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Journal en français facile 01/08/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Marie Casadebaig : Bonsoir et bienvenue dans votre journal en français facile. À mes côtés ce soir, Sébastien Duhamel. Bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Marie, bonsoir à tous.

MC : Avec à la Une, le régime syrien propose un arrêt des combats à Idleb, mais à certaines conditions. Cela fait trois mois que cette zone, sous contrôle jihadiste, est bombardée par Damas et Moscou.

SD : Hong Kong, à quelques jours de nouvelles manifestations qui s'annoncent particulièrement tendues, la justice se montre très sévère et l'armée chinoise prévient qu'elle a les moyens de ramener l'ordre.

MC : Le calendrier des matches de football professionnels doit évoluer et laisser plus de jours de repos aux joueurs entre deux rencontres. Ce sont les conseils d'un syndicat mondial, pour éviter les problèmes de santé.

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SD : C'est l'information de la soirée, le régime syrien donne son accord à un cessez-le-feu dans la région d'Idleb.

MC : Bonsoir Christophe Paget. Cette région du nord-ouest est bombardée depuis trois mois par l'armée syrienne et son allié russe.

La province d’Idleb est contrôlée par les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham, l’ex-branche syrienne d’al-Qaïda. D’autres factions et groupes rebelles y sont aussi présents. Selon l’agence officielle Sana, Damas annonce qu’elle a accepté un cessez-le-feu à partir de ce soir, mais un cessez-le-feu conditionnel : à condition que l’accord de désescalade conclu en septembre dernier entre la Russie et la Turquie soit appliqué. Un accord prévu pour créer une zone démilitarisée à Idleb, qui devait servir de tampon entre les territoires contrôlés par les insurgés et ceux tenus par le régime. Du fait de cet accord, à cause de cet accord, Damas n’a pas mené d’offensive d’envergure. Mais cet accord n’a, jusqu’ici, été respecté qu’en partie, puisque les jihadistes ne se sont pas retirés. La Russie s’est félicitée de l’annonce du cessez-le-feu par la bouche de son envoyé spécial pour la Syrie, Alexandre Lavrentiev, qui a émis des doutes sur le respect de cette trêve par les jihadistes, estimant que leur nombre à Idleb était « du jamais vu ». En trois mois de bombardements, depuis fin avril, plus de 400 000 personnes sur trois millions d’habitants ont dû fuir leur foyer dans cette province d’Idleb. 770 civils ont été tués.

SD : Deux attaques très meurtrières dans le sud du Yémen.

MC : Elles ont fait au moins 49 morts, en grande partie des policiers. L'une de ces attaques, dans l'ouest d'Aden, a été revendiquée par la rébellion houthie. Elle visait une caserne de policiers qui venaient de terminer leur formation. L'autre a été menée à la voiture piégée contre un quartier général des forces de l'ordre à Aden. Des responsables de sécurité accusent des jihadistes.

SD : Hong Kong se prépare à un nouveau week-end de manifestations.

MC : Ce week-end s'annonce risqué pour les manifestants. La justice a décidé de poursuivre 44 personnes qui avaient participé aux rassemblements de dimanche. Elles risquent jusqu'à dix ans de prison. Et l'armée chinoise a lancé un avertissement aux Hongkongais en publiant une vidéo, dans laquelle elle montre tous ses moyens. Cela va du canon à eau aux lance-missiles. Malgré tout, les militants, qui défendent l'autonomie de Hong Kong, sont mobilisés et ils reçoivent un grand soutien des habitants de l'île. Le reportage de notre envoyé spécial, Zhifan Liu.

Dans le quartier de Mong Kok, un des plus commerçants de l’archipel, plusieurs jeunes font le pied de grue devant l’entrée d’un parking sous-terrain. Ils fuient la pluie, qui tombe sans arrêt depuis plusieurs jours, mais surtout ils tentent d’échapper aux fourgons de police qui tournent dans le quartier depuis plusieurs minutes. Sur les réseaux sociaux, les manifestants ont organisé une collecte pour aider les protestataires à s’équiper avant ce week-end. « On ne sait pas qui sont les donateurs, nous sommes tous anonymes. Bien sûr, nous sommes très heureux de voir de nombreux Hongkongais, quel que soit leur âge. Il y a des étudiants, des ouvriers, même des personnes âgées. Ils veulent tous nous donner du matériel et de l’argent. Parce que la plupart d’entre nous sommes étudiants et nous n’avons ni argent ni salaire pour subvenir à nos besoins pour les manifestations. Donc, nous sommes très heureux de voir autant de gens nous soutenir. » Gants, masque de protections, lunettes, casques, tout est bon pour se prémunir des affrontements de plus en plus intenses avec les policiers. C’est aussi une autre façon pour certains Hongkongais de participer à la cause. « En tant que Hongkongaise, je veux montrer mon soutien à tous ces jeunes, pas seulement les jeunes, mais tous les Hongkongais qui défilent dans les rues. Nous sommes menacés de nos jours, mais je ne peux pas être offensive dans les rues comme eux peuvent l’être. Je n’ai pas ça en moi. Je veux juste pouvoir apporter ce que je suis en mesure d’apporter et leur donner mon soutien, de manière plus sûre. » Ce soutien ne sera pas de trop avant ce week-end qui s’annonce une nouvelle fois chargé. Plusieurs manifestations sont prévues, et nouveauté, des fonctionnaires ont rejoint le mouvement et devraient défiler dans les rues, provoquant la colère de leur gouvernement. Zhifan Liu, Hong Kong, RFI.

SD : Donald Trump relance la guerre commerciale avec la Chine.

MC : Le président américain a annoncé qu'il allait imposer des taxes douanières de 10 % sur les 300 milliards d'importations chinoises, qui jusque-là n'étaient pas taxées. Cela signifie que la Chine devra payer cette taxe pour vendre ces produits aux États-Unis. Donald Trump a expliqué sa décision : la Chine n'a pas, selon lui, respecté certaines promesses.

SD : L'actualité africaine avec un quatrième cas d'Ebola à Goma, la grande ville du nord-est de la République démocratique du Congo.

MC : Il s'agit d'une femme, dont le mari est mort de la maladie. Hier, la fille de ce couple a testé positive au virus. Le Rwanda voisin a décidé de fermer sa frontière durant huit heures avant de la rouvrir.

SD : Le voile intégral est désormais interdit aux Pays-Bas dans les écoles, les hôpitaux, les bâtiments publics et les transports en commun.

MC : On l'appelle aussi burqa ou niqab. Il couvre l'ensemble du corps de la femme, sauf ses yeux. Un député anti-islam avait présenté un texte de loi, il y a une quinzaine d'années. Mais le débat a été très long avant que cette loi ne soit votée. Elle est appliquée depuis ce jeudi. Les précisions de Laxmi Lota.

Les contrevenants risquent une amende de 150 euros. Le port du voile intégral reste possible dans la rue sauf dans les transports en commun. Mais le réseau des bus, tram, train ou métro annonce que les chauffeurs n'arrêteront pas leur véhicule pour faire descendre une femme en infraction, car cela entraînerait des retards. Pas de vêtement couvrant le visage également dans les établissements de soin. Là encore, plusieurs hôpitaux du pays déclarent qu'ils « ne refuseront pas de prodiguer des soins à qui que ce soit, peu importe les vêtements portés ». Selon le ministère de l'Intérieur néerlandais, c'est aux employés des écoles, des hôpitaux, des institutions et aux chauffeurs de refuser l'accès à une femme portant un voile intégral ou d'appeler la police. Selon les estimations, sur 17 millions d'habitants, entre 200 et 400 femmes portent ce vêtement aux Pays-Bas. La loi va plus loin en France : le voile intégral est interdit dans tout l'espace public depuis 2010. La Belgique, le Danemark et l'Autriche ont adopté la même législation. Laxmi Lota, Bruxelles, RFI.

SD : Un bateau de secours bloqué au large de l'Italie.

MC : Cette fois, il s'agit de l'Alan Kurdi, navire de l'organisation allemande Sea-Eye. Il a secouru hier 40 migrants près de la Libye.

SD : Les footballeurs professionnels jouent trop souvent, c’est dangereux pour eux. C'est la conclusion d'un rapport publié aujourd'hui par la Fifpro, le syndicat mondial des joueurs de foot.

MC : Ce rapport se base sur plusieurs études scientifiques. Les joueurs n'ont pas assez de jours de repos entre deux matches. Les risques de blessures augmentent. La Fifpro réclame d'urgence une réorganisation du calendrier. Les précisions de Frédéric Suteau.

78 matches de joués entre mai 2018 et juin 2019 pour le Sud-Coréen de Tottenham, Son Heung-min. Sadio Mané, sur la jante également. Depuis le Mondial 2018, le Sénégalais a enchaîné 70 matches : toute la saison avec Liverpool, couronnée par le titre de champion d'Europe, mais aussi l'épopée égyptienne, la CAN en Égypte où le Sénégal n'a cédé qu'en finale. « La saison de Sadio Mané aura duré 13 mois », s'est emporté il y a dix jours l'entraîneur de Liverpool, Jurgen Klopp. 13 mois de foot pour deux semaines de vacances seulement, car en Angleterre comme en France, la nouvelle saison, le championnat, débute dès la semaine prochaine. La Fifpro, dans son rapport, décortique tous ces chiffres. Les dizaines et dizaines de milliers de kilomètres parcourus en avion également, les décalages horaires, les blessures et les soucis musculaires de plus en plus fréquents... Le syndicat mondial des joueurs tire la sonnette d'alarme et propose quelques idées fortes : une période obligatoire de repos de quatre semaines l'été et de deux semaines l'hiver, cinq jours de repos au minimum entre deux rencontres ou encore un quota maximal de matches qu'un joueur aurait le droit de jouer par année. « La protection des joueurs doit être une priorité », conclut la Fifpro. Mais comment se faire entendre quand la FIFA et l’UEFA planchent dans le même temps sur de nouveaux formats de compétitions où il y aurait toujours et encore plus de matches à disputer ?

MC : Une découverte incroyable, celle d’un nouveau système solaire. Et parmi les planètes qui la composent, l'une d'elles pourrait être habitable. D'autres études vont être menées pour voir si la vie peut s'y développer ou pas.

Merci Sébastien Duhamel.

SD : Merci Marie.

MC : Ce journal est à retrouver sur savoirs.rfi.fr.

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