mots-actu_o.png
RFI
Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Ce week-end était celui des Oscars. Fête du cinéma… bien que ce ne soit pas la seule bien sûr : on a des festivals, celui de Cannes étant le plus grand. Et on a aussi des récompenses importantes remises en France : les Césars. Mais les Oscars sont remis à Hollywood et tout critiqué qu’il soit, ce monde fait encore rêver. D’ailleurs les Césars ont été imaginés d’après les Oscars. On voit bien l’influence : César rime avec Oscar. Et les deux mots, qui sont deux prénoms, ont tous deux syllabes. De quoi s’agit-il ? De statuettes symboliques qui récompensent des films, et des travailleurs du cinéma. Mais quand même quel drôle de noms. : voyons d’abord d’où ils viennent.

Les Césars français datent de 1975. Et ils doivent leur nom au sculpteur César qui les a créés. C’est George Cravenne qui en avait commandé l’idée au sculpteur. Mais le fait qu’il s’appelât César avait probablement été assez déterminant. Le cinéma français cultivait sa différence par rapport à l’américain, tout en lui faisant un clin d’œil.

Et les Oscars alors ? Ils sont bien plus anciens. La cérémonie de remise de récompense date de 1929. Mais à l’époque, le mot Oscar n’est pas encore prononcé bien qu’on remette une statuette de bronze, plaquée or, conçu par Cedric Gibbons, et réalisé par George Stanley à ceux et celles qui obtiennent des récompenses. Ce n’est que deux ans plus tard en 1931 que le mot promis à un si grand avenir est trouvé. Comment ? Par qui ? Les anecdotes ne manquent pas, et on ne saura peut-être jamais le fin mot de l’histoire. Même si les possibilités sont nombreuses.

En général on attribue à une femme la paternité du mot. Une femme qui aurait reconnu d’un coup un de ses proches dans ce personnage sculpté. On dit parfois que c’est une secrétaire anonyme de la société Metro Goldwyn Mayer (héroïne obscure et néanmoins essentielle de la culture américaine) qui se serait écriée en voyant la statuette : « Mais elle ressemble à mon oncle Oscar ! » Le tour était joué, et le nom adopté. Mais on raconte également qu’il pourrait s’agir d’une Margaret Herrick, bibliothécaire de l’Académie du cinéma qui aurait poussé ce cri qui nomme : « Mais c’est le portrait craché du cousin Oscar ! » À moins que ce ne soit l’actrice Bette Davis (et elle s’en vantait) qui ait reconnu dans cet homme de bronze son premier mari. Ou encore, ce pourrait être une référence à une réplique d’un vaudeville célèbre à l’époque : » Avez-vous un cigare, Oscar ? »

On se saura jamais. Mais le mot est entré dans la langue anglaise, et même dans la Française : avoir l’oscar est aujourd’hui synonyme d’avoir la palme.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

Logo DGLFLF Ministère de la Culture

En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias