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L'AIE encourage l'Irak à devenir un géant du pétrole

Raffinerie al-Dora à Bagdad
Un travailleur à la raffinerie de pétrole al-Dora à Bagdad, en Irak.
Muhannad Fala'ah/Getty
L'Agence internationale de l'énergie, qui représente les grands pays consommateurs de pétrole, espère que l'Irak pourra doubler sa production d'hydrocarbures d'ici 2020. Il en va de la prospérité en Irak, estime l'AIE, mais aussi de la stabilité des cours mondiaux du pétrole.

1'49" - Première diffusion le 10/10/2012

L'Irak est déjà 3e exportateur de pétrole derrière l'Arabie saoudite et la Russie. Mais il pourrait se hisser à la 2e place et devant la Russie dans sept ans. C'est le pronostic de l'Agence internationale de l'énergie, qui pense l'Irak capable de doubler sa production de pétrole d'ici là. Produire 6 millions de barils par jour en 2020, c'est pourtant deux fois moins que ce que les autorités irakiennes ambitionnent. Mais ce sera déjà bien difficile à atteindre, estiment les experts de l'AIE.
 
Non pas que les réserves d'hydrocarbures irakiennes ne le permettent pas, ce sont les quatrièmes au monde. Mais les infrastructures de stockage et de transport des hydrocarbures, ou de l'eau nécessaire à leur extraction, sont largement insuffisantes ; la lourdeur de l'administration est aussi pointée du doigt. On pense bien sûr aux contentieux permanents entre le gouvernement central et la région autonome du Kurdistan au sujet des contrats pétroliers et de l'évacuation du brut.
 
L'objectif ne sera donc réalisé qu'au prix de réformes de gouvernance, il semble d'ailleurs que derrière les remontrances officielles de Bagdad contre les autorités régionales d'Erbil, les deux pouvoirs soient en train de dessiner un nouveau cadre juridique pour l'exploitation des richesses pétrolières. Mais il faudra aussi des investissements massifs : 530 milliards de dollars sur un peu plus de vingt ans, soit un dixième des ressources pétrolières et gazières, mais dans un contexte de besoins budgétaires croissants, dans un pays dont le développement a été freiné par trente ans de conflits.
 
L'Irak a besoin au premier chef de réussir à faire croître très vite la production d'hydrocarbures, ne serait-ce que pour combler son déficit en électricité en utilisant son propre gaz, jusqu'à présent brûlé pour moitié par torchage, un comble ! Mais les pays représentés par l'AIE, qui sont les principaux pays consommateurs de pétrole, ont aussi grandement intérêt à voir l'Irak réussir son pari. Selon les calculs de l'Agence, en fournissant près de la moitié du brut supplémentaire produit sur la planète d'ici 2035, l'Irak permettrait au cours du pétrole de rester, malgré la forte hausse de la demande asiatique, sous le seuil des 150 dollars le baril dans vingt ans !

发布时间 29/01/2016 - 更改时间 14/09/2018 - 按作者Claire Fages

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