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Journal en français facile 01/07/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI, il est 22h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Romain, bonsoir à toutes et à tous.

RA : À la Une ce soir, les 100 ans du Parti communiste chinois. Avec ce jeudi, une cérémonie impressionnante et un ton très patriotique utilisé par le président Xi Jinping lors de son discours.

ZK : Il plaide non coupable : le directeur financier de la Trump Organization, l'entreprise de l'ancien président américain, est devant la justice ce soir. Accusé de délit fiscal.

RA : Et puis l'instauration d'un minimum vieillesse en Allemagne. C'était une loi portée par les sociaux-démocrates du SPD et qui va donc concerner les retraités les plus pauvres.

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ZK : Une cérémonie hors normes aujourd'hui à Pékin.

RA : Imaginez donc, un gigantesque drapeau rouge dans le ciel de la capitale chinoise, porté par un hélicoptère. Sous ce drapeau, une foule massive, de plusieurs dizaines de milliers de personnes réunies place Tiananmen. Voilà comment la cérémonie a débuté ce jeudi dans la capitale chinoise. Avant un défilé aérien et un discours très patriotique du président Xi Jinping. Le reportage de Stéphane Lagarde.

L’arrivée de l’orchestre de l’armée populaire de libération réveil celles et ceux qui attendent depuis l’aube. Les strapontins claquent comme à la messe, les membres du parti se lèvent sur injonctions des haut-parleurs pour écouter les slogans : « Le parti est comme le soleil », « Le pays doit rester uni sous son leadership et celui du Xi Jinping » qui finit par apparaitre sur le balcon de la cité interdite. « Le peuple chinois ne permettra jamais qu’une quelconque puissance étrangère le harcèle l’oppresse ou le soumette », lance le chef de l’État au-dessus du portrait géant de Mao. « Quiconque s’essaierait à de telles manœuvres se retrouverait écrasé contre la Grande muraille de fer forgée par plus d’1 milliard 400 millions de Chinois ». Sur les écrans géants, il n’y en alors plus que pour le président qui fait le bilan du centenaire, avant d’évoquer un avenir forcement radieux. Fan, 22 ans, étudiante à l’université de Pékin et membre du PCC : « Je pense que la Chine est beaucoup plus forte aujourd’hui qu’hier. C’est grâce à l’effort de tous ceux qui vivent ici et qui travaillent dur. La Chine sera encore plus grande et prospère à l’avenir. » « La grande renaissance de la nation chinoise est entrée dans un processus historique irréversible », ajoute encore le Xi Jinping, qui se voit bien accompagner le processus, après avoir éliminé la plupart de ses rivaux. Ces commémorations sont aussi faites pour cela : renforcer la loyauté du parti autour de son leader. Stéphane Lagarde, Pékin, RFI.

RA : Et alors que se déroulaient ces festivités, un territoire se retrouvait sous un très important dispositif policier, c'est Hong Kong. Car le 1er juillet marque également le 24e anniversaire de la rétrocession de Hong Kong à la Chine, le fait que Hong Kong ait été restitué à la Chine. Et donc les forces de l'ordre ont été déployées en nombre afin de réprimer tout contestation : plus de 10 000 policiers au total déployés pour empêcher tout rassemblement.

ZK : Aux États-Unis, le directeur financier de la Trump Organization devant la justice.

RA : La Trump Organization, c'est l'immense entreprise de l'ancien président Donald Trump. Son directeur financier est Allen Weisselberg, il est arrivé menottes aux bras au tribunal ce jeudi, il est accusé de délit fiscal et dès son arrivée il a plaidé non coupable.

ZK : Donald Trump qui a à nouveau fait parler de lui en se rendant hier la frontière mexicaine.

RA : Cette fameuse frontière où lors de son mandat Donald Trump entendait construire un immense mur pour dissuader les migrants d'aller vers les États-Unis. Et tout un symbole, l'ex président américain s'est affiché devant un tronçon, un morceau, inachevé de ce mur, au Texas. Pour sa première grande visite sur le terrain depuis qu'il a quitté la Maison Blanche, Donald Trump a souhaité marquer les esprits. La correspondance de Thomas Harms.

Dans une salle avec des officiels Texans, puis devant le mur, Donald Trump a répété ses sujets de prédilection : la Russie et Hillary Clinton, les élections qu’il aurait gagnées et les 800 kilomètres de mur qu’il aurait construit, même si c’est six fois moins en réalité. Un discours pour faire peur : « Dans l’histoire, il n’y a jamais eu de frontière aussi sûre que notre frontière avec le Mexique, et maintenant il n’y a plus de frontière. Et ne vous faites pas d’illusions, ils viennent du Moyen-Orient, et ils sont mauvais. Ici, ce sera très bientôt une république bananière, un pays du tiers-monde. » Une centaine de militants se sont réunis pour contester la venue de l’ancien président. Parmi eux, Tannya Benavides, elle est membre du collectif No Border Wall : « Il vient dans notre région et nous utilise comme si on était un dépotoir politique. Il cherche désespérément à rester au centre des discussions. Le mur ne lui sert que comme accessoire politique. Tout ça, c’est du grand guignol, honnêtement c’est un peu insultant. » Le gouverneur Greg Abbott souhaite que le Texas débloque 250 millions pour poursuivre la construction du mur et ce contre l’avis de l’administration Biden. Il a lancé un appel aux dons, qui a déjà récolté plus de 450 millions de dollars. Thomas Harms, Houston, RFI.

ZK : Un accord conclu sur la taxation des multinationales.

RA : C'est l'un des grands dossiers économiques du moment dans le monde. Cet accord a été annoncé, ce soir, par l'Organisation de coopération et de développement économiques, l’OCDE. Il concerne 130 pays. Et il prévoit notamment la mise en place d'un impôt minimum sur les bénéfices « d'au moins 15% ». Pour le ministre français de l'Économie Bruno Le Maire, il s'agit de « l'accord fiscal international le plus important conclu depuis un siècle ».

ZK : RFI 22h06 à Berlin, en Allemagne, un coup de pouce pour les retraités les plus pauvres.

RA : Un coup de pouce, c'est une aide. Le SPD, le Parti social-démocrate vient de faire passer une loi qui prévoit d'augmenter ces mini retraites. Explications à Berlin de Blandine Milcent.

Pour illustrer ce texte, on prend généralement l'exemple de la fleuriste ou de la coiffeuse qui a travaillé et donc cotisé durant une quarantaine d'années, et qui, à sa retraite, ne touche que 550 euros. Avec cette nouvelle loi, elle empochera 960 euros par mois. Projet central du SPD, cette loi va concerner au total environ 1 million 300 mille personnes, des femmes à 70% ayant travaillé dans les services ou la gastronomie, et pour beaucoup des femmes originaires de l'ex Allemagne de l'Est. Le principe donc : si après au moins 33 années de cotisations, leur retraite reste très inférieure à la moyenne des pensions, et quelque que soit leurs biens, notamment immobiliers, ces ex salariés recevront un supplément allant de 75 à 418 euros par mois. Il en coûtera, la première année en tout cas, 1,3 milliards d'euros à l'État. Le Parti social-démocrate allemand qui avait largement taillé dans le système social du pays, dans les années 2000, sous Gerhard Schröder, espère avec cette loi, redorer son blason, trois mois avant les élections. Blandine Milcent, Berlin, RFI.

ZK : La star Britney Spears reste sous tutelle judiciaire.

RA : Être sous tutelle judiciaire, cela veut dire que c'est quelqu’un d'autre que soi qui s'occupe de son patrimoine car il est estimé que la personne n'est pas en état de veiller à ses propres intérêts. Concernant la chanteuse Britney Spears, c'est son père qui s'occupe de ses intérêts, depuis 2008. Et cela ne va pas changer, c'est ce qui ressort d'une décision d'un tribunal de Los Angeles, malgré l'opposition de la star. Nicolas Falez.

« Je veux juste reprendre ma vie... Cela fait treize ans et ça suffit », avait lancé Britney Spears la semaine dernière, lors d'une audience en visio-conférence. 24 minutes durant lesquelles la chanteuse a contesté la tutelle, qui place des pans entiers de sa vie sous le contrôle de son père. Cette tutelle « me fait plus de mal que de bien, je mérite d'avoir une vie », a clamé la star qui a assuré que son statut l'empêchait notamment de se faire retirer un stérilet contraceptif alors qu'elle souhaitait avoir d'autres enfants. La Cour a rejeté la requête déposée par l'avocat de Britney Spears qui demandait aussi à la justice d'écarter le père de la chanteuse de la société de gestion de patrimoine à laquelle a été confiée la fortune de la plaignante. Rien ne dit que le combat judiciaire de l'artiste s'arrête avec cette décision qui va probablement nourrir la mobilisation de certains fans de la pop star qui brandissent le slogan « Free Britney », « Libérez Britney ».

RA : Nicolas Falez.

ZK : Enfin, en sport une nouvelle victoire d'étape pour Mark Cavendish.

RA : La deuxième en trois jours. Le Britannique s'impose à Châteauroux. Il n’avait pas remporté d’étape sur la Grande boucle depuis 2016 avant l’édition 2021 de ce Tour de France. Le maillot jaune est toujours sur les épaules du Néerlandais Mathieu van der Poel.

Et puis du tennis, actuellement a lieu le tournoi de Wimbledon. Le Français Richard Gasquet a été battu cet après-midi en trois sets par Roger Federer, vainqueur à huit reprises de ce tournoi de Wimbledon.

Fin du Journal en français facile.

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