La production du coton
Un champ de coton.
Issouf Sanogo/AFP
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De plus en plus de capitaux pour les matières premières

Les Cassandre ont beau annoncer la fin prochaine de l’envolée des cours des matières premières, la décrivant comme une simple bulle spéculative, les gestionnaires des fonds d’investissements ne partagent pas ce point de vue. Jamais, ils n’ont misé autant d’argent sur le pétrole, le cuivre, le café et autres produits de base. La totalité des sommes investies autour des indices des matières premières atteint selon certaines estimations les quarante milliards de dollars. L’intérêt va plus loin encore.

Traditionnellement, ces fonds en restaient à une vision assez abstraite, assez financière de leur intervention. Ils se bornaient à prendre des positions, comme on dit, à acheter des certificats sur les marchés à terme. Sur le marché du coton de New York, pas plus d’un pour cent des échanges n’aboutit à une transaction physique. Et bien l’engouement pour les matières premières est telle, la conviction que la hausse va durer est telle que certains fonds n’hésitent plus à prendre livraison de la marchandise qu’ils ont acheté si cela peut s’avérer rentable. C’est à dire qu’ils doivent recourir à des professionnels capables de transporter et de stocker du pétrole ou du zinc jusqu’au moment où la vente de ces milliers de tonnes permettra d’engranger du bénéfice. Plus fort encore, certains fonds investissent dans les infrastructures, par exemple dans les gazoducs. C’est le cas au Canada. Ce mouvement est loin d’être terminé si l’on en croit les experts de la banque Goldman Sachs, selon lesquels la mise actuelle des fonds d’investissement dans ce secteur équivaut à seulement 10% du chiffre d’affaire annuel du commerce mondial des matières premières.

Le cacao tangue

Sur le marché du cacao, les cours se sont repliés depuis le début de la semaine après un accès de nervosité la semaine dernière. À New York, on était vendredi au plus haut depuis 22 mois. À Londres, la tonne de fèves livraison mai culminait alors à 961 livres sterling. À l’origine de cette poussée de fièvre un regain de tension entre les partisans du président ivoirien Laurent Gbagbo et les rebelles qui tiennent le Nord de la Côte d’Ivoire, le premier producteur mondial de cacao. Rien de déterminant n’étant finalement intervenu, le calme est revenu sur le marché mondial du cacao. Hier, à Londres, la tonne de fèves valait 950 livres sterling, soit 1358 euros. Sur le terrain, en Côte d’Ivoire, on attend dans quelques jours le démarrage de la récolte intermédiaire. Les exportateurs tentent de se positionner en fixant un prix d’achat aux planteurs qui tienne compte des besoins potentiels des consommateurs. Un intervenant confie son angoisse des évènements à venir en Côte d’Ivoire et l’urgence qu’il y a à exporter.

Et puis en bref, la Chine est de plus en plus gourmande en minerai de fer. Sur les deux premiers mois de l’année, elle en a importé 39 millions de tonnes, soit 23% de plus qu’en janvier février 2004. On comprend que les prix mondiaux montent.

发布时间 25/02/2016 - 更改时间 25/02/2016

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