Carreau funéraire chinois au Musée Royal de l'Ontario
Carreau funéraire chinois au Musée Royal de l'Ontario (Canada). 550-600 après J.-C.
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Chine-Asean : chevaucher le dragon

Le dragon chinois a chaussé les bottes de sept lieux et il marche désormais sur les pieds de ses voisins. La Chine, que Mao Tsé Toung et ses grandes utopies avaient rendue exsangue, s’est redressée depuis sa mort grâce à une croissance moyenne de près de 10% par an pendant deux décennies. Celle qui fut la première puissance économique du monde avant de rater la révolution industrielle, prend aujourd’hui sa revanche.
根据 Hélène Mendes Da Costa -

Septième rang mondial pour les exportations et le produit national brut, deuxième en terme de parité de pouvoir d’achat derrière les États-Unis si l’on en croit la Banque Mondiale : la Chine est redevenue un acteur économique majeur de l’Asie. Et les nouveaux pays industrialisés d’Asie, surnommés Tigres ou Dragons, déjà ébranlés par la crise financière de 1997-98, doivent apprendre à cohabiter avec le géant chinois. Or, ils ne sont pas à leur avantage depuis que ce dernier est devenu membre à part entière de l’Organisation mondiale du Commerce. 
À lui seul, le dragon glouton absorbe les deux tiers des investissements étrangers d’Asie orientale. Et ses produits bon marché inondent l’Asie du sud est, au risque de tuer les industries locales.

Pour ces raisons, les dix pays membres de l’Association des Nations du Sud Est Asiatique (ASEAN) ont oublié leurs préventions à l’égard du projet de zone de libre-échange, annoncé par le Premier ministre chinois, à l’automne 2000. À défaut de pouvoir ignorer le dragon, les nouveaux pays industrialisés d’Asie du Sud-Est sont prêts à le chevaucher.

En cette période d’incertitude sur la croissance américaine, de dépression japonaise, la Chine, quant à elle, affiche officiellement une croissance de 7% et bien des opportunités. L’Asie est ainsi le premier fournisseur de la Chine loin devant les États-Unis et l’Europe. Elle est la seule région avec laquelle la balance commerciale chinoise dégage un déficit. De son côté, la Chine vend désormais beaucoup plus à ses voisins asiatiques qu’aux États-Unis et à l’Europe. Et fait nouveau : des entreprises chinoises investissent massivement dans les pays d’Asie du sud-est, notamment au Cambodge.
Si cette zone de libre-échange satellisée autour de la Chine se concrétise aux alentours de 2011, elle constituera la plus grande entité de ce type, regroupant plus du tiers de la population du monde. À l’ombre de Pékin, Tigres et Dragons tenteront de se faire une place au soleil.

发布时间 24/01/2017 - 更改时间 01/02/2017

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