#法语新闻用语

Journal en français facile du 09/02/2016 - 20h00 - 20h10 TU

Image par défaut des émissions / éditions
RFI
Transcription

Sonia Ghezali :
Merci d’écouter RFI. Il est 21h à Paris, 20h en Temps Universel. Tout de suite, le journal en français facile.

SG :
Zéphyrin Kouadio est avec moi ce soir pour vous présenter cette édition. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio :
Bonsoir Sonia, bonsoir à tous.

SG :
Nous irons dans ce journal aux États-Unis. Dans le New Hampshire plus exactement. Les électeurs américains de cet État votent pour les primaires. Que disent les sondages de la position des candidats dans le camp républicain mais aussi dans le camp démocrate ? Réponse de notre correspondante dans quelques minutes.

ZK :
Il n'y a plus de place dans les camps de réfugiés syriens près de la frontière turque alors que des milliers de civils continuent d'affluer.

SG :
En France, l'inscription de la déchéance de la nationalité dans la Constitution est en ce moment au cœur du débat à l'Assemblée nationale. Les débats sont passionnels, nous racontera Anissa El Jabri.

ZK :
Il est 15h et une minute à Concord, la capitale du New Hampshire. C'est dans cet État du nord-est des États-Unis que tout se joue aujourd'hui pour les candidats aux primaires présidentielles.

SG :
Après les caucus de l'Iowa la semaine dernière, c'est au tour des électeurs du New Hampshire de choisir le candidat de leur parti qu'ils veulent voir se lancer dans la course à la maison Blanche. Côté démocrates tout va se jouer entre Hillary Clinton et Bernie Sanders qui a l'avantage selon les sondages. Chez les Républicains, huit candidats sont en lice. Donald Trump, part grand favori. Anne-Marie Cappomaccio

Donald Trump domine en effet largement, et depuis le premier sondage… il ne peut se permettre de perdre ce soir, surtout après sa 2eme place dans l’Iowa. Cette primaire dans le New Hampshire est une sorte de rite de passage. Donald Trump qui se présente pour la première fois à une élection doit montrer qu’il est capable de gagner, et pas seulement d’attirer des téléspectateurs et des supporters dans ses meetings. Il a d’ailleurs tiré les leçons de l’Iowa, et est allé à la rencontre des électeurs, organisant des réunions en petits comités, acceptant des questions de l’assistance, ce qu’il n’avait jamais fait auparavant. Ce qu’il faut observer aussi dans le camp républicain, ce n’est pas simplement le premier, mais les quatre candidats qui auront obtenu les meilleurs scores, car il en va de la suite de leur campagne. Certains des « républicains modérés» comme le gouverneur de l’Ohio John Kasich, ont tout misé sur le New Hampshire. Enfin nous ne devons pas oublier que les électeurs de cet état comptent entre 40 et 60% d’indécis, des électeurs qui se décident dans la journée, et qui peuvent faire basculer les résultats dans un sens ou un autre.

SG :
Anne-Marie Cappomaccio.

ZK :
Un hôpital dans le sud de la Syrie a été bombardé. Cela s'est passé vendredi dernier.

SG :
Médecins sans frontières soutenait cet établissement qui se trouve à Tafas dans la province de Deraa. L'ONG précise que trois personnes ont été tuées, au moins six autres blessées. Aucune précision sur les auteurs de l’attaque aérienne. Mais ce n'est pas la première que cela se produit. Une organisation humanitaire syrienne indique que cent-soixante-dix-sept hôpitaux ont été détruits depuis le début de la guette il y a 5 ans. Sept-cents membres du personnel de santé tués. Des ONG sur place mettent en cause les frappes russes.

ZK :
Moscou soutient l'armée syrienne avec son aviation. C'est le cas par exemple à Alep, dans le nord de la Syrie.

SG :
Chaque jour, les rebelles perdent un peu plus de terrain. L'armée de Bachar El-Assad qui est aussi aidée par des milices étrangères a resserré son étau. La ville est sur le point d'être encerclée comme l'explique Salam Kawakibi, politologue franco-syrien.

Salam Kawakibi : Cet encerclement est en voie de se réaliser. Cette offensive se fait avec l’appui aérien massif des Russes mais aussi avec l’appui terrestre des milices irakiennes, libanaises et afghanes. Il y a très peu d’implication des forces loyales syriennes sur le terrain.
Daniel Vallot : Que se passera-t-il ensuite si l’encerclement aboutit? Y-aura-t-il une bataille d’Alep ? Le régime va-t-il tenter de s’emparer de la ville ?

SK : Il va certainement tenter de s’emparer de la ville. D’abord, maintenant on est en train d’assister à l’exode massif de dizaines de milliers de personnes. Si l’encerclement total d’Alep se réalise, il y a aura un risque de départ d’à peu près 600 000 personnes vers la Turquie, du jamais vu dans l’histoire contemporaine après la deuxième guerre mondiale. »

SG :
Salam Kawakibi interrogé par Daniel Vallot.
Ce politologue vient d'évoquer l'exode, la fuite de milliers de syriens. Ils sont des dizaines de milliers à être bloqué depuis plusieurs jours à la frontière avec la Turquie. Les camps sont saturés dit MSF. Il n'y a plus de place pour accueillir les familles qui arrivent. L'ONU appelle Ankara à ouvrir ses portes.

SG :
Un procès qui fait grand bruit en Espagne. Celui de l'infante Cristina qui risque jusqu'à 8 ans de prison. La sœur du roi Philippe VI comparaît avec son mari pour fraude fiscale. Le couple est également accusé d'avoir détourné de l'argent public: près de 2,6 millions d'euros. Les explications de notre correspondant François Musseau.

Beaucoup y voient la victoire du pouvoir judiciaire et un signe palpable de son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique et institutionnel. Les trois avocats de l’infante, dont le procureur général c’est-à-dire le parquet, avaient tout fait pour que cette membre de la famille royale soit définitivement écartée de cette sale affaire. Or, non, le juge du tribunal de Palma, à Majorque, a décidé de ne pas écouter leurs griefs et a confirmé l’infante Cristina comme accusée, aux côtés d’une vingtaine de personnes dont son mari Inaki Urdangarin, un ancien champion de handball soupçonné d’avoir détourné de l’argent public vers une société familiale nommé Aizoon. Or, dit le juge, Aizoon était certes gérée par Urdangarin mais présidée par l’infante Cristina. Celle-ci est aujourd’hui en fâcheuse posture. D’autant que le roi, soucieux de l’image de la monarchie, a coupé tout lien avec sa sœur et défend haut et fort, je cite, son respect pour les décisions judiciaires.

ZK :
Trois millions de personnes, soit un quart de la population a besoin d'une aide alimentaire au Soudan du Sud.

SG :
Le pays est plongé dans une guerre civile depuis deux ans. Pour 40 000 personnes, c'est une question de vie ou de mort. Elles risquent de mourir de faim selon l'ONU qui demande un accès illimité sur le terrain pour acheminer, c’est-à-dire apporter l'aide humanitaire. Les Nations Unies disent également n'avoir reçu que 2% de l'argent destinée à l'aide humanitaire.

SG :
Entre Gafsa et Tunis, il y a 400 km. Cette distance, des chômeurs l'ont parcourue à pied. Plus de soixante Tunisiens sont partis de la région située dans le centre du pays, une région riche en mines de phosphate mais où les jeunes n'ont pas de travail. Ils ont gagné la capitale après huit jours de marche. Une mobilisation pour réclamer des emplois au gouvernement.

ZK :
En France, le débat se poursuit au cœur de l'Assemblée nationale sur la révision de la Constitution.

SG :
Après l'adoption de l'article 1er sur l'État d'urgence la nuit dernière, l'article 2 est au centre du débat. C’est l’étape la plus délicate. Le débat sur l’extension de la déchéance de la nationalité. Un débat que suit Anissa El Jabri dans l'hémicycle. Anissa, on peut dire que cet article divise à gauche comme à droite et que les débats sont passionnels.

Passionnel, c’est le mot chez les opposants on a entendu des mots très forts ces dernières heures dans l’hémicycle. L’écologiste Cécile Duflot a eu cette formule « Inscrire la déchéance dans la constitution pourrirait notre âme ». Chez les opposants à droite, on a parfois parlé de gâchis extraordinaire. Majorité comme opposition vous le savez sont divisés. Nicolas Sarkozy n’a pas convaincu tous les parlementaires LR de voter la mesure, loin de là, et ça se voit : les très nombreux amendements de suppression de la déchéance de la nationalité sont à chaque fois repoussés certes. Mais la majorité n’est pas très large. Manuel Valls fois en tout cas fait pression sur les socialistes : « On ne peut pas jouer avec la parole présidentielle ». Le serment de Versailles dit-il. On sent une certaine tension chez ses amis et ses conseillers qui scrutent l’hémicycle, et pointent de concert les récalcitrants et les hésitants. La nuit s’annonce très longue.

SG :
À l'Assemblée nationale, Anissa El Jabri

ZK :
L'Allemagne est bouleversée après la collision mortelle de deux trains.

SG :
Le choc frontal a eu lieu ce matin, en Bavière près de la ville Bad Aibling. Les deux trains régionaux se sont retrouvés face à face sur une même voie. Dix personnes sont mortes. Il y a quatre-vingt blessés et dix-huit d'entre eux sont dans un état grave. Les circonstances de cette catastrophe sont pour l'instant un mystère. Un problème technique ou une erreur humaine ? Les enquêteurs étudient les deux pistes, a indiqué le ministre allemand des Transports.

ZK :
Ambiance morose sur les places boursières du monde.

SG :
Les bourses de Paris, Francfort, Madrid, Milan, Londres ont toutes fini en baisse pour la deuxième journée consécutive. Au Japon, la bourse de Tokyo a dégringolé. Elle a chuté de 5,4%.

SG :
Ainsi s'achève votre journal en français facile. Merci à vous Zéphyrin.

ZK :
Merci Sonia. Bonne soirée à tous.

SG :
Bonne soirée à tous et restez avec nous sur RFI. Dans quelques seconde la bande passante. Alain Pilot reçoit ce soir l’auteur-compositeur français Séverin.

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias