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Journal en français facile du 22/02/2016 - 20h00 - 20h10 TU

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RFI
Transcription

Priscille Lafitte :
Dans l'actualité de ce lundi 22 février, David Cameron, le Premier ministre britannique, a tenté de convaincre son camp politique qu'il faut rester dans l'Union européenne. Mais les députés conservateurs sont déchirés sur la question.

Sylvie Berruet :
À Falloujah, en Irak, 150 civils ont été fait prisonniers par le groupe Etat islamique. Nous entendrons le témoignage, sur place, d'un homme qui craint pour leur vie.

PL :
Dans ce journal, nous entendrons le président bolivien Evo Morales, qui a commencé à reconnaître sa défaite au référendum hier

SB :
Et nous terminerons par un rêve de partir dans l'espace : la NASA cherche à embaucher 14 astronautes.

SB :
Suite du feuilleton Brexit : Le Premier ministre britannique David Cameron est allé défendre, devant les Parlementaires, l'accord conclu à Bruxelles pour éviter une sortie de l'union européenne, un Brexit.

PL :
Pour David Cameron, une sortie de l'Union européenne représenterait un dangereux saut dans l'inconnu, avec des risques pour l'économie et la sécurité du pays. Mais il n'est pas facile pour David Cameron de persuader son camp politique qui est déchiré entre pro et anti européens. À Londres, Muriel Delcroix

C'est un David Cameron prêt à en découdre avec les eurosceptiques de tout poil, et notamment ceux de son propre camp qui est apparu à la chambre des Communes. Ébranlé par la défection du populaire maire de Londres Boris Johnson qui a rallié dimanche le camp du Brexit, le premier ministre a pris bien soin de mettre à mal l'un des arguments évoqués par son rival. Boris Johnson a en effet sous-entendu qu'il voulait voter pour sortir de l'UE afin d'obtenir un meilleur accord avec Bruxelles et a évoqué à demi-mot l'idée d'un second référendum pour alors revenir dans l'Union. Une possibilité fermement rejetée par David Cameron qui a prévenu que le référendum du 23 juin serait définitif, ironisant sur le fait qu'aucun couple n'avait jamais entamé une procédure de divorce dans l'idée de préserver son mariage. Le leader conservateur a également fait allusion aux véritables motivations de Boris Johnson qui chercherait surtout à lui succéder à la tête du parti alors que selon la presse britannique près de la moitié des députés conservateurs pourraient se positionner en faveur d'un Brexit. C'est néanmoins les électeurs britanniques qui auront le dernier mot dans 4 mois mais en attendant la période d'incertitude qui s'ouvre ne plaît pas du tout aux marchés : la livre sterling est tombée ce lundi à son niveau le plus faible en près de 7 ans face au dollar...

SB :
Une trêve semble possible en Syrie. C'est du moins l'espoir des Américains. Le président Barack Obama a parlé avec le président russe Vladimir Poutine.

PL :
Un accord de cessez le feu est possible pour le 27 février, disent les Américains. Encore faut-il qu'il soit mis en œuvre... Cet accord ne marchera que si Damas et Moscou changent de comportement, dit Londres.

SB :
Dans le pays voisin, l'Irak, le groupe Etat islamique mène un guerre des nerfs avec les habitants de Falloujah. 150 civils ont été enlevés et faits prisonniers.

PL :
Ces 150 personnes sont toutes membres des tribus sunnites locales, des tribus qui sont en révolte contre les jihadistes de l'Etat islamique, et veulent les chasser de Falloujah. Depuis cette capture de prisonniers, les combats ont cessé car les tribus veulent avant tout que les prisonniers soient libérés. L'affaire n'est pas simple, parce que l'armée irakienne, elle, continue de tirer sur la ville, et donc sur les jihadistes. Et cela pourrait avoir des conséquences graves : l'Etat islamique pourrait se venger, et exécuter les prisonniers. Voici le témoignage d'Abou Mahmoud, membre d’une tribu sunnite de Felloujah, contacté par Sami Boukhelifa.

« Daesh contrôle la ville de Felloujah de l’intérieur. Il y a deux jours, à cause de la faim, des mauvaises conditions de vie et de l’injustice qui règnent dans la ville, les gens se sont révoltés. Il y a eu des combats à l’intérieur même de Falloujah entre les habitants et Daesh. A cause de cela Daesh a lancé une vague d’arrestation. Mais le problème aujourd’hui ce sont les combats qui se poursuivent depuis l’extérieur de la ville. Depuis les abords de Falloujah les forces gouvernementales pilonnent la ville d’une manière aléatoire et même des habitations civiles sont touchées en plus des positions de Daesh. Daesh pourrait se venger contre les civils qu’ils ont pris en otages. »

SB :
Les Nations Unies tentent toujours de résoudre la crise au Burundi. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki Moon est arrivé à Bujumbura. C'est sa première visite depuis la grave crise politique qui a commencé en avril dernier. Le patron de l'ONU doit rencontrer demain le président N'Kurunziza pour le convaincre de reprendre le dialogue avec l'opposition.

PL :
Pendant ce temps, la France a soumis au Conseil de Sécurité un projet de déclaration sur le Burundi. Ce texte prévoit d'envoyer sur place des policiers de l'ONU, et de soutenir les efforts de l'Union africaine pour une médiation menée par l'Ouganda. Le texte doit maintenant être discuté au Conseil de sécurité de l'ONU.

SB :
On part maintenant en Bolivie. Hier, un référendum avait lieu pour déterminer, pour choisir, si le président Evo Morales pourra se re-présenter à l'élection présidentielle de 2019, pour un quatrième mandat.

PL :
Selon les sondages, selon les résultats partiels, le non serait vainqueur à 62%. Mais ces résultats ne portent que sur un tiers des bulletins de vote. Il reste à prendre en compte les votes des zones rurales, les régions de campagne, là où les habitants votent plutôt en faveur, pour, Evo Morales. Le président, en tout cas, reconnaît déjà sa défaite à mi-mots. Et il y voit une conspiration des États-Unis. Evo Morales.

Si le Non l’emporte, ce ne sera pas une déception, je ne serai ni préoccupé ni désespéré. Mais quoi qu’il arrive journalistes, analystes et politologues nationaux et internationaux vont devoir retranscrire ce grand chapitre de l’histoire ainsi que le jeu et les conspirations de l’empire nord-américain ! Parce qu’il s’agit d’une lutte idéologique qui est internationale. C’est notre lutte. C’est pourquoi j’ai dit que même si le Non gagne, la lutte continue, la vie continue, à plus forte raison si le Non s’impose. Et donc avec notre équipe de travail, avec le vice-président, nous allons continuer à approfondir les sujets techniques, la planification et les aspects juridiques pour améliorer notre travail, comme nous l’avons toujours fait. 

SB :
La polémique enfle en France sur la volonté du gouvernement de réformer, de changer, le code du travail.

PL :
Le code du travail, ce sont les lois qui encadrent, qui fixent les règles, du travail : la façon d'être embauché, d'être traité, et de terminer un contrat. C'est une réforme indispensable, a déclaré le premier ministre Manuel Valls. il a promis que le gouvernement choisirait le débat et la discussion, plutôt que le passage en force au Parlement.

SB :
L'opposition à cette réforme du code du travail s'organise sur internet. Une pétition intitulée « Loi travail, non merci », a reçu plus de 260 000 signatures.

SB :
On termine ce journal par une annonce d'emploi qui fait rêver : partir dans l'espace pour la NASA, l'agence spatiale américaine.

PL :
La Nasa recherche 14 astronautes. Elle a reçu 18 000 CV, 18 000 candidatures. C'est un record. Les astronautes qui seront recrutés ont des chances de pouvoir faire un voyage autour de la Lune, et surtout, espérer poser le pied sur le sol de Mars. Simon Rozé

Il fallait un CV costaud pour pouvoir postuler à cette dernière campagne de recrutement d'astronautes à la NASA. Un bac +4 est un minimum, un doctorat vivement recommandé, dans des domaines comme l'ingénierie, la biologie, les sciences physiques ou les mathématiques. Malgré ces exigences élevées, l'agence spatiale américaine croule sous les demandes : plus de 18 000, c'est trois fois plus que lors du dernier recrutement en 2012. Mais la nouvelle promotion d'astronautes aura à priori de jolies missions à remplir. Outre les traditionnels séjours à bord de la station spatiale internationale, un voyage autour de la Lune est prévu, ce sera le premier depuis le programme Apollo. Il y aura également la visite d'un astéroïde, et puis surtout, la première mission humaine à destination de mars à l'horizon 2030-2035. Mais avant de fouler le sol de la planète rouge, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour les aspirants astronautes. Sur les 18 000 candidats, seuls 14 - grand maximum - seront les heureux élus, après avoir enduré un processus de sélection de plus de 18 mois. Ce n'est donc qu'en 2017 que l'on connaîtra la liste, parmi laquelle figurera sans doute le nom du digne successeur de Neil Armstrong.

SB :
Autre rêve accompli aux États-Unis : une femme âgée de 106 ans a pu rencontrer Barack et Michelle Obama à la Maison Blanche. Cette femme s'appelle Virginia Mc Laurin, elle est elle-même afro-américaine.

PL :
Elle était tellement heureuse de voir de ses yeux qu'un homme à la peau noire est président des États-Unis, qu'elle a dansé de joie. Cette vidéo a fait le tour du web aujourd'hui.

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