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Le Kenya rêve d'exporter son pétrole
Christine Lagarde, directrice du FMI, reçue à son arrivée à l'aéroport de Nairobi par Njuguna Ndungu, gouverneur de la Banque centrale du Kenya.
Stephen Jaffe/Reuters
La directrice générale du Fonds monétaire international a entamé une visite au Kenya. Un pays qui fait son entrée dans le club des pays pétroliers d'Afrique.

Première diffusion le 6/01/2014

Premier exportateur de thé noir, le Kenya pourrait bientôt vendre son or noir. Une nouvelle découverte a été réalisée en novembre dernier par la compagnie irlandaise Tullow dans les environs du lac Turkana, au nord-ouest du pays. C'est le cinquième puits foré avec succès dans les bassins de Lokichar et d'Anza, qui bordent le grand rift parcourant toute l'Afrique de l'Est. Et il n'y a pas que des découvertes terrestres, au Kenya : en mer, l'Australien Pancontinental a trouvé du gaz, au large du port de Mombasa. Quant au Français Total, il a déjà pris position au large de l'archipel de Lamu.

La présence de plus en plus visible des grandes compagnies, tout comme les transactions qui s'accélèrent entre les opérateurs, sont des indices de l'intérêt croissant de l'industrie pétrolière pour ce pays, qui pourrait exporter ces premiers barils dès 2016, espère Tullow. La compagnie irlandaise pêche peut-être par optimisme, car pour cela, il faudra réaliser d'énormes infrastructures. La région pétrolière du nord-ouest est totalement enclavée. Depuis des années, les autorités de Nairobi rêvent d'un corridor qui la relierait à Lamu, où serait construit un nouveau port en eau profonde pour désengorger le port de Mombasa. Ce projet (baptisé LAPSSET, pour Lamu Port South Sudan Ethiopia) prévoit à travers le pays une autoroute, une voie de chemin de fer et un oléoduc, qui devait à l'origine acheminer le pétrole de l'Ouganda et du Soudan du Sud vers la côte kényane.

Maintenant qu'on a découvert du pétrole sur son sol (même en quantités plus modestes, 400 millions de barils pour l'instant), le Kenya espère bien voir se réaliser ce projet pharaonique : une vingtaine de milliards de dollars, dont 4 milliards rien que pour l'oléoduc, qu'il faudra chauffer pour maintenir le pétrole, très visqueux, à une température de 40 degrés. L'autre défi sera de permettre au pétrole de profiter à l'économie kényane dans son ensemble, sans faire repartir l'inflation. La population des environs de Turkana a d'ores et déjà manifesté ses exigences en matière de développement.

发布时间 29/01/2016 - 更改时间 29/01/2016 - 按作者Claire Fages

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