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Gant

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RFI
Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

4 millions de gants refoulés, interdits aux États-Unis, saisis. Et saisir le gant, ce n’est pas serrer la main ! Est-ce donc qu’ils n’étaient pas conformes à telle ou telle norme ? Du tout ! Mais c’est qu’ils étaient produits de manière, semble-t-il particulièrement peu éthique. Travail forcé, traitement indigne pour les ouvriers : l’entreprise malaisienne n’a pas l’air d’avoir respecté les règles élémentaires du travail.

Quant à ces gants, en latex, c’est-à-dire en caoutchouc, ils étaient prévus pour des utilisations particulières : des gants de travail. En effet, on utilise des gants de jardin, d’autres pour effectuer de gros travaux, ou simplement la vaisselle. Il ne s’agit pas d’accessoires de mode.

Mais le gant existe depuis bien longtemps, à la fois dans la langue et dans les usages. Et les usages ont influé sur la langue : on a quelques expressions qui utilisent le mot. 

Prendre des gants par exemple, qui signifie mettre les formes. Et même plus : il s’agit de ménager quelqu’un. Pour lui annoncer une mauvaise nouvelle par exemple, ou lui dire ce qu’on pense de son attitude, on prend des gants si on le fait de manière indirecte, petit à petit, sans brusquer. Le gant atténue !

Mais il a d’autres fonctions, qui tiennent par exemple à la façon dont on les met : on les enfile, doigt après doigt. Ce qui permet de comprendre une formule comme ça lui va comme un gant. C’est-à-dire parfaitement, comme si c’était fait sur mesure. Et on utilise l’expression surtout au sens figuré : cette nouvelle situation lui va comme un gant. Ou ce surnom !

Mais on peut aussi retourner quelqu’un comme un gant, on lui fait changer d’opinion de façon radicale : c’est l’image de l’inversion.

Enfin, on jette le gant ou on relève le gant. Et là, on se souvient d’une vieille coutume moyenâgeuse et codée : on jetait son gant par terre, devant quelqu’un pour le provoquer en duel ! S’il le ramassait – s’il le relevait, le duel était accepté.

Avertissement !  
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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