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Journal en français facile du 17/02/2016 - 20h00 - 20h10 TU

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RFI
Transcription

Edmond Sadaka :
Bienvenue dans cette nouvelle édition du français facile que je vous présente avec Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin

Zéphyrin Kouadio :
Bonsoir Edmond, bonsoir à tous

ES :
À la une de ce mercredi 17 novembre 2016 : en Turquie, l'attentat commis ce soir à Ankara a fait 18 morts et 45 blessés. Bilan officiel mais encore provisoire. Nous serons en ligne dans un instant avec notre correspondant en Turquie.

ZK :
En Syrie, un premier convoi d'aide est entré ce mercredi dans la ville rebelle assiégée de Mouadamiya près de Damas... C'est le Croissant rouge syrien qui donne l'information. Il s'agit de la première assistance humanitaire depuis le récent accord de Munich qui a décidé d'un accès immédiat aux civils dans le pays.

ES :
J-1 avant le sommet européen de Bruxelles. Deux grands dossiers à l'ordre du jour : la crise des migrants, et l'éventuelle sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne. Angela Merkel a soutenu aujourd'hui les demandes réclamées par Londres notamment sur questions monétaires et l’immigration.

ZK :
La mort du cinéaste polonais Andrej Zulawksi à 75 ans. Il laisse derrière lui une quinzaine de films marquants dont « L'important c'est d'aimer » avec Romy Schneider et Jacques Dutronc.

ZK :
C'est un attentat à la voiture piégée très meurtrier qui a eu lieu ce mercredi en fin d'après-midi à Ankara en Turquie.

ES :
Il a visé des cars militaires dans le centre de la ville. Une voiture piégée a explosé au passage de ces véhicules non loin du Parlement. Alexandre Billette, vous êtes notre correspondant en Turquie, le bilan est donc très lourd et il est encore hélas provisoire.

L'attentat a été commis à l'aide d'une voiture piégée à 18h31 heure locale, dans le quartier des ministères et de l'assemblée nationale de Turquie qui se trouve à quelques centaines de mètres. C'est le quartier théoriquement le plus sécurisé, le mieux protégé du pays. C'est un attentat qui a visé véritablement le cœur politique de la Turquie. Le conseil de sécurité turc s'est réuni en soirée, en présence du président Recep Tayyip Erdogan, le président Erdogan qui a annulé sa visite prévue demain en Azerbaïdjan, tout comme le premier ministre Ahmet Davutoglu qui ne se rendra pas à Bruxelles comme prévu. Le gouvernement turc a également imposé un black out aux médias turcs qui officiellement ne peuvent plus couvrir les suites de cet attentat en direct. Pas de revendications pour l'instant, mais deux pistes qui sont évoquées : d'abord le PKK, le parti des travailleurs du Kurdistan, qui a rompu le cessez-le-feu l'été dernier; autre hypothèse : l'Etat islamique, alors que la Turquie est directement impliquée désormais dans le conflit syrien.

ES :
Alexandre Billette correspondant de RFI en Turquie. Le président français François Hollande dénonce ce soir dans un communiqué - je cite- « l'odieux attentat » commis à Ankara.

ZK :
En Syrie les premières aides ont commencé à parvenir ce mercredi à certaines villes assiégées.

ES :
L’émissaire des Nations-Unies pour la Syrie Staffan de Mistura avait obtenu hier mardi un engagement du régime de Bachar Al Assad pour acheminer des aides alimentaires et des médicaments aux populations encerclées dans sept localités. 35 camions sont déjà arrivés ce mercredi soir à Mouadamia d'après le Croissant Rouge syrien. Sami Boukhelifa.

Moadamia se trouve dans les faubourgs de Damas. Parmi les villes encerclées, elle est l’une des plus proches de la capitale et surtout l’une des plus accessibles par la route. Après la fameuse ville martyr de Madaya, elle est peut-être celle qui souffre le plus de l’état de siège. Chaque jour des militants de l’opposition postent des photos et des vidéos du drame de Moadamia. Des images très dures : celles de nourrissons affamés. Moadamaia, comme 45 autres villes syriennes, est assiégée par les troupes de Bachar Al Assad parce qu’elle abrite justement des groupes rebelles. Et pour les combattre, Damas a choisi cette stratégie : les assiéger et les avoir à l’usure. Seulement voilà à travers toute la Syrie ce sont des centaines de milliers de civils qui se retrouvent pris au piège et qui subissent les pénuries. Pas de nourriture, pas de médicaments ou alors à des prix inabordables. Lorsqu’il est disponible, le kilogramme de sucre par exemple atteint les 200 dollars à Moadamia. Mais les 35 camions qui viennent d’arriver transportent près de 9000 sacs de farine, et quelques 4000 rations de nourriture.

ES :
Sami Boukhelifa.

ZK :
On en vient à la crise des migrants en Europe, avec d'abord cette mesure annoncée aujourd'hui par les autorités autrichiennes.

ES :
À partir d'après demain, vendredi, le pays accueillera 80 demandeurs d'asile par jour et pas davantage. Ce chiffre a été annoncé par la ministre autrichienne de l'Intérieur qui prévient qu'elle bloquera des migrants à ces frontières si ce chiffre est dépassé.

ZK :
Cette crise des migrants sera l'un des deux grands dossiers au centre du sommet européen qui va débuter demain à Bruxelles. Mais les 28 vont aussi tenter d'arracher un accord pour garder le Royaume-Uni dans l'Union européenne.

ES :
Angela Merkel s'est exprimée ce mercredi à ce sujet pour soutenir le Premier ministre britannique David Cameron. Selon elle, de nombreuses demandes de réforme réclamées par Londres, notamment sur l’immigration et les questions monétaires, sont « justifiées ».

ZK :
Une crise des migrants dont il a été question aussi à Moscou où le président russe Vladimir Poutine recevait ce mercredi le Premier ministre de Hongrie, Viktor Orban.

ES :
Le Premier ministre hongrois a notamment défendu sa politique sécuritaire concernant la crise des réfugiés, une position qui a la sympathie de Moscou. Correspondance de Muriel Pomponne

Selon le Premier ministre hongrois, la position sécuritaire de son pays est de plus en plus populaire en Europe. Il justifie la fermeture de sa frontière qui correspond à une frontière extérieure de l'espace Schengen, car il estime que l'entrée de centaines de milliers de personnes sans contrôle représente des risques en matière de sécurité et de terrorisme. Pour lui, l'Europe est traditionnellement chrétienne, des valeurs, une identité qu'il juge nécessaire de préserver. Des propos qui ne sont pas pour déplaire au président Poutine : « La question des réfugiés est un problème intérieur à l'union européenne dans lequel on ne cherche pas à s'impliquer. La position de la Hongrie, qui consiste à défendre l'identité, l'identité européenne, l'identité de son pays, de son peuple, nous est sympathique » Pour Vladimir Poutine, l'Europe est en partie responsable de ce qui lui arrive : « La cause du problème actuel des migrants, c'est la déstabilisation de certains états dans des régions comme l'Afrique du nord, l'Afghanistan, et ailleurs. Et pour résoudre ce problème, il faut régler une première question, qui est le rétablissement de l'État, de l'économie et du secteur social, pour que les gens puissent vivre dans leur pays ou y revenir. Nous devons créer toutes les conditions nécessaires. Et pour cela, il faut tout d'abord vaincre le terrorisme. C'est la tâche numéro un ! Une façon pour le président russe de justifier sa politique actuelle en Syrie, sans en prononcer le mot.

ZK :
La mort à 75 ans des suites d'un cancer du cinéaste polonais Andrej Zulawksi.

ES :
Il avait fait tourner Isabelle Adjani, Romy Schneider, Sophie Marceau. Cinéaste longtemps censuré en Pologne, un de ses tournages avait été interrompu par le régime communiste. Andrzej Zulawski avait dû vivre en exil... « Exil », un mot qu'il n'aimait pas. C'est ce qu'il confiait à Pascal Paradou sur RFI, en 2004, alors qu'il était enfin retourné travailler à Varsovie.

« L'exil me paraît une espèce de volonté presque de choix délibéré moi, le régime communiste m'a fichu deux fois à la porte de mon pays alors qu'ayant fait des études en occident, à Paris entre autres, je suis rentré plein de bonne volonté pour travailler là-bas ». Mais est-ce que vous sentez polonais, enfin polonais si j'ose dire ? « Je me suis toujours senti extrêmement polonais et comprenez que la Pologne est un pays qui a plus de mille ans d'histoire européenne. Par exemple, quand on me demande enfin tu es en Europe, je reponds je ne l'ai jamais quittée, c'est l'Europe qui est partie, qui a vendu les pays de l'est avec l'aide massive des États Unis et l'oncle Jo... C'est à dire notre cher compère Staline qui a été l'instrument de toute cette catastrophe. »  Donc polonais toute votre vie que ce soit à Paris, Varsovie ou éventuellement ailleurs ? « Oui mais comprenez que Polonais c'est ce que j'essaye de dire, polonais ce n'est pas exclusif comme terme, je me sens en européen, européen polonais, voilà. »

ES :
Le cinéaste polonais Andrej Zulawksi. Il est 21h10 à Paris

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