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Journal en français facile 02/08/2022 20h00 GMT

Studio RFI
ÉTATS-UNIS : Nancy Pelosi est arrivée à Taïwan malgré les mises en garde de Pékin ; et autres nouvelles.

Transcription

Clémentine Pawlotsky : Merci d'écouter RFI, il est 22h00 à Paris, 4h00 à Taipei.  

Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir avec Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie !  

Sylvie Berruet : Bonsoir Clémentine, bonsoir à tous. 

CP : La Chine promet des actions militaires ciblées. Pékin dénonce vivement la visite de l'Américaine Nancy Pelosi à Taïwan. La présidente de la Chambre des représentants des États-Unis est arrivée sur l'île aujourd'hui. Une visite loin de passer inaperçue.  

SB : En Afghanistan, la mort du numéro 1 d'al-Qaida fait réagir. Les États-Unis disent l'avoir abattu grâce à un drone. Une opération jugée contestable, à Kaboul, la capitale.  

CP : Dans ce journal également, l'Inde qui prend des mesures contre la variole du singe. Le pays a enregistré, hier, son premier décès lié à la maladie. La victime est un jeune homme de 22 ans.  

SB : Et puis en France, des médias et applications mobiles portent plainte contre le géant américain Apple.  

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SB : Nancy Pelosi défie la Chine. 

CP : La présidente de la Chambre des représentants aux États-Unis est à Taïwan. Elle a atterri aujourd'hui à Taipei, la capitale. Une visite vivement dénoncée par la Chine. Pékin y voit une provocation et promet, en réponse, des « actions militaires ciblées ». La Chine considère, en effet, Taïwan comme une de ses provinces, mais les menaces chinoises n'ont pas vraiment impressionné la numéro 3 américaine. À Washington, Guillaume Naudin.  

Depuis 35 ans qu’elle est élue congrès, Nancy Pelosi a largement démontré qu’elle n’a pas un tempérament à se laisser impressionner. En arrivant à l’aéroport de Taïwan, elle n’a donc pas joué la discrétion. Le drapeau américain était éclairé sur l’empennage de l’avion de l’US Air Force qui la transportait et avec son tailleur rose, on ne voyait qu’elle à la descente de l’appareil. Immédiatement, son bureau a publié un communiqué dans lequel elle explique qu’elle est venue apporter le soutien américain à la démocratie taïwanaise et à ses 23 millions d’habitants. Nancy Pelosi explique aussi que ce voyage, le premier d’un président de la Chambre en 25 ans, ne change rien à la politique américaine en Chine et notamment au principe d’une Chine unique et à l’opposition américaine à l’indépendance de Taïwan. C’est exactement ce que s’efforce de répéter la Maison Blanche qui n’a jamais franchement encouragé ce voyage. Fait notable, plusieurs sénateurs républicains, dont le chef de la minorité Mitch McConnell, apportent leur soutien à Nancy Pelosi alors qu’elle est notoirement détestée par leurs électeurs. Une rare démonstration d’unité nationale face à des autorités chinoises furieuses et prêtes à une démonstration de force. Guillaume Naudin, Washington, RFI. 

CP : La Russie s'est immédiatement rangée du côté de la Chine. Moscou estime que Pékin a le droit de prendre « des mesures pour protéger sa souveraineté ». Le Kremlin considère la visite de Nancy Pelosi à Taïwan comme « une provocation évidente ».  

SB : Les États-Unis font parler d'eux jusqu'en Afghanistan. 

CP : Les États Unis affirment, vous l’avez entendu sur RFI, avoir tué le chef d'al-Qaïda : Ayman al-Zawahiri. Selon eux, c'était dimanche, lors d'une frappe de drone à Kaboul, la capitale afghane. Ayman al-Zawahiri se trouvait sur son balcon. Le chef d'al-Qaïda était considéré comme le cerveau des attentats du 11 septembre 2001. Des attaques qui ont fait près de 3 000 morts aux États-Unis. Alors, comment le peuple afghan a réagi à ce décès ? Notre correspondante à Kaboul, Sonia Ghezali, leur a posé la question.  

Aucune victime civile n’a été signalée par les autorités suite à l’attaque de drone survenu dimanche. Le régime taliban affirmait d’ailleurs que la maison prise pour cible était inhabitée. Pour une grande partie de la population qui ne soutient pas al-Qaïda, cette attaque, en zone résidentielle, est tout de même inadmissible. Elle aurait pu coûter la vie à des civils selon Fariba, journaliste dans l’ouest du pays : « Je suis d’accord avec eux sur le fait qu’ils tuent les terroristes, mais s’il vous plait ne le faites pas comme ça, pas en Afghanistan. Parce que ce type d’actions porte préjudice à tous ceux qui habitent ici. » Un résident de Kaboul partage cette opinion. Il se confie sous couvert d’anonymat : « C’est bien sûr une violation du droit international et de la souveraineté de l’Afghanistan. Ici, ils n’ont pas d’ambassade, ils n’ont pas de diplomates, les États-Unis n’ont pas de forces militaires, de citoyens ici. Donc, ils ne devraient pas mener de frappes aériennes en Afghanistan. » Sur les réseaux sociaux, plusieurs sympathisants du régime taliban en appellent à la vengeance contre les États-Unis. Sonia Ghezali, Kaboul, RFI. 

SB : Au Yémen, la trêve a été reconduite pour deux mois. 

CP : La trêve, c'est lorsque les combats s'arrêtent. L'annonce a été faite, aujourd’hui, par l'ONU. L'objectif de cette trêve, c’est de permettre aux négociations de paix d'avancer. Le Yémen est en guerre depuis près de huit ans. Le conflit a déjà fait des centaines de milliers de morts et des millions de déplacés. La situation humanitaire est aussi très alarmante.  

SB : Les autorités indiennes déploient les grands moyens pour lutter contre la variole du singe. 

CP : L'Inde a enregistré hier son premier décès lié à la maladie. La victime est un jeune homme. Il arrivait du Moyen-Orient. Il s'agit du premier cas de décès de la variole du singe en Asie. Correspondance de Sébastien Farcis.  

L’homme décédé était âgé de 22 ans et il était arrivé au Kerala, dans le sud de l’Inde, le 21 juillet dernier. Il n’a été admis à l’hôpital que six jours après, à cause de grosses fatigues et d’une méningite. Mais ce n’est qu’après son décès, samedi dernier donc, que ses proches ont révélé qu’il avait été testé positif à la variole du singe avant de quitter les Émirats arabes unis. Ce manque de transparence des passagers sur leur état de santé est un problème courant en Inde et pousse maintenant les autorités à déployer des efforts importants : au Kerala, qui compte cinq des sept cas déclarés dans le pays, les proches de l’homme décédé ont d’abord été placés en quarantaine. Et une vigilance renforcée est mise en place dans les aéroports, surtout concernant les vols arrivant du Moyen-Orient. Dans l’État voisin du Karnataka, où se trouve Bangalore, du personnel médical va examiner certains passagers des aéroports, gares de train et de bus, et tester les personnes suspectées d’être infectées. Si elles sont positives, elles seront placées en quarantaine pendant trois semaines. Sébastien Farcis, New Delhi, RFI. 

SB : L'État du Kansas, aux États-Unis, organise un scrutin-test sur l'avortement. 

CP : Les électeurs ont commencé à voter ce mardi. Ils doivent dire s'ils sont pour ou contre le retrait du droit à l'avortement dans la Constitution de l'État. Le Kansas est traditionnellement conservateur. Ce vote est donc perçu comme un test politique au niveau national. C'est le premier scrutin sur l'avortement depuis que la Cour suprême des États-Unis annulé ce droit au niveau fédéral.  

SB : Et puis, Clémentine, la nuit promet d'être longue pour les sénateurs français. 

CP : Oui, ils doivent boucler, terminer, au plus tard demain matin, l'examen du projet de budget rectifié pour 2022. Il s'agit du second volet de mesures pour soutenir le pouvoir d'achat des Français. Les sénateurs doivent encore examiner plus de 200 amendements. Le pouvoir souhaite que l'ensemble des mesures contre l'inflation soient adoptées d'ici à dimanche.  

SB : Et toujours en France, des médias et applications portent plainte contre Apple. 

CP : Cette plainte a été déposée par les quotidiens Le Figaro et L'Équipe, ainsi que par l'association le Geste qui représente des éditeurs de contenus en ligne. Ils reprochent à Apple de n'offrir qu'une seule possibilité à ses utilisateurs d'accéder à des applications : celle de passer par l'App Store. Les précisions de Myriam Berber. 

Apple détient un « monopole anti-concurrentiel et injustifiable », expliquent ces médias français qui accusent le géant américain d’empêcher toute concurrence de s'installer sur le marché des applications. La marque à la pomme prélève, en effet, une part de revenu, sur toutes les applications disponibles, sur sa plateforme. Concrètement, Apple prend une commission de 30% sur toutes les transactions, via son système de paiement, installé sur l’Appel Store. De son côté, l’entreprise assure que l’Appel Store garantit aux acheteurs des paiements sécurisés. Ce n’est pas la première fois qu’Apple est accusé d’abus de position dominante. En 2020, Epic Games, l’éditeur américain du jeu vidéo Fortnite, a porté plainte contre la marque à la pomme pour cette question de monopole. Des États dénoncent, également, ce type de pratique commerciale. L’an dernier, la Corée du Sud a adopté une législation qui oblige Apple à proposer un système alternatif de paiement. 

CP : Explications signées Myriam Berber. 

SB : Et pour finir, Clémentine, cet exploit : un navigateur français vient de finir un tour de monde dans un voilier d'à peine quatre mètres. 

CP : Ce navigateur, c'est Yann Quenet. Il a touché terre ce soir, en Bretagne dans l'ouest de la France. Ça faisait trois ans qu'il faisait le tour du monde dans son voilier. Il a traversé l'Atlantique, puis le Pacifique jusqu'aux îles Marquises. Il est aussi passé par la Polynésie, la Nouvelle Calédonie ou encore Madagascar.  

C'est la fin de ce Journal en français facile. Merci à vous de l'avoir suivi et merci à vous Sylvie Berruet de m’avoir accompagné ce soir. Très belle soirée à tous sur la radio du monde. 

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