Les « Strandbeest » (créatures de plage) de l'artiste Theo Jansen pourraient être prises, de loin, pour d’énormes insectes ou de
Les « Strandbeest » (créatures de plage) de l'artiste Theo Jansen pourraient être prises, de loin, pour d’énormes insectes ou des squelettes de mammouth.
ROBIN UTRECHT/ANP/AFP
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Des œuvres robotiques à la Cité des sciences de Paris

Une vingtaine d’œuvres robotiques ont fait leur entrée à la Cité des sciences de Paris. Dix artistes de différentes nationalités exposent jusqu’au 4 janvier 2015 leurs créations insolites, sculptures d’eau ou voiture-totem, dans une exposition consacrée à l’art robotique. De quoi interroger les relations entre la science et l’art. Un reportage de Constance Bénard.
根据 RFI -

Des lits qui respirent, un robot-peintre (en anglais) ou une immense créature des sables articulée (en anglais)... Les œuvres étonnent, émerveillent aussi. En particulier une salle obscure avec en son centre, une mystérieuse structure « matrice liquide » : s’en échappent des filets d’eau qui forment des sculptures en trois dimensions pour le plus grand plaisir des enfants : « Je trouve ça hyper joli. Moi, je ne pourrais pas faire ça, donc ça m’impressionne. » « On dirait des feux d’artifice. » « C’est quelque chose de gracieux et phénoménal. »
 
Si ces œuvres sont surprenantes, c’est parce qu’elles sont toutes robotisées. L’exposition se veut à la frontière des arts et des sciences, comme l’explique la commissaire exécutive Blandine Savrda : « Des artistes vont s’emparer des avancés techniques et scientifiques et vont les intégrer dans leurs œuvres pour proposer un autre regard sur les grandes questions qui traversent notre société. Bien sûr, toutes les œuvres ont leur part de robotisation dans leur structure que ce soit pour détourner des objets usuels, comme les lits d’hôpital chez le Français Jean Michel Bruyère que ce soit dans la fiction totale comme chez l’Allemand Till Nowak qui invente des manèges, chez le collectif d’artistes londoniens Troika qui s’intéresse à la diffraction de la lumière blanche. Des gamins de huit ou neuf ans qui visitaient l’exposition hier se sont tout de suite assis au milieu de la salle en disant : ‘‘ on reçoit la lumière " »
 
Attention toutefois, les artistes insistent, ils utilisent la science, mais leurs réalisations sont bien des œuvres d’art. Comme cette voiture qui éclot pour devenir un totem de 18 mètres de haut, d’où son nom Totemobile. C’est l’Américain Chico MacMurtrie qui l’a construite. « J’aimerais bien que ce soit de la science, parce que ce n’est pas le cas. Il y a beaucoup d’ingénieurs qui ont travaillé là-dessus. C’est une sculpture robotique, mais je mets l’accent sur la sculpture. C’est contrôlé par des mécanismes robotiques, mais ce qui est important, ce n’est pas un robot pour faire un robot, c’est de l’art. »
 
Avec cette œuvre, l’artiste représente le retour à l’état naturel d’un objet de consommation. Reste pour lui qu’art et science doivent collaborer, pour rendre l’art accessible aux scientifiques, et la science accessible aux artistes.

发布时间 02/10/2015 - 更改时间 26/04/2018

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