à Denis Shapovalov. Le Canadien de 20 ans qui a profité, et ce fut le coup de tonnerre de la journée, du forfait de Rafael Nadal, juste avant la demi-finale qui devait les opposer. L’Espagnol s’est blessé aux abdominaux ce matin à l’entraînement. Ce n’est donc pas encore cette année qu’il remportera le tournoi parisien de fin de saison. La déception de son directeur Guy Forget.

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