La bourse de Tokyo le 30 janvier 2005
La bourse de Tokyo le 30 janvier 2005
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Le Japon marque le dragon chinois à la culotte

Le Japon et la Chine rivalisent de séduction à l’égard des pays d’Asie du sud-est. Chacun d’eux a son grand projet pour les attirer dans son giron et la crise financière asiatique a quelque peu brouillé les cartes. Le Japon, la deuxième puissance et le premier créancier du monde, s’est fait le champion de la coopération financière. En 1997-98, en pleine crise asiatique, « l’initiative Miyazawa » a offert 30 milliards de dollars aux pays membres de l’ASEAN frappés par le malheur.
根据 Hélène Mendes Da Costa -

De son côté, la Chine a été encensée pour n’avoir pas dévalué sa monnaie contrairement à ses voisins, mais c’est sur le plan commercial qu’elle a pris une longueur d’avance. En novembre 2000, lors d’un sommet à Singapour réunissant les dix pays d’Asie du sud-est, la Corée du sud et le Japon, le Premier ministre chinois a crée la surprise en proposant une zone de libre échange entre la Chine et ces pays. Un projet qui doit déboucher d’ici la fin de l’année 2002 sur un mémorandum, organisant une telle zone à l’horizon de l’an 2010.

Pour ne pas être en reste, Tokyo a lancé en janvier dernier, également à Singapour, l’idée d’une «communauté économique». Une idée encore très vague qui doit être précisée cet été lors d’une réunion ministérielle.

Et pour mieux occuper le terrain, les deux géants asiatiques doublent leur initiative régionale d’opérations en direction de pays pris individuellement. Ainsi, le Japon a-t-il signé un accord de libre échange avec Singapour. Deux autres sont en cours de négociation, l’un avec la Thaïlande, l’autre avec la Corée du Sud. De son côté, la Chine devrait conclure un accord commercial avec l’Australie dont elle est déjà le troisième client.

Cette surenchère n’est qu’un des aspect de la rivalité sino-japonaise en Asie. Tandis que le Japon, plongé en récession, reste le mastodonte économique de la région, son avance se réduit vis à vis de la Chine forte encore de ses 7% de croissance officielle en 2002. Le Japon se trouve ainsi dans une situation paradoxale: A terme, il redoute la montée en puissance de la Chine, mais en attendant, Pékin est le premier bénéficiaire de son aide au développement. Et le «pays du Soleil Levant» n’a rien trouvé de mieux pour éviter que le dragon chinois ne lui fasse de l’ombre que de le marquer à la culotte.

发布时间 23/01/2017 - 更改时间 01/02/2017

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