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Barkhane: chasse aux fantômes dans le désert nord malien

Hélicoptère de la force Barkhane au-dessus du camp de Tessalit, décembre 2016.
Hélicoptère de la force Barkhane au-dessus du camp de Tessalit, décembre 2016.
© RFI/David Baché
Au Mali, cela fait plus de quatre ans que l'intervention française a débuté. La force Serval a délogé les groupes jihadistes qui occupaient le nord du Mali en janvier 2012, elle est ensuite devenue force Barkhane, présente dans cinq pays du Sahel pour lutter contre des occupants devenus terroristes. Al Qaïda au Maghreb islamique, Al Mourabitoune, Ansar Dine mènent chaque semaine des attaques meurtrières contre les forces maliennes, onusiennes et françaises. Les civils sont également victimes de leurs mines. Fin décembre 2016, la force Barkhane a mené une opération (Iroquois) d'envergure dans l'extrême nord du Mali, à la frontière algérienne, l'une des dernières zones refuges des groupes djihadistes.

19'30'' - Première diffusion le 4/01/2017

Dans un désert jamais aussi vide qu’il ne le paraît, la période de Noël est propice aux attaques. Des blindés français interviennent pendant près de trois semaines. 500 hommes, 200 véhicules et un important dispositif aérien sont mobilisés : c’est l’opération Iroquois de la force Barkhane, lancée dans l’Extrême Nord du Mali, la zone d’action et de refuge des jihadistes d’Ansar Dine et de la katiba Youssef Ibn Tachfin, alliés d’Al Qaïda au Maghreb islamique.

Des soldats se sont installés aux abords de Tinzaouatène, la ville frontière entre le Mali et l’Algérie, mais ne peuvent pas passer côté algérien contrairement aux jihadistes qui s’y replient régulièrement. Le Niger, la Mauritanie et le Burkina font partie du G5 Sahel qui permet des contrôles transfrontaliers, mais pas l’Algérie. Ce sont toujours les ex-rebelles du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad) qui contrôlent cette zone en attendant la mise en œuvre de l’accord de paix signé en 2015 avec le gouvernement malien.

Les soldats de la force Barkhane multiplient les fouilles, les contrôles, et la prise de renseignements dans la zone. Des commerçants parlent de voleurs, de mafia, mais impossible de savoir si les bandits qu’ils rencontrent sont de simples pillards, s’ils sont liés aux groupes armés signataires de l’accord de paix, ou s’il s’agit de combattants jihadistes.

Cette traque s’apparente à une chasse aux fantômes. L’ennemi est présent mais on ne le voit pas et ne le trouve pas. Il cache ses armes, et on les cherche comme autant d’aiguilles dans un désert sans fin. Au cours de l’opération Iroquois, près d'un millier de cartouches, des obus d’artillerie et du matériel informatique ont finalement été découvert. Un bilan plutôt maigre…

 

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© RFI/David Baché

 

发布时间 05/07/2017 - 更改时间 15/09/2017 - 按作者David Baché

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