L'Organisation mondiale de la santé a appelé tous les pays à activer leur plan de préparation à une pandémie désormais «imminente»
L'Organisation mondiale de la santé a appelé tous les pays à activer leur plan de préparation à une pandémie désormais « imminente ».
Fabrice Coffrini/AFP
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Une alerte de niveau 5 pour l'OMS

L'Organisation mondiale de la santé a décidé le 29 avril 2009, de relever à 5 son niveau d'alerte pandémique. Cela signifie que le risque de pandémie est imminent et qu'il faut s'y préparer. La pandémie correspond au niveau 6. L'épidémie de grippe dite porcine continue donc de se propager avec un premier décès le 29 avril aux États-Unis et de nouveaux cas en Europe. Au Mexique, où les premiers cas ont été signalés, des caravanes de dépistage sillonnent désormais le pays.
根据 RFI -

Dimanche le degré d'alerte était au niveau 3, lundi au niveau 4 et depuis mercredi au niveau 5 sur une échelle en comptant six.

En clair, tout indique que la pandémie de grippe porcine est imminente selon les responsables de l'Organisation mondiale de la santé. Le terme de pandémie qualifie une épidémie mondiale d'une maladie nouvelle pouvant tuer. L'OMS estime que le virus se propage très rapidement et ne voit pour l'heure aucun signe de ralentissement.

En relevant le niveau d'alerte, les experts disent aussi vouloir envoyer un signal aux laboratoires pharmaceutiques, aux Etats et aux milieux économiques pour qu'ils prennent des mesures. Car si l'OMS estime que le monde est mieux préparé que jamais à faire face à l'épidémie, les stocks de traitement antiviraux sont encore insuffisants.

La grippe dite porcine se transmet de personne à personne et provoque davantage de diarrhées que la grippe saisonnière traditionnelle. Elle n'est en rien liée à un quelconque contact avec les porcs, ni même à la consommation de viande de cochon. Malgré tout, certains pays appliquent un principe de précaution, ainsi l'Egypte a ordonné l'abattage de tous ses porcs. La Chine et la Russie ont eux, interdit les importations de viande de porc américain.

Là, nous sommes au niveau de la génération possible d’une pandémie comme ceci s’est produit en 1957 ou en 1968, sous des noms divers. C’était à l’époque la grippe asiatique ou la grippe de Hong Kong. Peut-être sommes-nous en train de voir en direct ce qu’on pourrait appeler : "la grippe mexicaine".

Jean-François Saluzzo, virologue et expert de l'OMS (06:35)

Niveau d’alerte 5, mode d’emploi

La décision de l'OMS est motivée par l'existence des foyers de la maladie dans plus de deux pays d'une même région.  En dehors des cercles familiaux ou scolaires. Les experts ont constaté en effet l'existence de cas de transmission entre humains du virus non seulement au Mexique mais également aux Etats-Unis.

Le déclenchement de cette phase 5 concerne donc essentiellement ces pays les plus touchés. L'Organisation mondiale de la santé demande de confiner, chez elles, les personnes atteintes de maladies respiratoires, d'aménager  leurs horaires de travail ou de fermer les écoles. Pour les autres pays, les réserves sont les mêmes qu'en cas d'épidémie de simple grippe : se laver les mains, se pas tousser en public et éviter de serrer dans les bras une personne susceptible d'avoir des symptômes grippaux.

Toutefois, pas de panique, l'OMS incite aussi au calme.  L'organisme des Nations-Unies n'oblige pas à la fermeture des frontières, ni de restreindre les circulations des personnes et des biens. Et le niveau 5 enclenche par ailleurs la préparation massive de vaccins, notamment celui de la grippe classique.

Des caravanes de dépistage au Mexique

Le ministre de la Santé mexicain a donné, en grandes pompes, le départ des 110 caravanes de la santé qui vont parcourir le pays pour détecter les zones d’épidémie de grippe. Les consultations mobiles commencent ce jeudi 30 avril et ce pendant un mois. L’objectif est de tracer l’épidémie pour mieux la combattre 

Les caravanes de la santé vont commencer leur périple par la capitale et la grande banlieue de Mexico. 340 médecins et infirmières vont ausculter la population. Grâce à un matériel sophistiqué ils pourront, avec un échantillon de liquide nasal, déterminer si la personne a la grippe et si son virus est de type A ou B. Cet échantillon sera glissé dans un tube spécial en verre pendant une minute. S'il se colore en bleu, c’est que le patient n’est pas malade, s’il est positif en bas du tube, c’est une grippe normale, s’il vire au rose en haut du tube, c’est qu’il est positif A, donc susceptible d’avoir le virus de la grippe nord-américaine.

Pour le Docteur Oscar Sanchez, pédiatre, il y a urgence « mais il estime un peu démagogique de commencer par la capitale. Pour lui, cette caravane devrait aller à la campagne où il n’y a pas d’accès aux services médicaux alors que les habitants des villes peuvent consulter plus facilement dans les centres de santé ». 

En effet, commencer par la capitale n’a pas beaucoup de sens : 20 000 villages n’ont pas accès aux réseaux de santé publique et c’est là qu’il est urgent d’envoyer ces caravanes de santé pour détecter l’épidémie et la traquer.

发布时间 16/10/2015 - 更改时间 12/11/2015

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