La chancelière allemande Angela Merkel discute avec le Premier ministre grec Alexis Tsipras, au Vatican, le 24 mars 2017.
La chancelière allemande Angela Merkel discute avec le Premier ministre grec Alexis Tsipras, au Vatican, le 24 mars 2017.
Andrew Medichini/REUTERS
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60 ans après le traité de Rome, l’UE en quête d’unité

Sans la Première ministre britannique, les dirigeants européens étaient à Rome pour donner un nouvel élan à l'Union européenne à l'occasion du 60e anniversaire du traité de Rome. Le 24 mars 2017, ils étaient reçus par le pape François.
根据 RFI -

Trois ans après son discours au Parlement de Strasbourg et un an après s'être vu remettre le prix Charlemagne, le pape François a de nouveau rencontré les dirigeants européens ce vendredi. Dans la salle royale du Vatican, le souverain pontife a dressé le constat d’une Europe en crise, mais a invité les Vingt-Sept à retrouver une espérance pour faire face aux défis contemporains.

Pour résoudre la crise d'identité dans laquelle l'Europe est plongée, il faut revenir à l'héritage de ses pères fondateurs, a affirmé le pape. D'après lui, le premier élément de la vitalité européenne est la solidarité qui est aussi le plus efficace antidote contre les populismes modernes, rapporte notre correspondant au Vatican, Olivier Bonnel.

Pour retrouver l'espérance, l'UE doit revenir aux piliers sur lesquels elle a été fondée, estime le pape François : la centralité de l’homme, une solidarité effective, l’ouverture au monde, la poursuite de la paix et du développement, l’ouverture à l’avenir. L’Europe retrouve l’espérance lorsque l’homme est le centre et le cœur de ses institutions, a déclaré le souverain pontife. Malheureusement, on a souvent l’impression qu’est en cours un "décrochage affectif" entre les citoyens et les institutions européennes, souvent considérées comme lointaines et pas attentives aux diverses sensibilités qui constituent l’Union, a-t-il regretté.

 

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Le pape François s'adresse aux dirigeants européens au Vatican, le 24 mars 2017. | REUTERS/Andrew Medichini

L’Union européenne est ainsi appelée à se remettre en cause et ses dirigeants politiques à un choix courageux : ne pas avoir peur de prendre des décisions efficaces, répondre aux problèmes réels des personnes et résister à l’épreuve du temps.

C'est ce que tenteront de faire les Vingt-Sept ce samedi. Ils se retrouveront au Capitole, dans la salle des Horaces et des Curiaces où fut signé il y a 60 ans le Traité, ou plutôt les traités (l’un économique, l’autre atomique). Sans Theresa May donc. La Première ministre britannique a décidé d’activer la procédure de divorce avec l’Union européenne le 29 mars. Dans une déclaration solennelle, ils se diront déterminés à rendre l’Union plus forte et plus résistante, grâce à une plus grande unité et solidarité entre nous. Rome doit marquer le début d’un nouveau chapitre pour une Europe unie à 27 , estime le président de la Commission Jean-Claude Juncker.

Mais la Pologne a d’ores et déjà prévenu qu’elle pourrait ne pas signer ce texte s’il ne contient pas les points qu’elle considère prioritaires : l’unité de l’UE, la défense en collaboration étroite avec l’Otan, le renforcement du rôle des Parlements nationaux et les principes du marché commun qui ne doivent pas diviser, mais unir. Varsovie refuse une Europe à plusieurs vitesses, qui conduirait, selon elle, au chaos  et au démontage du projet européen.

En savoir plus :
- Du Traité de Rome à la déclaration de Rome, 60 ans d’une histoire de l’Europe

发布时间 28/03/2017 - 更改时间 27/10/2017

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