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Journal en français facile 01/07/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Guillaume Naudin : Il est 22h en temps universel, 20h ici à Paris. Merci d’écouter RFI et bienvenue dans votre Journal en français facile avec Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

GN : Dans ce journal ce soir nous allons parler de la situation politique très tendue à Hong Kong. Des manifestants sont entrés de force dans le parlement. Les forces de l’ordre les ont ensuite obligés à partir.

ZK : Des bombardements de la Coalition internationale dans le nord-Ouest de la Syrie. Ce sont des éléments liés à Al Qaïda qui était visé, il y a au moins 8 morts.

GN : Le deuil au Salvador. C’est ce lundi les funérailles du père et de sa petite fille morts noyés en tentant de rejoindre les États-Unis la semaine dernière.

ZK : Et puis de très fortes pluies et de graves inondations en Russie. Des milliers de personnes ont dû quitter leur domicile.

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GN : La violence politique à Hong Kong. Les manifestants sont entrés à l’intérieur du parlement.

ZK : Les personnes hostiles au gouvernement sont entrées en cassant des vitres. Les forces de l’ordre les ont délogés avec des gaz lacrymogènes, des gaz qui font pleurer. C’était aujourd’hui un jour important pour Hong Kong, puisque c’est l’anniversaire du retour à la Chine. Le drapeau colonial britannique a été exposé par les manifestants dans la salle du conseil. Depuis plusieurs semaines, une loi permettant des extraditions vers la Chine continentale fait l’objet de vives protestations. Mais là, ce sont les premières violences. Écoutez le reportage de Zhifan Liu.

À l’occasion des manifestations du 1er juillet, jour anniversaire des 22 ans de la rétrocession de Hong Kong à la Chine, des centaines de jeunes manifestants ont pénétré de force dans le parlement. Une première dans l’histoire de l’ancienne colonie britannique. Les coups ont finalement eu raison des vitres blindées du parlement, entraînant la liesse de la foule. Après des heures à s’acharner sur l’enceinte officielle, les manifestants ont enfin pénétré à l’intérieur du Legco en début de soirée. Un geste fort et symbolique, pour la jeunesse hongkongaise qui cherche à tout prix à se faire entendre. « Nous devons nous en prendre à ces institutions politiques pour faire passer nos demandes de changement au gouvernement et leur mettre la pression. Nous avons déjà sacrifié trois jeunes Hongkongais donc nous pouvons plus attendre. C’est un pas en avant, mais si le gouvernement ne nous répond pas nous ne nous arrêterons pas à cette étape. » À l’intérieur, le chaos règne tandis que les manifestants s’organisent pour tenter d’ériger des barricades. Le matériel informatique, les meubles, rien n’échappe à la colère des étudiants. Cette prise du parlement est un réel tour de force. « C’est la dernière chose que l’on avait envie de faire. On a pu le voir avec la manifestation du 16 juin où nous avons démontré ce que nous voulions, mais le gouvernement n’en a rien à faire. Donc nous devons faire quelque chose pour la société et la jeunesse. Personne ne veut de la violence, mais c’est l’un seuls moyens pour nous d’obtenir une réponse. » Zhifan Liu, Hong Kong RFI.

ZK : Une nuit entière de négociation et toujours pas d’accord.

GN : Réunis à Bruxelles, les chefs des pays membres de l’Union européenne n’ont pas réussi à s’entendre sur les noms des personnes à nommer aux postes importants de l’Union européenne. Ils se retrouveront donc demain à 11h pour la suite des discussions. Il n’y a plus beaucoup de temps. Le parlement européen est censé élire son président ce mercredi matin.

ZK : C’est officiel l’Iran a dépassé le seuil du stock d’uranium faiblement enrichi autorisé par l’accord nucléaire de 2015.

GN : L’Agence internationale de l’énergie atomique confirme l’information du ministre iranien des affaires étrangères. L’Iran a déjà annoncé son intention d’abandonner d’autres promesses prévues par l’accord. Les relations de l’Iran sont très tendues avec les États-Unis de Donald Trump qui ont quitté l’accord et rétabli les sanctions. L’Iran reproche aux autres signataires, les Européens de ne pas en avoir fait suffisamment pour l’aider contre les sanctions américaines.

ZK : Après l’annonce de la fin de l’État islamique à l’est de la Syrie, les États-Unis se tournent maintenant vers le nord-ouest du pays.

GN : Washington annonce avoir frappé des dirigeants d’Al-Qaïda près de la ville d’Alep. Bilan selon l’observatoire syrien des droits de l’Homme : huit morts, dont six commandants d’un groupe lié à l’organisation terroriste. Les précisions d’Oriane Verdier.

Voilà deux ans que les États-Unis n’avaient pas mené d’attaque dans le Nord-Ouest syrien. Selon certains analystes la Russie grande alliée du régime syrien aurait exclu les États-Unis de l’espace aérien dans la région. Est-ce une décision isolée de Washington ou le signe d’un nouvel accord entre les deux grands acteurs internationaux ? Quoi qu’il en soit ce bombardement survient au milieu d’une escalade militaire dans la zone. Idleb et les alentours d’Alep et de Hama représentent l’ultime bastion anti-Assad. Un accord de non-agression avait été passé l’année dernière entre Ankara soutien des rebelles et Moscou pro-régime. Mais parmi la multitude de milices censées être soumises à la Turquie, les jihadistes de Hayat Tahrir Al Cham, ancienne branche syrienne d’Al Qaïda ont pris le contrôle d’une grande partie de la zone. Depuis avril, les bombardements pro-régime se sont intensifiés. Les affrontements actuels font craindre aux Nations Unies l’une des pires catastrophes humanitaires depuis le début du conflit syrien en 2011. Trois millions de personnes vivent dans la région d’Idleb dont de nombreux déplacés d’autres régions du pays. Environ 500 civils auraient été tués par les bombardements depuis début avril.

ZK : Carola Rackete présentée à la justice italienne.

GN : La capitaine du bateau humanitaire Seawatch a été arrêtée il y a quelques jours. Elle avait débarqué de force sur l’île de Lampedusa des migrants récupérés en Méditerranée. L’affaire a déjà déclenché des disputes entre l’Italie et l’Allemagne, le pays de Carol Rackete. Elle risque jusqu’à 10 ans de prison.

ZK : Le Salvador est en deuil.

GN : C’était ce lundi les obsèques du jeune père et de sa fille de 2 ans qui s’étaient noyés à la frontière entre le Mexique et les États-Unis. La photo d’Oscar Alberto Martinez et de sa petite fille Angie Valeria morts au bord de la rivière avait beaucoup ému. Cette photo est devenue un symbole du drame de l’immigration vers les États-Unis. Quelques heures avant l’enterrement, le président salvadorien Nayib Bukele a parlé. Pour lui, les autorités de son pays sont responsables. Elles n’ont pas réussi à rendre meilleure la vie des habitants et les ont obligés à partir.

« C’est le symbole de la situation dont nous souffrons depuis 40 ans. Pendant les 10 dernières années, des milliers de Salvadoriens sont morts en essayant de traverser la frontière vers les États-Unis. Nous avons vu la vidéo d’un Salvadorien qui est mort. Souvent, il n’y a pas de vidéo ni de photos. Mais la tragédie existe toujours. Un Salvadorien sur trois vit en dehors du pays. C’est un chiffre comparable à un pays en guerre ou un pays qui n’a pas de statut d’État. Bien sûr je condamne la façon dont nos migrants sont traités, aux États-Unis, au Mexique et au Guatemala. Mais j’aimerais vraiment dire aux Salvadoriens que nous devons nous efforcer d’améliorer notre pays et de faire de notre pays un endroit que personne n’est obligé de quitter. Je pense que migrer vers un autre pays est un droit, mais cela devrait rester une option et non une obligation ».

ZK : Le président du Salvador Nayib Bukele.

GN : Le président de la Tunisie est sorti de l’hôpital aujourd’hui.

ZK : Beji Caïd Essebsi avait fait un grave malaise la semaine dernière. La présidence du pays avait dit que son état était grave. Il compte recommencer à travailler dans les prochains jours. Cette fois, c’est son fils qui le dit. Beji Caïd Essebsi est très âgé, il a 92 ans.

GN : En Russie, de fortes pluies sont tombées ces derniers jours sur une partie du pays.

ZK : En Sibérie, dans la région du lac Baïkal, ces pluies ont provoqué des inondations très graves. Des milliers de personnes ont dû quitter leurs maisons. Selon le dernier bilan, il y a 7 morts et une dizaine de disparus. À Moscou, les explications de Daniel Vallot.

Les pluies ont cessé de s’abattre autour du lac Baïkal, mais la situation reste très difficile pour les habitants de la région. Autour du lac, ce sont plusieurs dizaines de localités qui ont dû être évacuées face à la montée des eaux. À l’origine de la catastrophe, des pluies diluviennes qui ont fait déborder plusieurs cours d’eau dont le niveau était déjà très élevé. C’est ensuite le lac lui-même qui a débordé – le lac Baïkal est le plus profond du monde et contient 20 % des réserves d’eau douce de la planète. Le bilan est lourd : 7 morts, une dizaine de disparus, environ 50 villages totalement coupés du monde et plusieurs dizaines de milliers de personnes toujours privées d’électricité. Face à la catastropher l’aide s’organise. Mais les moyens locaux sont limités – et les opérations sont rendues plus difficiles en raison des dégâts matériels subis par la région : plusieurs routes coupées, et une quinzaine de ponts détruits. Pour faire face, des moyens militaires ont été engagés : plus d’un millier de soldats ont été envoyés sur place, par le ministère russe de la Défense. Daniel Vallot, Moscou, RFI.

GN : Le football et la suite de la 3e journée de la coupe d’Afrique des nations en Égypte. Dans le groupe D, la Côte d’Ivoire se qualifie en battant la Namibie 4 à 1. Trois victoires en trois matchs pour le Maroc qui bat l’Afrique du Sud 1 à 0. Ce soir dans le groupe C, Tanzanie-Algérie et Kenya-Sénégal. Le football, avec un transfert. C’est désormais officiel, le milieu de terrain français Adrien Rabiot signe à la Juventus de Turin. Montant du transfert : zéro euro. Adrien Rabiot est allé au bout de son contrat avec le Paris Saint-Germain avec lequel il était en conflit et dont il n’a pas revêtu le maillot depuis des mois.

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