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Verdun, 1916. Des soldats français montent à l'assaut des tranchées allemandes.
Verdun, 1916. Des soldats français montent à l'assaut des tranchées allemandes.
AFP ARCHIVES
Il y a cent ans exactement, le 21 février 1916, un déluge de feu allemand s'abat sur les lignes françaises à Verdun. C'est le début d'une bataille qui fera 300 000 morts en 300 jours et reste comme la plus célèbre de la Première guerre mondiale.

05'53"- Première diffusion le 21/02/2016

Par sa durée, son ampleur et son bilan effroyable - 160 000 morts du côté français -, la bataille de Verdun est devenue le symbole de la Grande Guerre. Il y avait cette idée que le sort de la guerre se jouait là, que si Verdun tombait on pouvait craindre la défaite. Il y a eu une résistance très tenace pendant 300 jours. Les pertes étaient tellement lourdes que l'on a fait circuler de nombreuses troupes, on les a remplacées en permanence si bien que presque toutes les unités combattantes sont passé un moment ou un autre par Verdun.

Verdun est l’une des grandes batailles de la guerre industrielle. Le premier jour, un obus allemand tombait toutes les 15 secondes. Les premières lignes ont été enfoncées par l’attaque allemande, mais assez vite des renforts sont arrivés pour contenir cette offensive. Il y a eu un effort logistique considérable : des milliers de camion circulaient sur une voie unique - la voie sacrée - pour amener des hommes, des munitions, du matériel. Pour l’Etat-major allemand il s’agissait d’attaquer Verdun « pour saigner à blanc » l’armée française ; côté français il fallait défendre le territoire à tout prix et céder sur rien à l’adversaire. Au total trois millions d’hommes ont participé à la bataille, ils ont vécu l’enfer dans les tranchées, le froid et la boue.

A la fin de la bataille en décembre 1916, les lignes des deux armées n’avaient quasiment pas bougé, c’est pourquoi on peut parler de « boucherie pour rien ». Cette bataille, qui ressemble à beaucoup d’autres de la Grande Guerre, n’a pas eu de résultat stratégique majeur. Sans véritable vainqueur, elle marque tout de même l’échec de l’armée allemande qui n’a pas pu contraindre la France à la défaite.

Verdun reste le lieu le plus emblématique de l’affrontement franco-allemand, c’est pourquoi François Mitterrand et Helmut Kohl l’avait choisi pour sceller la réconciliation entre les deux pays.

André Loez, historien et auteur de La Grande Guerre, carnet du Centenaire, publié chez Albin Michelé évoque cette sanglante bataille sur RFI.

发布时间 17/05/2016 - 更改时间 21/02/2018 - 按作者Chantal Lorho

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